Trafic de pesticides : 3 500 litres de produits toxiques et six agriculteurs au tribunal
Ce lundi s'ouvre à Marseille le procès d'un trafic présumé de pesticides. Comparaissent six agriculteurs, dont le premier producteur de salades d'Europe situé près d'Arles, et un intermédiaire suspecté d'avoir vendu des produits toxiques interdits en France via une société espagnole.
Les serres de Didier Cornille, l'un des prévenus, situées sur la D570N entre Arles et Tarascon. (Photo : Éléonore Colpin-Lafuma/L'Arlésienne)
Grand Frais, Système U, Intermarché... Leurs salades, tomates ou fraises trônent sur les étals des enseignes de supermarché, mais aussi dans les assiettes de grands restaurants. Ce lundi 12 janvier, six agriculteurs, dont la moitié sont issus des Bouches-du-Rhône, vont comparaître devant le tribunal de Marseille pour, entre autres, utilisation de produits phytopharmaceutiques interdits.
Ces producteurs et un homme qui pourrait avoir joué le rôle d'intermédiaire sont poursuivis pour trafic présumé de pesticides : des produits qui sont soit des contrefaçons, soit des substances interdites sur le sol français du fait de leur dangerosité pour la santé et la nature. Parmi les agriculteurs, l'un d'eux, Didier Cornille, est déjà bien connu de la justice, mais également des lecteurs de Marsactu. Sur fond de santé publique et d'enjeux environnementaux, cette affaire va donner lieu à un procès d'envergure, trois jours durant, dans la salle dédiée aux procès hors norme du tribunal judiciaire de Marseille.
Biocide à très large spectre
Tout débute en 2020, bien loin des Bouches-du-Rhône, en Normandie, lorsque la justice lance une enquête pour des faits de mise sur le marché de pesticides en bande organisée. Rapidement, les investigations s'orientent dans le sud de la France. Là se trouvent plusieurs propriétés agricoles qui ont pour point commun de faire affaire avec un certain Alain H., l'intermédiaire. Après des mois d'enquête, la justice suspecte ce dernier de fournir aux maraîchers des pesticides interdits sur le marché français via une société espagnole. Alors qu'Alain H. (déjà jugé pour le . . .
Vous voulez lire la suite ?
vous voulez lire la suite ?
« Mange la salade, jamais malade ! »
C’est quand même dingue de penser qu’on peut s’empoisonner à petit feu avec le légume le plus « healthy » qui soit en apparence. Celui que beaucoup d’entre nous mangent précisément pour cette raison !
Quand on lit cet article, on ne peut être que content d’être dans une AMAP, fournissant des salades certifiées bio…
Rejoignez-donc le côté lumineux de la force ! (pas forcément une AMAP, juste l’agriculteur bio du marché le plus proche !)
Se connecter pour écrire un commentaire.
+1
Se connecter pour écrire un commentaire.
« Les conséquences potentielles sur la nature comme sur la santé des consommateurs seront, elles aussi, évoqués durant les débats. » Et la santé des ouvriers agricoles ?
Se connecter pour écrire un commentaire.
Des peines ridicules…en Normandie…décidément, les agriculteurs sont vraiment bien protégés par le système…
Se connecter pour écrire un commentaire.
Je corrige le titre : « 3 500 litres de produits toxiques, cinq agriculteurs et un individu bien connu de la justice au tribunal ». Vu la liste des délits dont cet industriel de la salade peut s’honorer, longue comme le bras, il est urgent de l’empêcher de nuire.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Les enquêteurs n’ont pas fait procéder à des carottages de sols dans les champs où aurait pu être épandus les pesticides ? L’analyse chimique dirait si les molécules incriminées s’y trouvent, et à quelle profondeur, ce qui informerait sur la période présumée de l’épandage.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Curieux de savoir s’il mange ses salades produites pour les marchés de distribution où s’il a un potager bien bio pour sa famille et lui même? S’il est avéré qu’il a utilisé sciemment des produits interdits et qui puisé de contre-façon cet homme doit répondre devant la justice de ses actes.
Se connecter pour écrire un commentaire.