Les dossiers chauds du conseil municipal du 20 décembre
La première réunion du conseil municipal après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne et l'évacuation de plus de 1500 personnes donnera lieu à un débat en ouverture de la séance pour pouvoir ensuite enchaîner l'ordre du jour.
Les dossiers chauds du conseil municipal du 20 décembre
Jamais l'ordre du jour du conseil municipal aura aussi peu compté. Mis à part les quelques délibérations en rapport avec la prise en charge des milliers de personnes évacuées, quasiment rien de ce qui sera voté ce lundi n'a de rapport avec ce qui va réellement faire débat dans l'hémicycle et en dehors. En réunion de présidents de groupe, le maire a décidé de placer le débat sur le drame de la rue d'Aubagne en tout début de séance. Marsactu dresse la liste des principaux rapports soumis au vote.
La prise en charge des obsèques des disparus de la rue d’Aubagne
C’est l’une des trois délibérations de ce conseil municipal en lien immédiat avec le sujet qui occupera pourtant tous les esprits. Comme Jean-Claude Gaudin s’y était engagé quelques jours après le drame de la rue d’Aubagne, la Ville va prendre en charge les frais des obsèques des huit personnes disparues. Par ailleurs, elle s’engage à prendre en charge les frais engagés pour le transport des défunts, notamment à l’étranger, ainsi que les déplacements de leurs proches.
Après la cérémonie d’hommage, la cousine d’un des disparus avait publiquement expliqué avoir reçu un refus de la Ville de rembourser ses frais alors qu’elle avait fait le déplacement pour rapatrier le corps en Algérie. Le texte voté par le conseil municipal prévoit en effet de ne rembourser que la famille directe : "descendants, ascendants, collatéraux, conjoints". Deux autres délibérations prévoient la gratuité de la crèche et de la cantine pour les familles évacuées à proximité de la rue d'Aubagne. Au fil de l'ordre du jour, quelques rapports traitent de l'habitat indigne ou des sociétés publiques chargées de ce sujet, donnant peut-être l'occasion au débat de rebondir.
L'aide aux sinistrés
À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, mais peu nombreuses. Les d . . .
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En 1er lieu je tiens à dire combien le drame de la rue d’Aubagne m’attriste et je présente ici mes condoléances aux familles. Si je comprends bien la colère des proches des victimes, je pense aussi qu’on ne peut ignorer la fonction jouée par une partie du centre ville et notamment les quartiers de Noailles et Belsunce et précédemment le Panier. Ces quartiers ont toujours constitué des sas d’accueil pour les populations migrantes, sous M. Deferre, sous M. Vigouroux et sous M. Gaudin.
Combien sont ceux qui y ont trouvé un toit en arrivant sur Marseille . Alors aujourd’hui dans une société très lisse ont oublie le passé et on ne regarde que le présent, et c’est sans doute ce qu’il faut faire ! Mais quelle serait la prise en charge des populations en situation irrégulière, ce qui va être le cas des personnes qui squattaient le parc Corot ? Je me dis qu’une opération sur ces quartiers aurait entraîné une évacuation pour un public vulnérable. Il est nécessaire de s’interroger sur cette fonction, de son incidence sur la tradition d’accueil et de sa résonance politique. Il est toujours plus facile de juger à postériori et sans doute y a t- il eu des erreurs diverses et cumulatives, mais Il me semble que ce regard est à prendre en compte dans la situation actuelle. Aujourd’hui l’essentiel est d’accompagner les familles endeuillées.
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