Au premier jour du procès Bernardini, la défense plaide la prescription
Ce lundi 1ᵉʳ juin s’est ouvert le procès de l’ex-maire d’Istres à Paris. François Bernardini est soupçonné de plusieurs infractions financières, aux côtés de quatre anciens élus et collaborateurs.
François Bernardini et ses deux avocats arrivent au tribunal judiciaire de Paris. (Photo : L.B.)
Il va lui falloir fouiller dans ses souvenirs. Ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 s’est ouvert le procès de François Bernardini, ex-maire d’Istres, pour détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêts. Des faits qui remontent, pour les plus anciens, à l’année 2009. Plus de dix-sept ans ont passé, mais la justice cherche à faire la lumière sur ce qu’ils pourraient cacher. Voilà dix ans que le Parquet national financier (PNF) s’intéresse à l’administration de la ville d’Istres, aux agissements de François Bernardini et de son entourage à la mairie. C’est donc devant la 32ᵉ chambre du tribunal judiciaire de Paris que le septuagénaire, habillé d’un costume bleu et affublé d’une barbe blanche de trois jours, s’est présenté.
Au cœur de ce dossier, dont le préjudice dépasserait les deux millions d’euros, se trouvent cinq anciens membres de la mairie d’Istres. François Bernardini, d’abord, premier magistrat pendant près de vingt ans (en 2001-2002 puis entre 2008 et 2026), déjà condamné à 18 mois de prison avec sursis et plus de 60 000 euros d'amende en 2002 pour des faits de détournement de . . .
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