Élue présidente de la RTM, Samia Ghali veut un audit avant d’attaquer les dossiers chauds

Actualité
le 28 Avr 2026
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Samia Ghali (divers gauche), adjointe au maire de Marseille, a été élue présidente de la Régie des transports métropolitains (RTM). Elle veut un audit sur les finances et l'état du réseau avant de se prononcer sur les nombreux dossiers qui l'attendent pour ce mandat. Comme la réouverture du métro en soirée ou le projet de tramway des Catalans.

Samia Ghali, la présidente, et Hervé Beccaria, le directeur général de la RTM. (Photo : ML)
Samia Ghali, la présidente, et Hervé Beccaria, le directeur général de la RTM. (Photo : ML)

Samia Ghali, la présidente, et Hervé Beccaria, le directeur général de la RTM. (Photo : ML)

C’est donc Samia Ghali qui prend la tête de la RTM. Mais il faudra encore attendre pour voir du changement dans les transports en commun. C’est sans surprise que, ce lundi 27 avril, la troisième adjointe du maire de Marseille (divers gauche) a été élue présidente de la Régie des transports métropolitains (RTM) par le nouveau conseil d’administration. À l’unanimité et sans candidature face à elle. Cette place avait été négociée dans le cadre de l’installation du nouvel exécutif à la métropole Aix-Marseille-Provence auquel la majorité municipale d’union de la gauche du Printemps marseillais prend part. Samia Ghali prend donc la suite de Catherine Pila (Les Républicains) dans un contexte complexe. Car les enjeux sont nombreux, avec plusieurs ...
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Commentaires

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  1. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Des “manques en matière de communication” à la RTM ? Allons donc, elle sait parfaitement communiquer chaque année au sujet des résultats triomphalistes de son enquête bidon sur la satisfaction des usagers.

    Elle saura communiquer sur les perturbations prévisibles et sur les anomalies d’exploitation le jour où elle s’apercevra qu’elle transporte des voyageurs, et non du bétail. La RATP a appris à le faire à la fin du XXe siècle : la RTM n’a au fond que 30 ou 40 ans de retard.

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    • Patafanari Patafanari

      Ils vont nous sortir la mascotte de la RTM: «  Punchy » le gentil koala qui boit du pastaga.

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  2. Karine Karine

    Elle a le même discours que la droite, parle déjà d’augmenter le prix du ticket qui est déjà assez cher, botte en touche sur d’autres questions, revient sur ses promesses du metro jusqu’à l’hôpital nord, j’ai cette impression qu’ils lui ont filé la présidence pour la noyer un peu comme preziosi qui a mis les 10 doigts dans le mini pot de confiture. Élue car aucun candidat face à elle 😂, rien de glorifiant donc!

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  3. Lecteur Electeur Lecteur Electeur

    Une ou un vice-président Front National aux Transports tiendrait exactement les mêmes propos que Mme Ghali. Son propos n’est pas un propos de développement du service public et c’est ‘est toujours le tout voiture qui est encouragé. Ghali démission !

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  4. MarsKaa MarsKaa

    Ok déjà Pila est écartée, on va pouvoir avancer.
    Mais les obstacles étant nombreux, Ghali doit faire preuve d’une volonté sans faille pour que les usagers s’y retrouvent en matière de bus et de métro (que l’actuel déjà fonctionne !).
    Attendons voir….

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  5. BRASILIA8 BRASILIA8

    En gros les promesses du programme pour les élections n’étaient que des promesses. Pour ce qui concernent les solutions ce seront toujours les mêmes il n’y a aucune différence entre Mme Vassal divers droite , Mr Isnard droite, Mr Payan divers gauche

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  6. Bertrand LAVILLE Bertrand LAVILLE

    Etonnant que Marsactu ne s’étonne pas que le Maire puisse choisir un-e président-e d’une société publique de plusieurs milliers de salariés et de plusieurs centaines de millions de CA, sans appel a candidature, sans jury composé de personnel qualifié, sans diplôme autre qu’un CAP de comptabilité, sans expérience professionelle autre qu’employé-e dans un service de comptabilité, et donc sans aucune garantie de compétence, le tout financé par les impôts du citoyen. Un peu plus de perspicacité, Marsactu !

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    • Benoît Gilles Benoît Gilles

      Bonjour, merci de votre commentaire perspicace, mais le poste auquel Samia Ghali a été élue est celui de présidente du conseil d’administration. Avant elle, Catherine Pila, Karim Zeribi, Maxime Tommasini, Robert Assante l’ont occupé. À chaque fois, cette élection était le résultat d’une majorité politique au sein de l’autorité organisatrice des transports, la métropole, la communauté urbaine ou la Ville de Marseille. Il s’agit donc d’un mandat politique pour lequel, en démocratie, il n’y a pas de jury, ni d’exigence de diplômes. Avant Samia Ghali, les présidents et présidente étaient cheminot, fonctionnaire territorial, représentant médical ou directrice d’école et cela ne choquait personne.

