Branlebas de combat au rectorat pour trouver les 50 écoles du plan Macron

Actualité
le 16 Sep 2021
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Quinze jours après les annonces du président Macron, le rectorat a commencé activement à chercher les 50 écoles pour mettre en place des dispositifs pédagogiques expérimentaux. Les enseignants dénoncent l'opacité des critères et le flou du projet.

Cinquante écoles doivent être sélectionnées pour expérimenter un nouveau fonctionnement. (Photo JML)

Cinquante écoles doivent être sélectionnées pour expérimenter un nouveau fonctionnement. (Photo JML)

Son nom de code provisoire est le “Plan Marseille 50 écoles”. Il apparaît sur le document parvenu à plusieurs directeurs d’école ces derniers jours. Deux semaines après le discours au Pharo du président de la République, le rectorat a lancé le branlebas de combat. Il faut coûte que coûte obtenir la liste des 50 écoles “laboratoire de liberté et de moyens”, qui doivent voir le jour à la prochaine rentrée.

Mais là où Emmanuel Macron vantait le recours à une large concertation “avec les élus, les familles, les parents d’élèves, les associations et enseignants”, l’administration locale a choisi l’accélération. “Dans certaines circonscriptions où les écoles en éducation prioritaire sont majoritaires, les directeurs ont reçu un mail leur demandant de faire remonter des projets avant cette semaine, explique Virginie Akliouat, secrétaire générale du SNU-IPP. Dans d’autres, les directeurs ont reçu des coups de fil de leur hiérarchie leur demandant un projet du vendredi pour le lundi“.

Prioritaires, mais pas seulement

Parmi ces écoles, certaines ne sont pas inscrites dans les écoles des réseaux d’éducation prioritaire qui semblaient être pourtant clairement visées par le président. Et d’autres établissements classés REP+ ont visiblement été oubliées dans l’inventaire en cours.

“Aujourd’hui, on ne connaît ni les critères de choix des écoles, ni le montant des financements, reprend Virginie Akliouat qui a participé ce lundi à une réunion au ministère de l’Éducation nationale, en présence du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. Tout ce que l’on sait, c’est que ceux-ci sont conditionnés aux projets présentés“.

Toute initiative aussi ambitieuse soit-elle peut être proposée.

Dans le message transmis aux directeurs que Marsactu a pu consulter, la hiérarchie académique n’en est encore qu’au “recensement des projets pédagogiques innovants” en prenant en compte “les besoins de l’enfant” et les difficultés locales. “Toute initiative aussi ambitieuse soit-elle peut être proposée”, préviennent les autorités de la circonscription qui précisent tout de même que “le bâti n’entre pas en jeu dans cet appel à projets”. Les directeurs d’école avaient jusqu’au mardi 14 septembre pour faire remonter leurs projets même succincts.

Appel au boycott

Dans d’autres écoles, les conseillers pédagogiques de circonscription ont pris leur téléphone, vendredi, pour contacter les directeurs sans s’encombrer d’un mail type. “Cela a été le cas pour notre école qui est sortie du dispositif REP+ depuis quelques années, raconte Fabienne*. La directrice a pris le temps de revenir vers l’équipe pédagogique pour avoir notre retour”. Celle-ci a fait le choix unanime de boycotter le dispositif mis en place par le rectorat.

“L’initiative du boycott est partie de notre circonscription du Nord de Marseille, raconte Sébastien Fournier, délégué SNU-IPP et enseignant à la Busserine. D’ores et déjà, une vingtaine d’écoles ont fait part de leur souhait de ne pas répondre à la demande du rectorat”. La crainte principale est celle d’une distorsion de moyens entre les écoles dites expérimentales qui bénéficieraient de moyens supplémentaires et celles qui seraient exclues du dispositif “sur des critères totalement opaques”.

Le “package complet” ou rien

Le chiffon rouge ultime est la possibilité pour les directeurs, évoquée par Emmanuel Macron, de “choisir leur équipe pédagogique”. Une mesure refusée par l’ensemble des syndicats et présentée par le président lui-même comme “un gros mot pour beaucoup de gens”. Or, selon les syndicats, le ministre a été très clair : “si on obtient le financement, on a droit au package complet”, formule Virginie Akliouat.

La démarche du rectorat met déjà les directeurs en première ligne, parfois en décalage avec leur équipe. Son collègue du même syndicat Mickaël Bregliano travaille à l’école National (3e), une des grosses écoles du secteur, inscrite en REP+. Son directeur a reçu un coup de fil le vendredi entre midi et deux pour un projet à déposer le lundi. “Il nous en a informés et a envoyé un mail dans le week-end. Entre temps, le conseil des maîtres a pris une position commune en se déclarant dans l’incapacité de répondre dans un tel délai”.

