Au procès du triple narchomicide, Amine Kessaci en quête de « justice » et non de « vengeance »
Six ans après l’assassinat de son demi-frère Brahim, Amine Kessaci, 23 ans, adjoint au maire de Marseille, a témoigné mercredi devant les assises d’Aix-en-Provence. Une déposition digne et poignante, sous le regard d’Amine Oualane, cadre présumé de la DZ Mafia.
Amine Kessaci et son avocat, Pierre-Olivier Sur, au sortir de l'audience, le 19 octobre 2026. (Photo : CBy)
Six ans qu’il attendait ce moment. Il est 10 heures, ce mercredi 28 octobre, quand Amine Kessaci s’avance enfin à la barre. Il va pouvoir évoquer, pour la première fois depuis le début de ce procès devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, le souvenir de son demi-frère aîné, Brahim C, assassiné à 22 ans avec deux autres jeunes hommes en décembre 2020. Le contexte de ce triple assassinat, jugé par la cour jusqu’au 6 novembre : un probable triple narchomicide, lié à des guerres de territoire entre réseaux de stupéfiants.
Quand il est appelé par le président Roger Arata, le jeune élu jette un regard à ses trois avocats avant de s’approcher du micro pour se présenter en quelques mots, comme il est d’usage : « Amine Kessaci, 23 ans, adjoint au maire de Marseille et étudiant en droit. » Sous protection policière depuis plus d'un an, avant même l’assassinat de son jeune frère Mehdi, 20 ans, le 13 novembre 2025, Amine Kessaci ne peut préciser, pour des raisons de sécurité, son adresse, comme la cour le requiert . . .
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