Face au risque de fermeture des chaînes locales, BFM Marseille-Provence poursuit la grève
Suspension de la diffusion. Depuis ce mercredi 24 juin, 17 heures, aucun JT du soir ni du matin sur BFM Marseille-Provence. Ni sur la plupart des huit autres antennes locales du groupe. Cette grève, suivie par 80 journalistes sur 125, fait suite à des annonces du groupe CMA Média, propriété du milliardaire Rodolphe Saadé, qui détient BFMTV, RMC, La Provence, La Tribune et Brut. En comité social et économique (CSE) exceptionnel, ce mercredi, il a été annoncé aux élus un plan visant à générer 20 millions d’euros d’économies dans l’ensemble du groupe, soit 5 % de ses coûts.
“Ils nous ont dit que les antennes locales étaient un projet de l’ancien actionnaire [Patrick Drahi, ndlr], et que le nouveau [Rodolphe Saadé, ndlr] n’y croyait pas”, explique à Marsactu Thomas Bernabe, élu au CSE et délégué syndical du SNJ-CGT à BFM Marseille-Provence. Pour le moment, “aucun projet de reprise ne nous a été présenté”, ajoute le délégué syndical, qui craint une fermeture. Un plan de départs volontaires a été proposé aux salariés, qui ont pour certains “explosé en larmes”. Ils n’ont pour le moment aucun calendrier et ont décidé d’une reconduction de la grève jusqu’à dimanche soir, minuit. “On devrait l’arrêter à ce moment-là, par contre, on pourra se remobiliser plus tard”, prévient Thomas Bernabe.
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Faire grève pour protester contre un projet de fermeture fait plaisir au patron qui économise ainsi des salaires à verser. Quant à un éventuel repreneur, à part Jack kachkar, qui voudrait acquérir ces médias en voie de disparition…
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