Le projet pédagogique proposé en quelques lignes est soutenu par plusieurs enseignants… mais pas par tous. Si l’école est choisie pour expérimenter le plan Macron, le directeur pourra-t-il choisir des profs en fonction de leur soutien ? Subira-t-il une pression hiérarchique en ce sens ? “C’est tout cela qu’on ne sait pas”, constate Mickael Bregliano.

Notre crainte est que tout soit suspendu à ce type de contrat, y compris les moyens constants que l’on percevait auparavant.

Mickaël Bregliano, enseignant SNU-IPP

Déjà, l’Éducation nationale a mis en place des contrats locaux d’accompagnement qui subordonnent des moyens supplémentaires à la signature d’un contrat pour une durée donnée. “Notre crainte est que tout soit suspendu à ce type de contrat, y compris les moyens constants que l’on percevait auparavant”, s’inquiète l’enseignant. Du côté de rectorat, personne ne confirme la prospection en cours. La communication consiste à souligner que “le discours du président date d’il y a 15 jours. Il est beaucoup trop tôt pour communiquer”.

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Commentaires

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  1. leb leb

    Un des grands classiques de l’éducation nationale : des personnes hors-sol ( ministre, recteurs, président), décident de ce qui est bien pour les professionnels sur le terrain sans prendre la peine de les consulter et de considérer leur expérience. Dans ces conditions, peut de chance une fois de plus pour que cette réforme prenne.

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  2. TINO TINO

    Pourquoi autant de parents, surtout appartenant aux classes moyennes et moyennes plus, se détournent de l’école publique et envoient leurs enfant dans le privé? Pourquoi accepter qu’il y ait une école pour les “riches” et une autre pour les pauvres.?

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    • Brallaisse Brallaisse

      Ce n’est pas une école pour les riches et une autre pour les pauvres.Faux débats
      Le public il y a 50 ans était la référence.
      Enseignants formés, sélection, goût donné au travail, poussé vers le haut et pas ce nivellement par le bas.
      Aujourd’hui c’est l’inverse,et si j’ai des enfants à mettre à l’école en 2021, dans le privé, sans aucune hésitation,c’est rendre service à ces derniers.Et ne me parlez pas de République, l’école de la République ne doit pas être une fabrique de gamins qui se savent ni lire,ni écrire,ni compter à l’entrée en 6e.C’est une usine à échecs

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Car la politique européènne voire mondiale est fabriquée par les sociétés privées, les penseurs ”libéraux” et donc: quand tout sera privé nous serons privés de tout.
      Et puis les parents veulent que ”tout” soit fait pour leurs enfants et s’il faut un peu payer pour l’instruction de leurs petits, ils vont se sacrifier, sauf que tout augmente, mon bon Monsieur…! En période électorale il y a une ”prime” et je pense qu’il va en avoir plus, car la ”paix sociale” s’achète comme tout, selon les ”libéraux”…!

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    • Mars, et yeah. Mars, et yeah.

      On peut critiquer sans fin le projet d’E. MACRON. Il comporte certainement nombre de failles et de raccourcis. Mais quand face à toute proposition, quelle qu’elle soit, quel que soit le sujet, qui que soit celui qui la propose, la réponse est “NON parce que [insérez une crainte] et [insérez un argument politisé]” à chaque fois, alors effectivement, il n’y a rien à attendre d’autre que de voir se creuser le fossé entre ceux qui agissent et ceux qui s’arc-boutent 24h/24 sur la pédale de frein.

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    • Zumbi Zumbi

      L’ennui c’est qu’il y a 50 ans lorsque je commençais ma carrière de professeur j’entendais déjà ce discours “Il y a 50 ans l’école publique c’était mieux, etc.” avec des tas de fantasmes sur “le niveau” id’autrefois et les performances “du”privé — comme si.les Maristes ultra sélectifs avaient les mêmes que le marchand de cours du coin.
      Il est plus délicat de regarder de près ce qui va et ce qui ne va pas — une seule constante, le refus permanent du Ministère et des rectorats d’écouter les propositions des enseignants, et les lubies de transformer les petits chefs en patrons (en revanche quand dans les années 90 mon collège, apres une grave crise interne, avait demandé de se mettre pour une durée limitée en régime dérogatoire, avec élection de chefs d’établissements tournants et évaluation interne et externe de l’expérience on nous avait ri au nez).

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    • 9zéros 9zéros

      1 week-end, en période de rentrée, pour proposer un projet?
      Ah ah….

