Nouveau patron LR de la Soleam, Lionel Royer-Perreaut se veut “sans passif, ni passé”

Interview
le 18 Nov 2020
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Annoncées pour la rentrée, les discussions entre métropole et municipalité sur la politique de l'habitat en centre-ville n'ont pas encore commencé. Élu président de la Soleam, un des outils de l'aménagement du centre-ville, le maire des 9/10, Lionel Royer-Perreaut veut jouer de ses multiples casquettes pour s'imposer comme un acteur incontournable de ce dossier prioritaire.

Depuis dix jours, Lionel Royer-Perreaut (LR) est le nouveau président de la Soleam. Cette société publique locale d’aménagement doit notamment poursuivre l'”opération grand centre-ville” à Marseille et ainsi contribuer à la lutte contre l’habitat indigne. Or, pour beaucoup de militants et d’habitants de ces quartiers, l’image de cette société reste liée à l’incurie de l’action municipale dans les quartiers du centre, en droite ligne de Marseille Aménagement sur les cendres de laquelle elle est née. La Soleam, aux yeux de beaucoup, c’est le projet Noailles enlisé, c’est le chantier de La Plaine protégé d’un mur d’enceinte.

Bien élu dans son secteur du 9/10 qu’il dirige pour un second mandat, Lionel Royer-Perreaut (LR) n’est plus dans l’ombre de quiconque. Il s’est durablement émancipé de celle de son ancien mentor, Guy Teissier et se voit un destin à l’échelle de la ville. Pour cela, il souhaite s’emparer du sujet difficile du logement et l’habitat. Président de 13 Habitat depuis 2015, premier bailleur du département, il cumule désormais la casquette de président de la Soleam et la vice-présidence du conseil de territoire Marseille Provence sur ces questions. Cela le positionne comme un nouveau ténor de l’opposition de droite au conseil municipal et comme un lieutenant très indépendant de Martine Vassal, à la métropole. Ses fréquentes interventions dans les différentes assemblées témoignent de cette nouvelle ambition.

Vous avez désormais une triple casquette de président de la Soleam, de 13 Habitat, une vice-présidence du conseil de territoire sur les questions de logement en plus de vos mandats d’élu et de maire. Comment est-ce possible de tout mener de front ?

D’abord sur nombre de ces sujets, je suis encore dans une phase d’assimilation. Ce sont des dossiers complexes qui nécessitent une prise de connaissance fine, du fait de la complexité des procédures. Je suis un acteur neuf sur un dossier du logement où on a besoin d’avoir des acteurs qui n’ont pas de passé, ni de passif mais un regard nouveau, une dynamique renouvelée.

Mais concrètement ?

Concrètement, je m’organise. Je séquence mes semaines avec des matinées consacrées à mes différents mandats et responsabilités, les après-midis, en mairie de secteur, à la rencontre de mes administrés. Tout cela est possible. Cette amplitude et ce temps de travail, je les avais déjà. Beaucoup des dossiers qui ont trait à l’habitat se recoupent. Mais je prends encore le temps de découvrir l’ampleur du travail de la Soleam, notamment avec des mandats ou des concessions [des contrats confiés par la Ville ou la métropole, ndlr] qui étaient loin de mon secteur du 9/10. Cela a un certain attrait intellectuel.

Avec la Soleam, vous arrivez à la tête d’une société à l’image passablement dégradée parce qu’elle est associée à l’échec de la politique d’aménagement du centre-ville. Comment l’appréhendez-vous ?

J’ai conscience de cette image dégradée que certains ont complaisamment véhiculée. Cette société est dotée d’un personnel de qualité qui travaille beaucoup. C’est très injuste de tirer un trait sur ces femmes et ces hommes très investis. Il s’agit de redonner ses lettres de noblesse à l’institution, de remettre en perspective le travail réalisé et de jouer la transparence. La communication n’a pas toujours été faite comme elle aurait dû. Quand je lis dans un livre best seller d’un de vos confrères que le 65 rue d’Aubagne était propriété de la Soleam, cela n’aide pas [des immeubles effondrés, seul le 63 était propriété publique, via Marseille habitat, le 65 appartenait à des propriétaires privés, ndlr].

À Marseille, l’aménagement reste à droite
La société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine a été créée en mars 2010 pour remplacer l’ancienne société d’économie mixte Marseille aménagement, en charge notamment de la rénovation du centre-ville. Officiellement, il s’agissait de créer une société aux capitaux intégralement publics dont la mairie avait la majorité des parts. Cela permettait aussi d’effacer le bilan très négatif de l’ancien bras armé de la Ville, objet de multiples rapports de la chambre régionale des comptes.
La Soleam a tardé à dépasser les frontières de Marseille, surtout quand la communauté urbaine était à gauche. Au final, c’est en 2018 que la Soleam devient un outil métropolitain, avec un transfert de 55 % du capital de la Ville vers la métropole. De ce fait, comme l’agence d’urbanisme et la régie des transports, elle reste sous la coupe de la majorité LR à la métropole, malgré le changement de couleur de la majorité municipale.

