La garde à vue de Jean-Noël Guérini va-t-elle reprendre?

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Julien Vinzent_
3 Avr 2013 22

Jean-Noël Guérini est sorti de l'hôpital où il avait été transporté en urgence alors qu'il était en garde à vue. Un malaise cardiaque, selon les médias, hier, "une très forte poussée de tension", dit ce mercredi le conseil général. Le président "a regagné son domicile ce mercredi 3 avril. Il devra observer un repos complet sous étroite surveillance médicale, afin de préparer au mieux l'intervention chirurgicale qu'il doit subir dans le courant du mois d'avril", ajoute le communiqué.

Mi-janvier, il y a d'abord eu une péritonite, qui a nécessité son hospitalisation pendant plusieurs jours. Un premier contre-temps pour l'audition prévue par le juge Duchaine suite à sa demande de levée d'immunité parlementaire acceptée en décembre par le Sénat. "Selon l'expression traditionnelle, je travaille à temps partiel même si je suis président du conseil général à plein temps ici et à mon domicile", lançait JNG fin janvier à la même époque, insistant sur sa fragilité. Quelques jours après, c'était au tour du juge d'être hospitalisé, cette fois-ci pour une méningite virale provoquant un nouveau contretemps.

Vendredi dernier pourtant, c'est un président volubile qui ouvrait la séance plénière du conseil général pour le vote du budget. Seule marque persistante de sa convalescence : la barbe naissante qu'il n'a pas quitté depuis. En ce début avril, plus aucune raison de santé ne semblait donc s'opposer à une garde à vue. Mais au bout de neuf heures, en dépit de pauses et de contrôles médicaux réguliers, le président du CG13 a dû être transporté en ambulance à La Timone. On notera qu'il a déjà subi, en janvier 2007, une opération cardiaque. Lors de sa rééducation, il s'était lié d'amitié avec… Bernard Squarcini, acteur d'un volet du dossier aujourd'hui classé.

Le compteur est arrêté

Et maintenant ? Malgré son hospitalisation et son retour chez lui, Jean-Noël Guérini n'en est pas sorti de garde à vue pour autant. "Contact pris avec son avocat, Dominique Mattei, ce dernier nous a déclaré être dans l'ignorance quant à la poursuite éventuelle de sa garde à vue", précise le conseil général. De fait, démarrée mardi matin à la gendarmerie de l'avenue de Toulon (10e), la garde à vue n'est que suspendue.

Le juge en charge de l'instruction doit "demander l'avis d'un médecin expert pour savoir s'il peut poursuivre la garde à vue, indique un avocat pénaliste, qui précise que "la pratique est de s'en tenir à ce qu'il dit". S'il estime que le président du conseil général a effectivement besoin de repos, le juge devra formuler une nouvelle convocation "lorsque son état de santé se sera amélioré".

En cas de feu vert, le compteur des 24 heures – voire 48 heures en cas d'autorisation du procureur – qui est actuellement arrêté serait relancé. Il resterait donc au juge au minimum 15 heures pour entendre Jean-Noël Guérini. Il pourrait aussi changer son fusil d'épaule et opter pour une audition dans son bureau, forcément moins éprouvante. "Une garde à vue sert à ce que la personne puisse ne pas avoir accès au dossier et voir d'autres personnes sur le moment. Il peut considérer que cet effet de surprise n'a plus d'intérêt", commente notre avocat. Mais cette audition au tribunal serait moins adaptée aux éventuelles confrontations avec d'autres acteurs du dossier, notamment son frère Alexandre que le juge a encore sous la main à la caserne Beauvau.

Actualisation : la garde à vue de Jean-Noël Guérini a été levée, a indiqué le parquet mercredi après-midi à l'AFP.

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