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  3. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Moi, les mots tendres enrobés de douceur
    se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur
    Encore un mot juste une parole
    Parole, parole, parole
    Écoute-moi.
    Parole, parole, parole
    Je t’en prie.
    Parole, parole, parole
    Je te jure.
    Parole, parole, parole, parole, parole
    encore des paroles que tu sèmes au vent…….Sic transit gloria mundi

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  4. BRASILIA8 BRASILIA8

    petit rappel pour Brallaisse les enseignants du privé sont les mêmes que ceux du public ils ont suivi la même formation, et ils sont payés par l’Éducation Nationale c’est à dire avec nos impôts

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    • julijo julijo

      absolument pas !! les formations sont différentes, les salaires sont moindres.
      par contre, oui, nos impôts financent une partie.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Oui je le sais ,bien sûr, c’est pourquoi le faux débat école de riche vs école de pauvre est caduque. Mais les résultats ne sont pas les mêmes.Bizarre,vous avez dit bizarre.Sur la formation et le reste vous avez raison mais en partie.

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    • LN LN

      @Brasilia : totalement faux. Il y a peu de profs du public qui postulent dans le privé. Bcp comme moi, sans aucune formation pédagogique ont postulé dans le privé, payés une misère. Mais, en contrat précaire dans le public, il n’y a pas non plus de formation. On nous lâche dans les classes et on se dém… comme on peut. J’ai abandonné la fonction très vite : c’est un métier !

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    • juH juH

      Non, les formations sont les mêmes, le concours identique à part une case différente à cocher et les impôts financent l’intégralité des salaires des enseignants. La mairie continue d’ailleurs à arroser généreusement les écoles privées, comme sous l’ère Gaudin alors qu’elle s’était engagée à revenir dans le cadre légal.

      Par contre, comme les hôpitaux privés sélectionnent leurs patients, les écoles privées sélectionnent leurs élèves et s’en débarrassent lorsque ça les arrange, ce que ne fait pas l’école publique. Les parents inscrivent leurs enfants dès le plus jeune âge pour avoir une place en collège… Les écoles privées n’ont pas à respecter la carte scolaire.
      C’est incroyable tous ces commentateurs de Marsactu qui ont un avis sur tout mais qui ne comprennent vraiment rien, ou que ce qui arrange leur vision rétrograde.
      Et si vous voulez mettre vos enfants dans le privé, n’hésitez pas, ça évitera les classes surchargées dans le public puisque ce gvt ne fait rien pour résoudre le sur effectif dans les classes (ni la mairie d’ailleurs pour les locaux et le personnel municipal).

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Zumbi,
    Faites le compte . Combien d’heures d’anglais par semaines de la 6e à la Terminale.
    A la sortie , résultats au TOEFL : un massacre.
    J’aimerais comprendre.

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  6. Electeur du 8e Electeur du 8e

    “… les directeurs ont reçu des coups de fil de leur hiérarchie leur demandant un projet du vendredi pour le lundi“. Toujours cette fameuse verticalité du pouvoir à la française, où l’on remplace la concertation par l’injonction, et la réflexion par la précipitation.

    Et après, nos têtes pensantes des administrations centrales font semblant de s’étonner que les réformes soient mal comprises et mal acceptées. Quand on prend les gens pour des cons, c’est pourtant un résultat peu surprenant.

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    • Avicenne Avicenne

      Un exemple de réponse à fournir au rectorat :
      «  L’urgent est fait, l’impossible est à venir, pour les miracles : prévoir un délai ! « 

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  7. Pierre12 Pierre12

    Je comprends le représentant du snu, imaginez que l’idée de macron fonctionne, la catastrophe.

    Le mieux c’est de ne surtout rien changer, ne rien tenter, demandons des moyens en plus et c’est tout.

    Pourquoi un proviseur ou un directeur d’école ne pourrait-il pas choisir ses enseignants ou à minima avoir un pouvoir hiérarchique sur eux ?
    L’égalité des classes a bon dos pour certains fainéants d’enseignants et de syndicalistes.

    Résultat, que vous bossiez mieux, que vous vous investissiez plus ne change rien par rapport à un collègue qui en fout pas une. Pire, s’il est syndiqué, il progressera plus vite que vous.
    Il ne faut pas s’étonner si plus personne ne veut faire ce métier et si une grande partie est découragée.

    Ne changeons rien Monsieur le syndicaliste, vous avez raison.

