40 écoles marseillaises s’élèvent contre “l’expérimentation Macron”

Boycott
Bref
le 22 Sep 2021
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Elles sont quarante écoles marseillaises à s’y opposer. Le projet “d’école du futur” à Marseille, annoncé par le président de la République, n’est pas vu d’un bon œil par tout le monde, comme Marsactu l’expliquait il y a quelques jours. “Nous considérons qu’elle organise de fait la casse de l’École publique républicaine”, écrivent les signataires de “l’appel à boycotter l’expérimentation de Macron/Blanquer”. Pour eux, l’idée de permettre aux directrices et directeurs de choisir leur équipe est autant inconcevable que la logique de contractualisation des moyens. Parmi les signataires, on retrouve notamment l’équipe pédagogique de l’école Bouge, où Emmanuel Macron s’est rendu pour la rentrée des classes lors de sa visite à Marseille.

“Le chantage « moyens supplémentaires » contre « déréglementation de l’École et casse du statut » nous parait odieux !”, écrivent-ils. Puisque vous identifiez les enjeux de la liberté pédagogique, de la nécessité de moyens supplémentaires pour accueillir les élèves allophones ou celle de l’aide à la direction d’école, choses que nous réclamons depuis si longtemps, donnez-nous ces moyens nous sommes preneurs”.

 

Commentaires

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  1. Brallaisse Brallaisse

    La casse de l’école publique est effective depuis pas mal de temps,et franchement et honnêtement cela me désole, car l’école républicaine publique m’a permis de réussir professionnellement par la qualité de l’enseignement de l’époque.Que nous disent ces enseignants,la crainte de la casse du statut,tout est dit.Le statut !
    Quand un enfant en sortant de l’école primaire ne sait ni lire et écrire,ce n’est pas la faute de quelqu’un d’autre que celle du professeur.Eh oui !.
    J’ai eu d’excellents maîtres qui eux parlaient des enfants et beaucoup moins de leurs statuts comme les professeurs des écoles actuels.
    Un bon maître était reconnu, aujourd’hui je ne sais pas . Tous ne sont pas mauvais bien sûr,mais les chiffres et les non résultats malheureusement sont là.
    Mais je viens de dire un gros mot et je m’en excuse avec le mot résultats.

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    • leb leb

      Ben non, la défense d’un statut, c’est justement la défense de conditions de travail et de formation décentes pour un métier dont la difficulté n’est plus à démontrer. Les anciens maîtres auxquels vous faites allusion n’étaient pas forcément plus compétent s que les actuels, seulement, le rôle de l’école était autrement considéré dans la société. Attendre des instituteurs et institutrice s des résultats comme si ils étaient les seuls responsables des destinée s des élèves balaie en un seul mouvement des décennies de recherche sociale qui démontrent que l’école est l’affaire de tous, pas uniquement des enseignants.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Vous devriez aller voir travailler ces instituteurs et -trices signataires, dans leurs ecoles, dans leur classe, avec leurs élèves. Les écouter parler de leur métier.
      Vous êtes sur des jugements erronés car vous meconnaissez la réalité actuelle.

      C’est grâce à leur investissement et leur travail qu’une grande partie des élèves du public apprennent à lire, à écrire, à compter, à observer, à questionner, à réfléchir.

      Ils font ce qu’ils peuvent dans les conditions qui sont les leurs.
      Et ces conditions, comme à l’hôpital, sont deplorables et décourageantes. Pourtant ce sont eux qui tiennent le service public. Ils reussissent malgré les obstacles à apprendre à lire à la majorité des élèves. La reussite, dans ces conditions, est à mettre à leur crédit.

      Nier les difficultés réelles, nier le manque criant de moyens (relevé aujourd’hui par tous les acteurs) pour dire que l’échec scolaire c’est de leur faute…c’est quand même gros.

      Et le chantage du gouvernement pour obtenir les moyens de travailler correctement est juste odieux.

