Katia Yakoubi, la battante et les patates chaudes
Militante politique, Katia Yakoubi est aussi travailleuse sociale dans une association chargée d'accompagner les bénéficiaires du RSA vers l'insertion. Dans un ouvrage qu'elle vient de faire paraître, elle s'intéresse à toutes ces "patates chaudes" qui n'entrent dans aucune case. Un peu comme elle.
Katia Yacoubi, dans son bureau, devant l'armoire où sont rangés les dossiers des bénéficiaires du RSA qu'elle suit. Photo : B.G.
"Vous allez m'enregistrer ?" La question pourrait être vexante, suggérant une piètre capacité à la prise de notes. C'était un conseil. Une fois la porte de son bureau fermée, Katia Yakoubi croise les mains sur son bureau et plante son regard noisette dans le vôtre. Elle écoute avec attention, opine, souligne, puis les mots démarrent en flot, précis et nombreux. Du vous, elle passe au tu et sans jamais perdre le fil, elle se lève pour aller chercher un document qui appuie ses dires.
Son sujet la passionne, il est au croisement de toutes ses vies : son travail de conseillère en économie sociale et familiale auprès des bénéficiaires du RSA - "moi, je dis assistante sociale" -, son engagement politique depuis 2017 au sein de la France insoumise, son implication militante dans des collectifs, et sa propre histoire, tendue entre sa Kabylie natale et la Cabucelle.
Les patates chaudes donnent un titre à l'ouvrage qu'elle vient de faire paraître aux éditions Verone. Cette expression imparfaite l'a d'abord mise en colère, avant qu'elle la fasse sienne. "C'était il y a sept ou huit ans dans une réunion, raconte-t-elle. Tous les partenaires du dispositif y étaient. Nous discutions d'une personne dont la situation était difficile et que nous avions du mal à accompagner. À la fin, la décision a été de la réorienter vers un autre dispositif. Et là, une collègue a explosé : « alors encore une patate chaude dont on va se débarrasser ». Au début, j'étais choquée par le terme stigmatisant. Mais c'est le bon mot. La patate est brûlante, mais notre travail est de la prendre".
138 dossiers pour une travailleuse sociale
L'appellation correspond à une part du public qu'elle reçoit tous les jours à ce bureau. Sur les 138 dossiers, rangés dans des chemises . . .
Un beau portrait. Une belle personne comme on dit
Merci Marsactu de l’avoir réalisé
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Exemplaire!
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Merci pour ce beau portrait, quelle personnalité, quelle énergie au service des autres! Peut être la reference du livre manque t elle, l’éditeur notamment.
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Comment vous joindre Katia Yacoubi?
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Pas mieux.
Bravo.
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Merci pour ce beau portrait. Quel parcours !
Ça me donne envie de lire le livre.
Et pourquoi pas une chronique régulière de Katia Yakoubi dans Marsactu ? Pour faire connaître cette réalité peu visible ainsi que le travail complexe des travailleurs sociaux dans une société où on privilégie chaque jour un peu plus l’économie au détriment de l’humain.
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