Après les effondrements, la métropole, l’État et la Ville ont créé une société publique locale d’aménagement d’intérêt national, la SPLA-IN dont le but est de piloter la rénovation d’une large part du centre-ville. Comment cela va-t-il s’articuler ?

Je suis aussi un administrateur de la SPLA-IN, c’est un atout complémentaire. Tout cela est coordonné et en accord sur les objectifs à réaliser. Un comité de pilotage se réunira le 25 novembre. Nous continuons à travailler en parallèle à la Soleam, dans une approche intégrée. Dans ce cadre, il faut tirer profit d’acteurs qui peuvent jouer de leur multiplicité de casquettes et faire une force de ce qui peut apparaître comme une faiblesse. Sur les questions qui concernent la Soleam, la métropole et 13 Habitat, il n’y aura qu’une seule tête, votre serviteur. Quant à la SPLA-IN, je connais son président, Frédéric Guinieri qui est un véritable expert de ces questions.

Mais comment séparer la Soleam de cette image d’un échec politique en centre-ville ?

Tout d’abord, la Soleam, ce n’est pas l’habitat indigne. C’est une structure qui gère de multiples concessions sur le territoire marseillais et métropolitain avec des mandats qui s’étalent sur plusieurs années. Elle gère par exemple le grand chantier de l’accessibilité pour les personnes handicapées des bâtiments communaux de la Ville de Marseille. Un sujet sur lequel on va mettre un coup de booster, en étroite collaboration avec la Ville. Je souhaite intéresser davantage les administrateurs à la vie de la société, les impliquer dans les différents dossiers. Mais, encore une fois, la Soleam, ce n’est pas seulement la mise en œuvre du projet grand centre-ville. D’ailleurs, la lutte contre l’habitat indigne, ce sont Marseille habitat et Urbanis qui en ont la charge pour le compte de la métropole.

La Soleam portait également le projet Noailles que votre prédécesseur a sans cesse reporté à plus tard. Où en-est on du projet de crèche ou de celui du centre social que les habitants attendent depuis près de 20 ans ?

Sur le projet de crèche, il y a eu une incompréhension. Nous avons un projet sur les numéros 12, 14 et 16 de la rue de l’Académie. Le premier immeuble est notre pleine propriété, le 16 est en cours d’acquisition. Pour l’immeuble qui est entre les deux, notre intérêt ne porte que sur le rez-de-chaussée, l’arrière-cour et le premier étage. La déclaration d’utilité publique ne concernerait que ces aspects là. Mais je suis en attente de la position de la Ville en la matière et plus largement sur les équipements publics nécessaires au quartier. Sur le centre social, nous avons un immeuble propriété de Marseille habitat qui doit permettre la réalisation d’un centre de 460 m2, accueillant des 12-18 ans. Un permis de construire est en capacité d’être déposé en 2021 avec un début des travaux en 2022. Là encore, j’attends un retour de la Ville à mon courrier.

Mais il s’agit de l’annexe jeunes d’une maison pour tous qui doit être installée rue Moustier, en bordure du domaine Ventre et qui fait l’objet de multiples recours…

Sur ce dossier, nous avons de lourds contentieux avec trois recours déposés, une parcelle très enclavée avec des problèmes de voisinage et de copropriété. Il y a notamment un problème de servitude de passage qui obligerait à créer une structure juridique pour gérer les espaces communs. À tout ceci, s’ajoute une inquiétude sur la stabilité des sols. Ce n’est donc pas un sujet de volonté politique mais de complexité technique. Là encore, il faut que je m’entretienne avec les élus de la Ville.

“Après un traumatisme, on ne peut pas se contenter d’une concertation basique”

Une des critiques à l’encontre de la Soleam concerne la concertation. Le projet Noailles a donné lieu à une seule réunion publique. Depuis rien. Or, une partie des habitants et militants demandent une véritable co-construction du projet pour leur quartier.

