Suicide aux Baumettes : un rapport écarte la responsabilité du centre pénitentiaire

Enquête
Bref
le 3 Mar 2021
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(Photo LC)

(Photo LC)

Stupéfait” et “déçu”. Voilà comment se décrit Jean Viviani, dont le fils Luc Viviani s’est suicidé aux Baumettes en août 2020, après le rapport de l’inspection générale de la justice et des affaires sociales qui écarte la responsabilité de l’administration pénitentiaire dans ce décès.

Le document note que “l’analyse des prises en charge” de Luc Viviani ne révèle pas “de manquement” mais “appelle cependant des améliorations”, relate La Provence.

Luc Viviani, professeur de mathématiques à Aubagne âgé de 52 ans et atteint de troubles psychiques, a été interpellé après avoir crevé à plusieurs reprises de pneus de voiture. Après une récidive alors qu’il est sous contrôle judiciaire, il est placé en détention le 1er juillet 2020. L’audience prévue le 28 juillet a été reportée d’un mois car l’expert psychiatrique n’avait pas remis son rapport, ce qui par conséquent a prolongé la détention de Luc Viviani.

Ce report a conduit à “une dégradation de l’état psychologique” de Luc Viviani assure le collectif “Vérité et Justice”, une association créée pour déterminer les circonstances de ce drame. Les inspecteurs écrivent qu’en apprenant ce retour en prison, le prévenu “se blesse violemment et volontairement en frappant sa tête contre la vitre du box de la salle d’audience”, rapporte Le Monde.

“Il a été vu par la psychiatre de la prison, qui a alors levé la surveillance horaire… Cela signifie que, dans la nuit du 1er au 2 août, mon fils a été considéré comme un détenu normal, et non plus comme malade. Il n’y avait plus de précautions particulières”, signale Jean Viviani. La plainte de ce dernier pour non-assistance à personne en danger et homicide involontaire a débouché sur l’ouverture d’une information judiciaire précise La Marseillaise.

Source : La Provence
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Commentaires

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  1. BRASILIA8 BRASILIA8

    enquête interne donc juge et partie

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  2. TINO TINO

    selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir…dixit LaFontaine au XVIIéme siècle. Et toujours actuel.

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  3. Renardsauvage Renardsauvage

    Ce rapport dégage la responsabilité de l’établissement pénitentiaire qui s’est appuyé sur l’avis médical. Une faute a bien été commise à moins qu’il ne s’agisse d’incompétence. Tiens ça me rappelle autre chose.

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  4. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    Ce rapport de l’inspection générale de la justice et des affaires sociales c ‘est un peu comme le rapport de l’ IGPN sur la mort de Zineb Redouane

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