Huit ans après le drame de la rue d’Aubagne, quinze prévenus retrouvent le banc des accusés

Décryptage
le 2 Nov 2026
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Ce lundi 2 novembre s'ouvre le procès en appel des effondrements de la rue d'Aubagne le 5 novembre 2018. Huit ans après les faits et deux ans après un premier procès, quinze personnes physiques et morales comparaissent dans la salle des procès hors norme. Marsactu décrypte les enjeux de ce second procès.

Jugement du procès des effondrements de la rue d'Aubagne, en première instance, le 7 juillet 2025. (Photo : C.By.)
Jugement du procès des effondrements de la rue d'Aubagne, en première instance, le 7 juillet 2025. (Photo : C.By.)

Jugement du procès des effondrements de la rue d'Aubagne, en première instance, le 7 juillet 2025. (Photo : C.By.)

Ce sont deux immeubles, l'un vide et l'autre plein de vie, qui ont vu leur destin basculer le 5 novembre 2018 au matin. Huit personnes ont trouvé la mort en quelques minutes dans l'effondrement de leur logis. Des dizaines, puis des milliers d'autres ont vu leur vie basculer dans la crise sans précédent qui a suivi le drame.

Un premier procès des responsables de ce qui est désormais connu sous le nom de drame du 5 novembre a eu lieu à l'automne 2024. Ce lundi 2 novembre, il revient en appel, dans la même salle d'audience de la Belle-de-Mai dédiée aux procès hors norme. Pendant six semaines, le magistrat de la cour d'appel, Fabrice Naudé, va présider les débats d'un dossier à la fois complexe, technique et dont le retentissement participe de l'histoire récente de la ville.

Le parquet ayant fait appel général pour quinze des seize prévenus prévenus, ils seront de nouveau au premier rang face à la cour, à l'exception de Christian Coulange, directeur technique de Marseille Habitat, relaxé en première instance et pour lequel le parquet n'a pas fait appel.

Propriétaires du 65 rue d'Aubagne, cadres et représentants de Marseille Habitat, experts, hommes politiques ou représentants du syndic, ils répondent de nouveau des chefs de prévention d'homicides involontaires aggravés. À cette prévention initiale s'ajoutent celles de soumission de personnes vulnérables à des conditions de logement indigne et la mise en danger d'autrui pour lesquelles les propriétaires ont été cités directement par les parties civiles. Cela a valu les peines les plus lourdes en première instance . . .

Benoît Gilles
Journaliste

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