Une troisième recours contre le partenariat public-privé des écoles marseillaises

Renfort
Bref
le 27 Avr 2018
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Fin mars, ils expliquaient à Marsactu avoir choisi la méthode « douce » face au méga-contrat de reconstruction des écoles lancé par la mairie de Marseille. Ce vendredi, la Marseillaise annonce qu’un collectif de cinq organisations, dont le syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône*, a déposé un recours contre la décision du conseil municipal. Cette procédure rejoint ainsi celle lancée par trois contribuables marseillais et celle du conseil régional de l’ordre des architectes.

« En ce qui nous concerne, nous avions formulé une demande d’abandon au maire, en expliquant que tout le monde pouvait se tromper et que nous ne lui en voulions pas.
On a attendu sa réponse, qui a été tacitement rejetée, donc nous avons déposé le 13 avril une requête au tribunal administratif de Marseille », justifie le président du syndicat des architectes Patrick Verbauwen.

La parution dans les jours suivants de l’appel d’offres pour ce contrat le confirme dans sa démarche : cela « veut dire « circulez, il n’y a rien à voir ». Un dialogue compétitif va se restreindre autour de 3 ou 4 candidats, d’ici au 15 juin. » Le syndicat fait partie des professions mobilisées contre ce partenariat public-privé car il devrait déboucher sur le recours à un architecte commun pour de nombreuses écoles.

* Les autres organisations sont la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), le Syndicat national des entreprises du second œuvre (SNSO), et les Conseils national et régional de l’ordre des architectes (Croa).

Source : La Marseillaise
Julien Vinzent_
Journaliste.

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Commentaires

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  1. Brallaisse Brallaisse

    Notre vieil autocrate persiste et signe .
    Il veut simplement et vraisemblablement avant de partir ou de se faire virer , faire ses derniers cadeaux aux copains pour ses adieux.
    Comble du cynisme cela concerne l’éducation des enfants ,la marchandisation est donc poussée à don comble .
    Ne pouvant privatiser l’éducation à son grand regret , il en privatise donc les locaux.
    Le proverbe chinois est encore une fois vérifié, le poisson pourrit toujours par la tête!

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  2. Dark Vador Dark Vador

    Notre belle et efficace municipalité n’aura donc pas eu un seul regard pour les nombreuses études qui tendent à prouver la nocivité, l’absurdité économique et le non-sens des PPP (partenariat public-privé).
    Fort avantageusement mis au goût du jour par N. Sarkozy (qui lui aussi avait de nombreux amis à servir), il a fallu se rendre à l’évidence, indolore sur le moment, le surcoût est impressionnant et dévastateur dans le temps.
    Sur le départ, notre édile « s’en cague » comme il a joliment indiqué à des intimes…

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  3. michele42 michele42

    quelle bêtise ces PPP , on pourrait avoir des projets multiple et différents suivant les quartiers, les vues, l’environnement, la compétitivité entre architectes , les habitants qui auraient leur mot à dire .

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  4. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Oui, il s’en cague : il aura passé sa vie politique à enfumer l’électorat avec des tours de passe-passe dans un seul but, se faire réélire.

    Et parmi les tours de passe-passe les plus usés, les gros chiffres cumulés sur 20 ans pour masquer un bilan maigrichon. Quand on annonce avoir dépensé quelques centaines de millions d’euros d’investissement et réhabilité ou (re)construit une quarantaine d’écoles, ça fait impression… jusqu’à l’instant où l’on divise les chiffres par 20… : la fumée se dissipe et il ne reste alors plus grand chose.

    Il était prévisible, après avoir fait moins que le minimum pendant deux décennies, que la facture à la fin serait lourde. Il est facile, désormais, de la refiler aux générations futures (qui devront aussi réparer les dégâts d’une politique d’urbanisation sans règles, d’une politique de mobilité centrée sur la bagnole, d’une gestion du personnel municipal sous-traitée à une coterie « syndicale », etc.). Les parents d’élèves et leurs enfants pourront remercier le Gaudinosaure d’avoir appliqué aux écoles sa maxime préférée : « m’en fouti ! »

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  5. LaPlaine _ LaPlaine _

    Cet individu cynique et paresseux ne procure plus qu’une seule sensation : la nausée.

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  6. lilicub lilicub

    La Marseillaise, La Provence, Marsactu, … etc.. et quelques acteurs de la construction, architectes locaux et entrepreneurs, poussent des cris d’orfraie devant ce type d’attribution de marchés publics… que n’ont-ils fait quand un système mafieux s’est implanté dans les diverses collectivités locales et surtout celle du département 13, système mafieux qui régentait tous les marchés publics et notamment ceux de maitrises d’oeuvre.. Ceux-là même qui crient aux loups ne craignent-ils pas de perdre leur rente de situation aux profit d’autres

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Vos insinuations récurrentes auraient sans doute plus de force si vous nommiez clairement les choses. Je ne sache pas que Marsactu ait fermé les yeux à l’époque où Guérini et son clan faisaient la pluie et le beau temps au Département. Parler d’une « rente de situation » dans le cas d’un journal qui a déposé le bilan et reste, encore aujourd’hui, très fragile, comment dire ?..

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  7. lilicub lilicub

    Que je ne sache, le système mafieux s’est implanté lentement et sournoisement au sein de cette collectivité locale… dès 1997…et ses expressions ont perduré plus de 15 ans… Silence radio et articles absents durant tout ce temps au cours duquel, pourtant, des magistrats du siège travaillaient d’arrache-pied. La question fatale: il y a un journalisme qui est à la traine des investigations judicaires et un journalisme d’investigation qui sort les affaires de corruption notamment avant que des juges s’en saisissent.

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