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  2. juH juH

    pffff…
    Apparemment, l’école publique n’a pas permis à certains, enfermés dans leur nostalgie et leur propre expérience, de voir un peu plus loin que le bout de leur nez…
    Si les enseignants du c’était mieux avant ne parlait pas de statut, c’est qu’il était moins attaqué. En fait le statut protège les enfants, c’est ce qui garantie la qualité de recrutement des enseignants, et cela, quel que soit le territoire. Que vous soyez dans des quartiers bourges ou au fin fond d’une cité, des enseignants recrutés à Bac+5 viendront vous apprendre à devenir libres, en tout cas ils essaieront.
    C’est la casse du statut et du cadre national qui finiront d’achever l’éducation nationale, déjà mal en point par manque de moyens à tous les postes.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Moins attaqués sûrement car plus respectés, le respect ne s’achète pas, cela se mérite.Quand vous lisez des “planches” de Bac + 5 avec une faute tous les dix mots,comme cela m’arrive très régulièrement,vous pouvez-vous demander ce qu’ils vont enseigner.Le statut protège surtout les gnangnans et pas forcément les enfants.Cet argument est faux,car le privé démontre exactement le contraire à mon grand désespoir.
      Après, apprenons aux enfants à lire , écrire et compter avant, et la liberté suivra tout naturellement.Le manque de moyens n’est pas uniquement la source de tous les mots sur cette terre,nous avons des contre exemples à la pelle.

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    • juH juH

      ahah, parceque le privé fonctionne mieux ?
      Ils sélectionnent leurs élèves, ne sont pas soumis à la carte scolaire avec des profs qui ont les mêmes diplômes que les gros nazes à BAC+5 que vous décrivez. Et quand votre gamin ne marche pas comme il faudrait à l’école, il est prié d’aller voir ailleurs… Dans ces conditions, facile d’avoir des taux de réussite au bac de 110 % (est-ce un indicateur pertinent d’ailleurs ?).

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  3. Brallaisse Brallaisse

    Sauf qu’avant la sélection dans le public existait, et que cette sélection a produit de très bons médecins,ingénieurs, universitaires,juristes, dirigeants et cadres qui ne sont pas des filles ou des fils de familles et qui ont issus de quartiers populaires et dont la scolarité s’est effectuée avant les prépas et les concours dans un lycée populaire près de la gare St Charles,et que j’ai fréquenté.Le critère était la valeur, basée sur un enseignement de qualité,il n’y a pas de secret.
    Oui quand vous êtes ingénieur ou Bac plus 5 vous n’avez pas le droit d’enseigner quand vous avez un français approximatif et bourré de fautes.Un CV ou une lettre de présentation plein de fautes passe à la poubelle.Les gamins en général sont beaucoup plus éveillés aujourd’hui par rapport au vieux barbon que je suis,mais quand je vois cette cohorte d’enseignements s’accrochant au statut et à chaque fois nous disent nous ne sommes pas formés,par exemple sur les logiciels ou tableurs,c’est dingue.
    Entendu par un enseignement du public en 5e, je suis lä pour faire mon cours,il se pense sûrement au Collège de France, Pitoyables.
    Mais cela est vrai , j’ai employé le mot tabou sélection, qui est le seul moyen pour permettre aux jeunes de progresser,le seul critère étant le travail et l’intelligence.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Ok admettons que ce soit le problème,
      la sélection.
      Mais, socialement, vous faites quoi des “non sélectionnés” aujourdhui ? Ceux qui ne rentreraient pas au collège, à 12 ou 13 ans vous en faites quoi ? Avant il y avait l’agriculture, et l’industrie qui avaient besoin de bras, dès 14-15 ans on était employable.
      Il y avait du boulot.
      (Et des vies gâchées trop tôt, n’oublions pas).
      Mais aujourd’hui, que propose la société française à ceux qui ne peuvent pas suivre des études ?
      (Et à ceux qui font des etudes, aussi…).

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    • juH juH

      Je pense qu’il souhaite en faire des chauffeurs et livreurs uber.
      Il faut bien conduire et livrer ceux qui ont été sélectionnés.

