À Marseille, la grande confusion devant les lycées dits ouverts mais bloqués
À Marseille, ce vendredi 6 novembre, plusieurs lycées marseillais font l'objet de blocus, alors même que l'administration les annonce comme ouverts. La situation génère de nombreuses tensions.
Mouvement de blocage au lycée Victor-Hugo, à Marseille, le 6 novembre 2026. (Photo A.K.)
« Cette volonté d'ouverture à tout prix, on ne la comprend pas. Ça relève de l'acharnement pour les statistiques… » Comme plusieurs enseignants marseillais, ce professeur du lycée Saint-Exupéry (dans le 15ᵉ arrondissement de Marseille) décrit une situation chaotique dans son établissement : « Ce vendredi, il y avait un cordon de CRS pour l'ouverture du lycée. Une petite partie des élèves est entrée. Puis, lorsque les policiers sont partis, des lycéens ont mis le feu à des poubelles. Ils ont ensuite jeté une bouteille de gaz dedans… Celle-ci n'a pas explosé, je pense, mais nous avons été confinés avec les élèves présents, à l'arrière du lycée, dans le réfectoire. » À cela s'ajoutent, dit-il, des tentatives d'intrusions.
Quelques jours après le retour des vacances de la Toussaint, le mouvement lycéen ne se dégonfle pas et les blocus restent nombreux. À ces blocages répondent des interventions policières, parfois musclées, qui ajoutent encore à la tension et à la confusion. Au point que nombreux — des parents aux élèves en passant par les personnels de l'Éducation nationale — sont ceux qui s'interrogent sur la pertinence de maintenir les établissements ouverts.
« Pas de fermeture »
D'autant que les chiffres du ministère — seuls 81 lycées bloqués en France ce 6 novembre — semblent
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