Le terme de co-construction ne me choque pas. Après un traumatisme, on ne peut pas se contenter d’une concertation basique, d’une simple application des règles et de loi. À la création du parc national des Calanques, c’est moi qui ait piloté la concertation avec les chasseurs, les cabannoniers, les calanquiers, les pêcheurs… [Lionel Royer-Perreaut était alors le directeur de cabinet de Guy Teissier, qui présidait l’entité qui préfigurait le parc national, ndlr]. Croyez moi, ça n’a pas été une partie de plaisir. J’ai aussi conscience des jeux politiques. J’ai de l’énergie à revendre pour concerter et construire avec celles et ceux qui ont envie que les dossiers avancent. Il faut dépolluer les débats des postures politiciennes stériles.

Mais pour que cela avance, il faut trouver un mode de dialogue avec les élus municipaux, ce qui ne semble pas être le cas depuis la rentrée…

Toute solution est à construire. Nous ne nous connaissons pas bien. Or, beaucoup de choses dépendent de l’alchimie de relation avec les femmes et les hommes. La fluidité dans la relation demande à ce que l’on sorte de la posture du procureur et du censeur pour arriver à une forme de diagnostic partagé. Le sujet est complexe. Il demande de l’humilité.

En même temps, la Ville n’a plus les compétences habitat et les grands outils qui dépendent tous de la métropole. Or, l’habitat indigne concerne en premier lieu, la ville-centre. Une simple concertation avec les élus ne peut suffire…

J’ai été élu à la Soleam il y a quelques jours. D’autres réunions sont prévues avec les élus municipaux. Cela ne fait que commencer. La Ville a obtenu la présidence de Marseille habitat qui est un des opérateurs sur ces questions.

Parce qu’elle en est l’actionnaire majoritaire ! Et c’est loin d’être le principal opérateur…

C’est la transcription de la loi et des transferts de compétences actés en leur temps. Que la Ville ait du mal à trouver son positionnement dans cet éco-système, je le comprends. Elle doit et peut avoir un rôle. La présidente de la métropole, Martine Vassal, a fait part dans son courrier de sa volonté de travailler main dans la main. Nous attendons encore de voir quels sont les enjeux pour la nouvelle majorité en terme de voirie, d’habitat, d’urbanisme…

“Les grands totems de gauche, l’addition des grands principes ne font pas une politique”

Lors du prochain conseil municipal, le 23 novembre, la majorité va faire voter un texte qui donne les grands principes de l’action municipale en faveur de l’habitat. La maire Michèle Rubirola a évoqué la construction de 30 000 logements à l’échelle du mandat. Le conseil municipal votera le principe d’un encadrement des loyers, il y a déjà des positions prises.

Très bien. Cinq pages en terme d’orientation politique, c’est un peu court. Je serai sans doute l’orateur de droite sur ces questions. Le logement a été un vrai sujet dans la campagne. Les grands totems de gauche, l’addition des grands principes ne font pas une politique. 30 000 logements, c’est une belle ambition. 3000 logements sociaux, c’est une autre ambition. Un logement social, même s’il est social, c’est d’abord une opération économique. Pour qu’un logement social puisse donner lieu à des loyers modiques, il faut un prix au mètre carré habitable situé entre 1600 et 1900 euros. Or, sur l’opération de rachat et réhabilitation des immeubles de la Ville de Marseille, nous avons un coût à 3700 euros le mètre carré, très au-dessus des équilibres économiques. Chacun doit faire des efforts pour maîtriser ce qu’on appelle la charge foncière, c’est-à-dire le coût d’acquisition final par le bailleur social.

Dans un tweet, le conseiller municipal délégué au patrimoine, Éric Méry rappelait qu’il était loin de signer l’acte définitif de vente de ces 16 immeubles, compte tenu du prix de vente de 560 000 euros…

Je préférerais qu’il m’appelle plutôt qu’il fasse un tweet. Pour produire 70 logements pour 12 millions d’euros, chacun y doit mettre du sien. Sur ces 16 opérations, il y a 10 à 20 % d’apports en fonds propres de 13 Habitat. À cela s’ajoute un apport du département qui passe de 15 à 35 %. Le reste est constitué d’emprunt à la Caisse des dépôts sur des temps longs. Et je ne vous parle pas des surcoûts liés aux architectes des bâtiments de France qui demandent à ce qu’on conserve certaines façades. Je peux vous dire, parce que je siège à l’association régionale des organismes HLM, que la profession des bailleurs sociaux nous regarde. Il faut réussir une opération exemplaire de ce qui peut se faire en cœur de ville dans une situation complexe, des possibilités de recours, des biens pas toujours libres d’occupants… Et, si on regarde le calendrier de toute l’opération nous n’avons pas chômé. Le diagnostic visuel du bureau d’étude date de fin janvier 2019, la délibération du 16 septembre 2019 et la promesse de vente devant notaire du 24 juin 2020 Cela ne s’est pas fait en catimini, à la veille des élections comme le sous-entend monsieur Méry. Cela devait se faire en mars et puis, il y a eu le confinement. Tout s’est fait en toute transparence en des délais très soutenus.