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    • juH juH

      Hé bien, vous voyez, moi aussi je suis passé par le lycée Victor Hugo (bien après vous j’imagine quand on voit vos positions) et j’en retire une toute autre expérience. L’enseignement y était de qualité comme il est de qualité dans tous les quartiers de Marseille. A l’époque, dans les années 90, les enseignants devaient déjà faire ce qu’ils pouvaient avec le peu de moyens qu’on leur donnait. Depuis, on a eu des ministres réacs qui devaient rétablir l’ordre, l’uniforme, la règle sur les doigts, l’orthographe et le calcul mental, astuce classique pour ne pas parler des problèmes de fond mais qui excite les retraités (certains heureusement), les moyens ne sont toujours pas là et les enseignants doivent encore plus tenir à bout de bras une EN à bout de souffle.
      Et je ne sais pas quelles sont vos expériences personnelles avec des enseignants qui ne sauraient pas écrire sa

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    • juH juH

      ns fautes mais il aurait fallu comparer avec les enseignants de l’époque merveilleuse que vous nous décrivez où tout allait bien, ou personne ne faisait de faute et excellait en calcul mental… On aurait peut-être eu des surprise…

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Et votre Bac à 100 % il offre quoi ?
    Chauffeur et livreur chez Uber,non?

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    • leb leb

      Braillaise dans votre éloge de l’école d’antan et de cette fameuse sélection, vous oubliez que l’école républicaine est jusqu’au début des années 80 profondément et volontairement inégalitaire, orientant presque naturellement les enfants d’ouvriers dans des établissements d’enseignement professionnel et réservant le baccalauréat général et les études à une élite .C’était un modèle hérité de l’après-guerre pour lequel l’urgence était la reconstruction du pays en formant une classe ouvrière qualifiée. La politique du bac pour le plus grand nombre à certes ses faiblesses et effets pervers, mais elle a eu le mérite de faire davantage le jeu de la méritocratie. Le bac+5 ne garantie peut-être pas un emploi, mais il laisse aux diplômés une capacité à faire des choix qui n’étaient pas possibles auparavant.

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Et encore un cliché, les lycées d’enfants d’ouvriers ont produits de magnifiques éléments à Marseille qui sont sortis de A,B,C,D dans les années 70/80, je peux en témoigner.
    Alors ce misérabilisme est fatiguant,Il y a aujourd’hui de ma génération beaucoup de fils ou de filles d’ouvriers qui sont ingénieurs ,cadres dirigeants ou haut fonctionnaires ,nous en avions envie et la volonté,et quand vous êtes devant une feuille d’examen à l’internat,il n’y a écrit fils ou fille d’ouvrier.
    Et puis votre section S me fait doucement sourire quand je vois le nombre de 20/20 en maths et le nombre de mentions TB, nous sommes donc une région génératrice de Poincaré ou de Euler à la pelle.Ridicule.

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    • juH juH

      Etrange cette incapacité à dépasser son propre vécu et les quelques exemples autour de soi.
      Bien sûr que l’école permet à certains de changer de “catégorie” sociale et ils sont toujours agités en exemples comme des pantins pour vanter une pseudo égalité des changes (beurk) mais que fait-on de tous les autres ? On doit pourvoir avoir accès à une éducation de qualité même si on ne devient pas ingénieur ou cadre dirigeant.

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    • Zumbi Zumbi

      J’étais un jeune enseignant dans ces années-là. Personne n’a voulu traiter un phénomène perceptible y compris dans les stats officielles dès la fin des années 80 : il y avait plus de QSP- (terme de statisticiens) dans les lycées “démocratisés” mais la sélection sociale s’était intensifiée dans les filières “nobles”. Toute une série de phénomènes n’ont jamais été pris en compte ni par les ministres ni par les yakafaukon de comptoir (maintenant de commentaires au clavier), dont l’effondrement de quartiers entiers où les formes de socialisation étaient construites autour des industries et de la fierté ouvrière alliée au respect du savoir (au lieu de ça un demi-siècle de délires sur l’intégration et l’assimilation), la dévalorisation systématique des savoirs par la télé à partir des années 70 (point culminant : Hanouna et Praud !), bien avant les rézosocio, et la modification de certains horaires disciplinaires (entre 1968 et 2015un élève, du CP à la 3ème un élève a perdu l’équivalent de deux années scolaires de cours de français voir ici http://www.sauv.net/horcomp.php)

