Drame de la rue d’Aubagne : le risque d’un procès en appel vidé de sa portée politique

Décryptage
le 5 Nov 2026
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En faisant appel de la peine infligée à Julien Ruas en première instance, le parquet de Marseille n'a pas retenu trois des quatre manquements initialement reprochés à l'ancien élu. Cela prive le procès en appel d'une large part de sa portée politique sur la gestion de la lutte contre l'habitat indigne par l'ancienne municipalité.

Julien Ruas. (Dessin : Ben 8)
Julien Ruas. (Dessin : Ben 8)

Julien Ruas. (Dessin : Ben 8)

Et soudain, après une longue journée consacrée aux disputes procédurales des demandes d'annulation, mardi 3 novembre, le président de la cour d'appel, Fabrice Naudé, appelle à la barre les différents prévenus pour une forme de “droit de réponse” aux condamnations de la première instance. Ils se succèdent tous à la barre pour exprimer ce qui s'apparente à une réplique en négatif de la formule utilisée par le procureur Bessone lors des réquisitions de première instance, comparant les prévenus aux meurtriers du Crime de l'Orient-Express, d'Agatha Christie. Dans le roman, tous ont frappé la victime d'un coup de couteau. En appel, ils sont tous innocents.

Le premier à parler, Xavier Cachard, veut se laver de l'affront du mépris et de la cupidité qui lui colle à la peau. « La mort, je sais ce que c'est, j'ai perdu mes parents très tôt, un compagnon, des proches. » Il se défend également de toute cupidité et de la moindre « action positive » dans la gestion de fait de la . . .

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Benoît Gilles
Journaliste

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