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    • julijo julijo

      oui, c’est bien le cas, un poste “politique” éminemment !!

      non moi, ce qui vraiment m’étonne et m’exaspère le plus, c’est hop hop hop, coucou, je suis la nouvelle, …on fait un audit !!!!

      ils sont donc tous incompétents à la rtm parmi les multiples cadres de direction ??
      parce que les chiffres, les résultats, les pertes, les choix…etc ils sont tous capables de les sortir, non ??? si ce n’est pas le cas, c’est largement inquiétant non ?
      a-t-on vraiment besoin d’un “audit ” de plus ?
      (en plus quand on connait les prix de ces rapports !)

      si ghali, qui ne prend certainement plus les TC depuis longtemps, a besoin de news, et d’avis sur la rtm….il y a toujours les usagers qui peuvent en parler.

      bref, c’est gonflant de se dire qu’elle va attendre encore un audit de plus pour prendre des décisions qui concernent des milliers de gens tous les jours….
      alors oui, patientons……pas le choix de toutes façons, on est captifs.

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    • Marseillaisindigné Marseillaisindigné

      Vous avez tout à fait raison, il faut absolument que le conseil d’administration de la RTM soit présidé par un énarque sorti dans les premiers et ayant choisi soit la Cour des Comptes comme François Hollande soit l’inspection des finances comme Emmanuel Macron ou encore le conseil d’État comme Édouard Philippe. Si c’était le cas la bonne gouvernance de la régie serait garantie.

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    • AB AB

      Le commentaire aurait pu être intéressant mais le mépris de classe (et potentiellement le racisme) qui transpire de votre message est ignoble et gâche le propos

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    • julijo julijo

      marseillais indigné, c’est de l’humour !!
      je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre….

      parce que la brochette que vous citez allègrement, a largement fait la preuve au gouvernement que sortir d’une grande école, apprenait à dépenser l’argent public n’importe comment, mais ne garantissait pas un intérêt pour le “peuple” ni un certain bon sens républicain.

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  7. smari smari

    Pour avoir siégé quelques années au conseil d’administration à la RTM, je tiens à préciser que le président ou la présidente de la RTM n’est en fait que le président du conseil d’administration de la RTM (préside les séances et énonce les rapports soumis au vote des administrateurs)

    Le véritable pouvoir est aux mains du directeur qui est juridiquement responsable des recrutements, de l’organisation des services et des marchés publics. La métropole est le donneur d’ordres et le bras financier de la RTM par le bais d’un contrat d’objectifs de 8 ans (voir article https://marsactu.fr/transports-la-metropole-impose-a-la-rtm-de-faire-mieux-avec-moins/ )
    La RTM a les pieds et mains liés à ce contrat voté en décembre 2025 .
    Ce contrat peut néanmoins être amendé par le conseil métropolitain

    Pour que Samia Ghali puisse avoir les coudées franches à la RTM, il faut plusieurs conditions :

    – avoir la majorité au conseil d’administration (ça s’est fait)
    – être en parfaite symbiose avec le Directeur de la RTM (ça je ne n’en sais rien) qui lui a les pleins pouvoirs sur la base du Contrat d’Objectifs
    – faire évoluer le Contrat d’Objectifs en faisant voter des avenants en session plénière de la métropole (c’est une discussion politique car chaque avenant devra se chiffrer en millions d’euros pour améliorer le service public : créations de nouvelles lignes, extension des horaires de certaines lignes…)

    Stéphane MARI

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    • Pascal L Pascal L

      Merci M. Mari de ces précisions.

      M. Laville : il en est de même pour les postes ministériels : peu de ministres des armées sont d’anciens militaires et peu de ministres de l’éducation sont des anciens enseignants.En 1986, certains ont fait le même reproche à M. René Monory, ancien garagiste devenu ministre de l’éducation et qui ‘a pas fait pire que bien d’autres.
      La république des experts est un souhait de certains citoyens mais l’histoire a montré que ce n’est pas forcément la bonne solution pour un tas de raisons qu’il serait impossible de traiter ici mais en gros : un citoyen de base n’est pas plus bête qu’un autre.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Merci pour cet éclairage S.Mari.

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  8. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Si le ou la président•e de la RTM est toujours une personnalité politique, il n’est pas interdit aux usagers de s’organiser pour dialoguer avec la métropole et la RTM. L’une et l’autre ont probablement trop peu l’habitude de voir celles et ceux qui utilisent au quotidien les transports publics. C’est le rôle que s’est donné le Comité des usagers des transports marseillais.

    Il faut espérer que ce Comité survivra à l’élection de Nicolas Hue, devenu adjoint au maire, et qu’il sera reconnu comme interlocuteur.

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  9. Bertrand LAVILLE Bertrand LAVILLE

    Benoit Gilles: “Il s’agit donc d’un mandat politique pour lequel, en démocratie, il n’y a pas de jury, ni d’exigence de diplômes. Avant Samia Ghali, les présidents et présidente étaient cheminot, fonctionnaire territorial, représentant médical ou directrice d’école et cela ne choquait personne.” C’est bien cela qui est anormal, que nomination politique et manque de compétence professionnelle ne choque personne. Et étonnant que ça n’étonne pas Marsactu.

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Mais c’est ainsi dans toutes les régies et tous les syndicats mixtes partout en France : le conseil d’administration et son président y représentent l’autorité politique, et non la compétence technique.

      Du reste, c’est similaire dans les sociétés à conseil d’administration, où celui-ci représente les actionnaires : les administrateurs ne sont pas tous des ingénieurs.

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