      Pour finir, cet extrait d’un récent article très documenté de Bastamag :
      “Les contractuels, professeurs non-titulaires, sont devenus, au fil des ans, la variable d’ajustement des problèmes structurels de l’Éducation nationale. Une précarité qui les fragilise et nuit, parfois, à la qualité même de leur enseignement.

      Ils ont raté les concours d’enseignement ou n’ont tout simplement pas envie de les passer, ils se reconvertissent sur le tard après une perte de sens dans le privé ou une mauvaise expérience à l’étranger. Parmi les quelques 35 000 enseignants contractuels dans l’enseignement secondaire public que compte l’Éducation nationale [1], la diversité des profils est importante. Cette main d’œuvre, souple et précaire, est devenue depuis plusieurs années indispensable au bon fonctionnement des établissements. « C’est une variable d’ajustement, très clairement. C’est grâce à eux que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, peut dire le jour de la rentrée que tout s’est bien passé et que chaque classe avait un prof devant le pupitre », assène Danielle Arnaud, responsable des contractuels au Syndicat des personnels de l’Éducation nationale (SNALC).”

      Si le recours à des enseignants non-titulaires, donc non-fonctionnaires, ne date pas d’aujourd’hui, leur part dans les professeurs du second degré a presque doublé en dix ans.”

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  6. Brallaisse Brallaisse

    juh , l’égalité des chances n’a jamais existé, elle se conquiert.Si vous attendez qu’elle vous tombe dessus comme le Saint-Esprit,je vous souhaite une sacré patiente et aujourd’hui votre système éducatif n’est pas de qualité selon les chiffres.Desolé.

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    • juH juH

      Je ne veux pas de l’égalité des chances, c’est un leurre et même si elle existait, par construction, elle laisserait la majorité sur le bord de la route..
      C’est fou d’ailleurs, tout le monde parle d’égalité des chances mais plus d’égalité tout court.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Braillasse, “votre système educatif” “votre bac à 100%”…. mais ce ne sont pas les enseignants qui ont fait le système, les choix sont faits par le ministère, et les enseignants doivent faire le programme qu’on leur impose, au rythme horaire qu’on leur impose, sur des thèmes et avec des methodes qu’on leur impose… vous croyez que ce sont les enseignants qui ont choisi de diminuer l’horaire d’enseignement de la langue française depuis le primaire jusqu’au lycée ? Vous croyez que ce sont eux qui choisissent d’avoir 30 35 élèves par classes ? Etc… vous accusez les enseignants au lieu d’accuser les ministres responsables. Et Blanquer a ravagé le lycée (mes enfants sont lycéens). C’est la faute aux enseignants ce nouveau bac qui n’a aucun sens, n’aura aucune valeur ?
      Leur expertise n’est jamais écoutée. Toutes les réformes tombent d’en haut et se succèdent sans jamais de bilan de ce qui marche/ne marche pas.
      Franchement, les enseignants que j’ai croisé je leur tire mon chapeau parce qu’ils y croient, ils y vont, ils ont de l’ambition pour leurs élèves, quels qu’ils soient, et ils parviennent encore à sortir de la misère des enfants, qui deviennent avocats et ingénieurs. Ou simplement à soutenir et accompagner des enfants qui ne feront pas de grandes etudes mais apprennent et progressent grâce à leurs enseignants.
      Franchement il faudrait arrêter de leur faire porter la responsabilité de l’effondrement, alors qu’ils tiennent, au peril de leur vie, les murs.
      Et je comprends ceux qui jettent l’éponge aussi.
      Ce métier est dur. Et ils s’en prennent plein la gueule, tout le temps. Punaise, allez les remplacer !

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