Tristes retrouvailles au procès en appel du drame de la rue d’Aubagne
Ce lundi s'ouvrait le second procès du drame de la rue d'Aubagne. Durant six semaines, la cour d'appel va passer au crible les responsabilités qui ont amené au décès de huit personnes.
Une étrange impression de retrouvailles pleines de tristesse. Ce sentiment diffus d'une pièce déjà jouée, issue du drame bien réel qui a vu disparaître huit personnes un matin de novembre 2018 dans l'effondrement de deux immeubles dans le centre de Marseille, aux 63 et 65 de la rue d'Aubagne. Il y a deux ans, les familles de victimes participaient à une conférence de presse devant les grilles de la caserne du Muy, qui accueille le tribunal. Elles sont là encore aujourd'hui, derrière les crieuses publiques, venues rappeler "qu'ici commence le procès du mal-logement ». "Ce n'est pas notre drame, mais le drame de Marseille qui se joue ici", rappelle la mère de Simona Carpignano.
Il y a deux ans, le tribunal a désigné des responsables et condamné certains d'entre eux. Mais, ce lundi 2 novembre, dans la même salle des procès hors norme, à la Belle-de-Mai, tout se rejoue pour six semaines, ultime rendez-vous public pour faire émerger une vérité judiciaire sur les responsabilités qui ont amené à ces effondrements. Quinze prévenus sur les seize de la première instance sont à nouveau sur le banc des accusés. Relaxé en 2025, Christian Coulange, le directeur technique de Marseille Habitat, comparaît sur les seuls intérêts civils.
15 prévenus et des absents
Les quinze principaux prévenus, personnes physiques et morales, sont donc au premier rang. Les positions sur . . .
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