Le patron des cinémas César et les Variétés obtient le redressement judiciaire

Actualité
Lisa Castelly
5 Oct 2016 3

Le tribunal de commerce de Paris donne une dernière chance à Galeshka Moravioff, propriétaire des cinémas les Variétés et César. Son entreprise va finalement être placée en redressement judiciaire. Alors que la menace d’une liquidation semblait réelle au vu de l’endettement supposé de sa structure Bastille Saint-Antoine, les juges ont été convaincus par l’arrivée annoncée d’un nouvel investisseur. Il s’agirait, selon La Provence, de Jean Mizrahi, homme à la tête de l’entreprise spécialisée dans l’équipement numérique Ymagis, leader européen de l’équipement numérique des salles de cinéma.

Cette mesure de redressement judiciaire s’accompagne d’une période d’observation de 6 mois et de la nomination d’un administrateur judiciaire. “Cette décision prouve bien que la situation n’est pas aussi dramatique qu’on a pu le lire, estime Me Olivier Descosse, l’avocat de Galeshka Moravioff, contacté par Marsactu. Maintenant, les créances vont pouvoir être évaluées plus précisément. Mais le plus important c’est que désormais, tous les espoirs sont permis”.

“Les postes devraient être maintenus, mais à ce jour nous n’avons encore aucune garantie, nous attendons que le protocole exact parvienne à notre avocat, commente l’un des treize salariés marseillais. En tout cas, les salaires de juillet et août devraient nous être payés sous quinzaine, ce qui est une bonne nouvelle.” Une soirée de soutien aux salariés, prévue depuis plusieurs semaines doit avoir lieu ce mercredi soir avec la projection du film “Il est nôtres” de Jean-Christophe Meurisse, aux Variétés à 20h30.

La nouvelle du redressement judiciaire pourrait y être accueillie de façon mitigée, alors qu’un principe du“tout sauf Moravioff” semblait émerger parmi les soutiens, qui réfléchissaient à un projet de reprise alternatif. “Rien ne nous dit que M. Moravioff sera toujours aussi présent à l’avenir, relativise le même salarié. L’investisseur n’a pas besoin de lui dans l’absolu, tout dépend de l’accord qu’ils ont conclu et dont, pour le moment, nous ignorons tout.”

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