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    • Brallaisse Brallaisse

      En quoi responsabiliser un directeur d’école est libéral ? .En quoi l’autonomie serait promise à l’échec? Pierre Sallard est étonnant dans son propos , il démontre dans son action que sortir du carcan administratif peut-être et est positif dans certaines situations. C’est ce que propose Macron , à adapter, à améliorer,mais comme cela vient d’en haut,on tape dessus.Etonnant ce réflexe de Pavlov chez des gens réputés innovants.

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    • juH juH

      Les directeurs n’ont pas que ça à faire…
      Le problème de l’autonomie est de créer la concurrence entre les “établissements”. Et à ce jeu là, il y aura des gagnants et des perdants. Comment évaluer les qualités d’un professeur sur un CV ? Et on croit vraiment qu’on aura le choix des candidats dans les écoles les plus pourries ? Qui jugera de la pertinence des projets pour allouer les financements ? Quels seront les critères ? Que feront ceux qui n’ont pas réussi ? Comment éviter le syndrome du petit chef chez certains ? Où trouver le temps pour répondre aux appels à projets ? Que va-t-il advenir de la carte scolaire ? Qui choisira les directeurs d’écoles ? Quels seront leurs critères dévaluation ? Les écoles ont besoin d’équipes soudées, pas d’un chef.
      Les lubies de Macron qui ne résoudront absolument rien dans les écoles de Marseille, n’étaient demandées par personne.
      Les écoles à l’abandon ont besoin de moyens humains, des enseignants pour dégager du temps afin de construire des projets éducatifs (hé oui c’est possible) ambitieux, de suivre des formations, ce qui est bien plus difficile depuis l’allocation de tous les enseignants supplémentaires en cp à 12, du personnel municipal en particulier en maternelle, de la médecine scolaire, des AESH, des assistants pour aider les directeurs dans leurs tâches administratives, des financements récurrents pour ne pas passer son temps à remplir des dossiers débiles évalués par des gens hors sol.
      L’école n’est pas un entreprise. Les personnels la tienne à bout de bras depuis bien longtemps et on nous explique que le problème viendrait d’eux… Fatiguant…

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Fatiguant surtout de voir cette école publique niveller par le bas les enfants,et que les enseignements ne se remettent pas en question face aux résultats scolaires.
    Désolé,mais les résultats ne sont pas là et le niveau baisse d’années en années et puis ras le bol du discours des enseignants soit disant stigmatisés.

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    • Avicenne Avicenne

      Et toujours la même rengaine ânonnée par juH, les enseignants pourraient porter des projets innovants ! Mais les syndicats et leurs affidés ne font que cela depuis des décennies, pour quels résultats ?
      Les conseillers d’orientation sont une vraie plaie, il suffit de voir quel exemple de réussite, ils peuvent se targuer cela me donne froid dans le dos ! Dans les meilleurs établissements publics ou privés, les parents s’en moquent de leur avis, toutefois, dans les mêmes établissements plus difficiles, les parents et les élèves sont soumis à leur orientations !
      «  Coiffeuse ou mécanicien « ou bien certains se retrouveront avec un bac sur les bancs de la fac et éjectés à la licence car la sélection commence en Master 1.
      Ah mais j’oubliais que les élèves auront acquis une culture générale, la belle affaire !
      Mon fils est professeur d’Histoire de l’Art à l’ Université et ses élèves de 1ère année ne savent pas faire la différence entre une feuille et une page, il a compté jusqu’à 136 fautes sur 2 feuilles, aucune notion de la chronologie; lors d’un entretien, un étudiant lui a dit que sa période préférée était le moyen- âge, bien ! Mais le moyen- âge c’est environ 1 000 ans, donc pourriez-vous être plus précis ? Et la réponse qui tue, l’étudiant : « la révolution française !
      La 2ème plaie : les parents et leurs associations ! Dans les établissements publics ou privés réputés, les parents coopèrent et si ils ne sont pas satisfaits alors ils peuvent prendre leur enfant sous le et aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte .
      D’un côté, on privilégie la bienveillance, le CARE cher à M. Aubry et à ses acolytes, de l’autre, on exige l’effort, le sens de la critique, le dépassement de soi …ce qui n’ induit pas un manque de bienveillance.
      Mediapart avait passé un accord avec le site «  retronews «  de la BNF pour que ses abonnés puissent y avoir accès gratuitement durant les confinements, vous verriez que «  les projets innovants «  ont déjà été testés par le passé.

      Désolée d’avoir été si longue, mais comme disait Perceval dans Kamelott «  j’en ai gros ! « 

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  9. vic-hug vic-hug

    ce gouvernement kiff les “projets” c’est ouf ! alors que le bâti c’est bien là où y’aurait le plus besoin de fric

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