Retour sur la mort si silencieuse de Zineb Redouane

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Bref
le 11 Mar 2019
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Quelques jours après un hommage public rendu à Zineb Redouane par ses filles, Mediapart remonte le fil de cette mort si silencieuse, en marge d’une manifestation mêlant gilets jaunes et militants du droit à la ville dénonçant l’habitat indigne. Milfet Redouane, sa fille, ses amies, racontent le destin de cette mère et grand-mère, décédée sur une table d’opération, quelques heures après avoir été blessée au visage par un élément d’une grenade lacrymogène tirée par les forces de l’ordre (lire notre article). Elle s’étonne aussi du silence, médiatique et politique, qui entoure ce décès.

Interrogé à ce propos par La Provence dans un entretien paru ce samedi dans le cadre d’un déplacement à Marseille, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner s’est réfugié derrière l’information judiciaire : « Il y a une enquête en cours, elle est décédée d’un choc opératoire mais c’est lié aussi à cette manifestation. Je pense que chaque blessé, qu’il soit un gilet jaune ou un képi bleu, est un blessé de trop« . Quelques heures plus tôt, le ministre est passé à quelques mètres à peine du domicile de Zineb Redouane, rue des Feuillants, en rejoignant le commissariat de Noailles. L’unique détour de sa visite aura été pour rencontrer Jacques-Henri Eyraud, président de l’OM, opportunément présent au sein de la boutique du club. Le lieu avait été visé par des manifestants en marge de la manifestation du 8 décembre. Une semaine après le soir où Zineb Redouane avait été frappée par un tir de lacrymo.

Source : Mediapart

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