Saturnisme à Marseille, le procès d'un mal silencieux
Saturnisme à Marseille, le procès d'un mal silencieux
Pour la première fois à Marseille, le saturnisme1 est arrivé devant un tribunal, le 5 novembre dernier. Une petite fille Loula, six ans, est victime d'un empoisonnement au plomb. Sa mère, Claire Merklen a décidé de saisir la justice et de porter l'affaire devant la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales (CIVI), au sein du tribunal de grande instance, qui doit évaluer les préjudices et peut ordonner une indemnisation à l'État. C'est le Journal de l'environnement qui alerte sur la tenue de ce procès.
Tout part d'un banal constat d'exposition au plomb, réalisé en 2008, dans un immeuble de la rue Sénac où vivent Claire Merklen et sa fille Loula, alors bébé. Selon un des avocats de la mère de famille, François Lafforgue, le diagnostic révèle la présence de plomb dégradé dans les parties communes, visible sous forme de peinture verte écaillée. Dès janvier 2009, les travaux de rénovation sont engagés conformément à la législation en vue d'éradiquer le plomb. À l'inverse du principe de précaution qui devrait prévaloir, les travaux sont réalisés sans aucune mesure de protection de la santé des locataires, non informés et des ouvriers. Ainsi, alors que des travaux de ponçage sont effectués, engendrant de la poussière dans tout l'immeuble, les locataires ne sont pas relogés et les ouvriers de l'entreprise privée engagée par le syndic de copropriété de l'immeuble, ne revêtent ni tenues ni masques de protection.
Saisie de l'affaire, la Direction départementale des affaires sociales et sanitaires (Ddass) envoie des inspecteurs sur les lieux qui réalisent un . . .
Comment les gens faisaient AVANT ?
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@marcel : avant quoi ?
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Il serait intéressant de connaître la décision rendue par la CIVI le 07 janvier 2014, que vous annoncez. Comptez-vous écrire un article pour en informer vos lecteurs? Merci
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