À Aix, le procès de trois assassinats et de la barbarie ordinaire du narcotrafic
Cinq hommes, dont des figures centrales du narcotrafic marseillais, comparaissent jusqu'au 6 novembre devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence. Ils sont accusés d'avoir pris part, en décembre 2020, à trois assassinats particulièrement violents. Dont celui du frère aîné d'Amine Kessaci.
Le palais de justice Monclar, à Aix-en-Provence. (Photo : CMB)
Trois corps calcinés découverts en deux temps, trois jeunes gens emportés par la même vague homicide. Cinq hommes, guère plus vieux, accusés d'être les auteurs de ces assassinats. Ce lundi 19 octobre 2026, s'ouvre devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, l'un des procès les plus emblématiques de l'année. D'abord, pour ce que ce dossier révèle des réseaux marseillais de trafic de stupéfiants et des guerres de territoire qu'ils se livrent. Mais aussi par l'intense cruauté qui baigne cette affaire. Car les faits charrient une barbarie sordide, devenue singulièrement ordinaire.
Jusqu'au 6 novembre, Amine Oualane, Malik Kariba et Nadjim Ahamada Mbae doivent y répondre de récidive d'assassinat. Ahmed Zakaria Bensaci comparaît, lui, pour assassinat et Karim Harrat, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un assassinat. Loin d'être des inconnus, les cinq hommes cumulent de multiples condamnations et tous sont incarcérés.
Déjà impliqué dans plusieurs dossiers criminels, mis en examen pour meurtre en bande organisée dans une autre affaire, Amine “Mamine” Oualane est présenté comme un haut gradé actuel de la DZ Mafia. Il est le principal suspect dans la mort de Mehdi Kessaci en novembre 2025. Avec ses quatorze mentions sur son casier en vingt ans, Karim Harrat, dit “Rantanplan” ou “Le Rant”, est, lui, l'un des rouages de la “première” guerre de la Paternelle, qui s'achève en 2020 avant d'en connaître une seconde en 2023. En avril 2026, avec d . . .
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