Le calvaire quotidien des locataires d’un immeuble des Flamants squatté à 90%

Reportage
le 30 Avr 2021
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L'essentiel des 145 appartements du "tripode" des Flamants (14e) sont squattés. Les conditions de vie des derniers locataires, appelés à être relogés, se sont dégradées au fil des mois. Deal, prostitution et insalubrité génèrent des tensions qu'ils n'arrivent plus à supporter.

Le calvaire quotidien des locataires d’un immeuble des Flamants squatté à 90%
Le calvaire quotidien des locataires d’un immeuble des Flamants squatté à 90%

Le calvaire quotidien des locataires d’un immeuble des Flamants squatté à 90%

Le décor tient de la routine dans les petites cités marseillaises : deux entrées, deux barrages de chariots et de poubelles, deux chaises, deux jeunes choufs. Mais les ultimes locataires réunis au pied du dernier "tripode" des Flamants (14e arrondissement) ont fini par ne plus voir les vigies mutiques et la ronde des clients. Ce bâtiment à la forme bizarroïde - trois ailes reliées à un corps central - n'en finit plus de dépérir. Et ses derniers locataires, de vivre un cauchemar.

Dans la cour, Rosalie, Sahila, Kad, Jean-Luc, Marie (*) et quelques autres discutent. Sous le ciel gris, ils ressassent leur désarroi commun. "On est tous seuls ici, abandonnés et tout le monde s'en fout", pose Jean-Luc. Inclus dans le périmètre du chantier de réhabilitation du quartier financé en partie par l'Agence nationale de rénovation urbaine depuis 2005, le tripode, propriété de 13 Habitat doit être en partie détruit, en partie réhabilité. Avant que les travaux ne commencent - à une échéance encore bien floue - les titulaires des 145 logements sociaux doivent être relogés.

106 squats sur 120 logements vacants

L'opération s'étire en des délais incompréhensibles. Les habitants en attente d'un nouveau logement ont manifesté leur colère devant le siège du bailleur, la semaine passée. L'essentiel des résidents a vidé les lieux depuis trois ans, mais il en reste une poignée - moins d'une quinzaine -, disséminés au gré des étages. "Et tout le reste est squatté", lâche Jean-Luc. Ce que confirme l'office HLM qui dénombre actuellement 106 squats sur 120 logements vacants.  

D . . .

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Coralie Bonnefoy

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Commentaires

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7 commentaires


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  1. Dark Vador

    Il n’y a pas que Marseille dans cette situation, hélas j’ai envie de dire, ce serait circonscrit à une seule ville… Misère, précarité, chômage, immigration illégale, etc etc, la litanie sans fin des causes s’amoncellent. 160 squats sur 120 logements, il est sûr que Royer-Perreaut nantis de tant casquettes va trouver la solution. Je me demande d’ailleurs si elles existent les solutions…

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  2. Lili

    Incroyable…comment est ce possible…

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  3. PromeneurIndigné

    C’est possible car en 25 ans Gaudin et sa bande ont gaspillé l’argent des contribuables marseillais dans des réalisations inutiles: patinoire ,grand stade ,tramway doublonnant avec le métro ,Il a en outre hypothéqué l’avenir en accueillant les JO maritimes

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  4. Andre

    Le cocktail est complet:
    Défaillance insupportable des pouvours publics, qui abandonnent des quartiers dans le dédale de procédures administratives et comptables incompréhensibles, comportements inqualifiables des squatteurs, trafics de toutes sortes … Tant qu’il n’y aura pas de crime, on fermera les yeux sur les trafics, on parlera « d’incivilités « , les bonnes âmes mettront en cause la générosité de ceux qui osent se plaindre quand on ne les accusera pas de « racisme ». Cette situation ne touche pas des nantis mais des personnes qui sont les plus modestes, captives de ces non-lieux abandonnés des pouvoirs publics.
    Ce n’est malheureusement pas que marseillais bien que je soupçonne la municipalité précédente d’avoir traîné les pieds pour apporter sa quote part à l’ANRU.

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  5. kukulkan

    Si seulement la Ville avait depuis Gaudin imposé 30% de logements sociaux dans toutes les opérations de logements et dans tous les secteurs, à partir de 20 ou 30 logements construits, on n’en serait pas là, et une bonne partie de ces locataires et squatteurs auraient pu être correctement logés, et les projets de réhabilitation avancer plus vite….

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