Terres polluées à l’Estaque : « Il n’y a rien de pire que de cacher ça sous le tapis »
Deux mois après avoir reçu un courrier leur faisant part d'une pollution aux dioxines de la terre de leur quartier — au lourd passé industriel —, les habitants des Riaux oscillent entre inquiétude et résignation. Une réunion publique doit avoir lieu ce jeudi soir.
Les friches industrielles de l'Estaque. (Photo : VA)
Le quartier des Riaux, à l'Estaque (16e arrondissement de Marseille), porte toujours les stigmates du lourd passé industriel qui a fait vivre ses habitants des années durant. Terrains vagues, annexes d'usines désaffectées, grillages et panneaux avec interdiction d'entrer... Le mois dernier, c'est par une autre porte, moins visible, que ces souvenirs sont remontés à la surface. Des résultats d'analyses de terre prélevée sur l'une de ces friches industrielles ont affolé les autorités. Les habitants des Riaux ont ainsi reçu, comme le révèlent nos confrères de La Provence, un courrier cosigné de la préfecture et de l'Agence régionale de santé (ARS) au ton inquiétant : "Le pourtour des friches est concerné par une pollution historique. Des études élevées ont mis en évidence des teneurs en plomb, en arsenic et en dioxines. Par précaution, l’Agence régionale de santé émet des recommandations", y lit-on.
Quant aux recommandations, elles consistent à "ne pas manger les fruits et légumes du jardin" ou encore, plus contraignant, "se laver soigneusement les mains" après avoir été "en extérieur". Si pour certains riverains, la présence de pollution dans le secteur n'est pas nouvelle, pour d'autres, elle est à prendre au sérieux, d'autant que de nouvelles substances semblent . . .
Vous voulez lire la suite ?
vous voulez lire la suite ?
La Pétra provençale.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Merci Violette Artaud pour cette enquête édifiante.
De mon côté, j’ai quelques infos éparses supplémentaires, elles vont vers un aspect récurrent de ces pollutions de ces sols et sous-sols :
en 1999, à plusieurs reprises, des habitants des hauteurs de l’Estaque auraient vu plusieurs chats s’évanouir puis mourir juste après avoir bu dans des flaques d’eau issues du ruisselement des pluies.
Certains de ces habitants auraient alors alerté un militant écologiste ( Victor-Hugo Espinosa ) lequel aurait contacté ensuite la presse locale. D’autres riverains auraient eux alerté le maire de secteur de l’époque ( Guy Hermier, PCF ) lequel aurait mis alors en demeure les entreprises polleuses ( Pennaroya ? Péchiney Ugine Khulman ? une autre ? ) de réparer les dégats environnementaux commis pendant des années voire maintes décennies.
Résultat : en 2003, ces entreprises polluantes avaient ouvert un vaste chantier de dépollution d’une partie des hauteurs de l’Estaque : il y avait des bulldozers qui grattaient le sol en profondeur et la terre aurait été ensuite évacuée ( où ? ) .
On ne m’en a pas dit davantage mais comme Victor-Hugo Espinosa est encore vivant, vous pourriez l’interroger sur ce dossier.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Les sols pollués ont été transportés dans le sarcophage construit sur les cinq hectares du plateau de la Caudelette. Ce lieu est une ancienne carrière situé au dessus de la falaise qui surplombe la D568 au droit de la sortie du canal maritime du Rove. Environ 350 000 m³ de terres contaminées dont enfouis dans des compartiments étanches doublés d’argile et de membranes plastiques.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Et ça recommence ! Quelle garantie donnent-ils? la phrase “ Les eaux de lavage du gaz seront confiées à des sociétés spécialisées dans le traitement de ce genre d’effluents industriels pour être traitées ailleurs” et des plus inquiétante.
Le suivi de ce dossier devrait être plus que surveillé par la mairie et la communauté.
Se connecter pour écrire un commentaire.