À Saint-Mauront, une crèche à la merci des ruines de la Ville

Enquête
le 3 Nov 2020
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Depuis plus de deux ans, un immeuble municipal menace une crèche associative. Il aura fallu un incendie dans le quartier pour que la Ville de Marseille s'en soucie et intervienne en urgence. Un cas d'école pour la tâche qui attend l'équipe de Michèle Rubirola, volontariste sur l'habitat indigne mais propriétaire de dizaines de taudis.

La cour de la crèche et le pan de mur instable vu de la résidence qui les surplombe.

La cour de la crèche et le pan de mur instable vu de la résidence qui les surplombe.

L’héritage et l’urgence. En récupérant les clés de l’hôtel de Ville, la nouvelle équipe municipale est aussi devenue propriétaire de dizaines d’immeubles en péril. Dans le premier épisode de la Grande vacance, nous avions évalué cet épais trousseau à un minimum de 51 bâtiments, rien que pour les 1er et 2e arrondissements. Mais c’est dans […]

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Les coulisses de Marsactu
Cette enquête est un nouvel épisode de #LaGrandeVacance, un projet de coopération inédite lancé fin 2018 avec plusieurs médias autour de données concernant le patrimoine immobilier de la Ville de Marseille, fournies aux journalistes par le militant associatif Noureddine Abouakil. Pour ce volet concernant l'îlot Jouven, Marsactu a travaillé avec La Marseillaise et Le Ravi, qui publient simultanément leurs articles ce mardi. Retrouvez tous les articles publiés ici.
Julien Vinzent_
Journaliste.

Commentaires

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  1. Brallaisse Brallaisse

    Pendant 25 années Gaudin a fait du “ripolinage ” et une politique de façade , comme toute sa communication ; du baratin et des annonces.
    Cette ville est une ruine.

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  2. jasmin jasmin

    L’ancienne municipalité était embourbée dans ses combines, et la nouvelle est débutante. Ne pas confondre vitesse et précipitation? Qu’est ce qui se passe dans les services d’urbanisme de la ville de Marseille et dans la métropole? Comment leur charge de travail est créée, répartie? Où sont les architectes, urbanistes, ingénieurs, conducteurs de travaux, ouvriers? Où est la commission de conseil composée de ces experts qui doit guider les choix de la ville et de la métropole? Pourquoi la ville ne s’équipe pas de moyens modernes et mobiles comme un drone pour faire l’état des lieux déjà depuis le ciel, avant de faire des réunions et des expertises avec des gens au sol? Pourquoi un bâtiment qui s’écroule n’est pas mis en vente s’il ne répond pas à d’autres besoins? On peut en profiter pour faire de l’habitat social avec végétalisation des toits. Il faut attendre 3 ans pour qu’ils fassent l’état des lieux??????????? pfff. Il faut les envoyer dans les villes dynamiques comme Toulouse et Bordeaux, Angers, Nantes, Lille pour voir comment ils s’organisent. Si la nouvelle municipalité veut arrêter le système d’avant, elle ne peut pas réinventer l’eau chaude avec des débutants et des corrompus de l’ancien régime.

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  3. Jacques89 Jacques89

    Manifestement le bâti a déjà fait l’objet d’un programme de démolition. Contrairement à d’autres sites, ici, il semble que la sécurisation est réalisée. Côté rue, les façades sont étayées (ce qui sous-entend qu’on est encore en travaux) et côté maternelle, les murs laissés en place sont à bonne distance. Fraudait pas que ça dure des lustres, évidemment, mais il ne faut pas non plus tomber dans la psychose.
    Ce quartier est de toute évidence en reconstruction et il est probable qu’on ait voulu éviter de le sectoriser. Les immeubles à usage d’habitation côtoient ceux à usage de bureaux et d’activités. Manque peut être quelques commerces (autres que pour l’automobile). La verrue (ou plutôt la cicatrice) comme partout dans les quartiers nord, c’est la passerelle. Apparemment, on n’y paie pas encore assez d’impôts pour envisager du sous-terrain.

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