Vous évoquez volontiers la municipalité et les manques de sa feuille de route sur le logement, mais on ne connaît pas celle de la métropole, compétente en la matière…

Si je venais à exprimer la feuille de route de la métropole, cela serait nier l’espace qu’on doit laisser à la Ville de Marseille. Je ne le ferai pas. En tout cas, les grands objectifs déclinés dans le document soumis au vote du conseil municipal ce lundi laissent voir une vision très parcellaire de la ville et de l’enjeu du logement. On ne peut pas tout limiter au logement social parce que 80 % du public y est éligible. Cela veut tout dire et rien dire. Il faut savoir quel type de logement social nous voulons. Nous savons qu’il y a nécessité de construire du logement très social mais pas forcément sur de grands surfaces. Il en faut par exemple pour les femmes seules avec enfants, pour les personnes âgées. Il y a aussi tout une catégorie de gens qui ne gagnent pas assez d’argent pour accéder au logement social, payer le loyer et les charges. Pour eux, il faut diversifier l’offre d’hébergement en multipliant les unités d’hébergement d’urgence, équitablement réparties sur le territoire communal. Le département prévoit d’en construire une pour les femmes victimes de violences, c’est une orientation à poursuivre. Il faut aussi développer l’accession à la propriété dans le social comme nous l’avons fait à La Viste. En tout cas, il est faux de croire que parce qu’on ne communique pas, nous n’avons pas de portage politique. Ce sont des dossiers qui n’ont eu de cesse d’être travaillés par l’administration. La communication, l’association de tous, je suis pour, cela viendra en son temps.

Cela ne vous paraît pas choquant que le vice-président chargé de l’habitat indigne à la métropole soit le maire de Puyloubier, un village de moins de 2000 habitants alors que cette thématique concerne d’abord Marseille ?

Frédéric Guinieri connaît très bien Marseille et c’est un spécialiste de ces dossiers. Et comme vous le savez, la métropole comprend deux strates. La première fixe les grands enjeux, les documents stratégiques et agit partout sur le territoire là où c’est nécessaire comme à La Ciotat, Marignane ou Marseille. Ensuite, il y a une dimension opérationnelle qui se joue au niveau du conseil de territoire. Et, pour cela, il faut un élu qui ne soit pas forcément du centre-ville mais qui en connaisse bien les enjeux. C’est mon cas. Je suis quelqu’un qui n’est pas pris dans les jeux de pouvoir, mais je sais les décrypter.

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Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    Bref, tout va bien : nous avons là quelqu’un de compétent, investi, serieux, motivé, qui saura gerer les responsabilités qu’il cumule, qui sera de tous les dossiers, entouré de gens tout aussi compétents et investis, (qui n’ont ni passif ni passé), mais le frein c’est l equipe municipale, qui n’est pas aussi compétente, ni aussi investie, et tous ces groupes qui politisent cette question du logement et de l’aménagement du centre-ville.
    Lui, ne fait pas de politique. Et travaille sur les dossiers.
    Bref le discours habituel de la droite. Tout est dans le discours.

    Merci d’avoir mené cette interview Marsactu, en posant ces questions qui pointent bien les zones d’ombre, ça n’a pas dû être simple.

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    • leb leb

      Ne pas s’inquiéter, il a su gérer la concertation pour le parc national des Calanques avec les chasseurs, pêcheurs, gardes forrestiers… Soit au moins dix personnes. Il pourra faire de même à noailles.

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  2. zaza zaza

    Contre l’habitat indigne !!! alors que de nombreux appartements dont 13 Habitat est le bailleur social sont dans un état déplorable !!

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  3. julijo julijo

    ni passif, ni passé, et pour un futur on va attendre que royer-superman-perreaut ait bien vu tous les dossiers….et surtout selon lui que la municipalité se réveille !!!
    l expérience que nous avons de ce personnage laisse penser qu’on a pas encore fini avec l’habitat indigne.
    comment un personnage détenant autant de mandats peut-il être aussi falot.
    ils n’ont vraiment personne dans la droite marseillaise pour confier ces responsabilités à un homme aussi léger, qui répète à chaque réponse : c’est pas moi, c’est l’autre…

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  4. BRASILIA8 BRASILIA8

    pour le moment Mme Rubirola se préoccupe du marché de noël et du sort des santonniers
    chaque chose en son temps soyons patient

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  5. LN LN

    Je lis la première question et la réponse du cumulard me suffit. Tout y est. J’ai même pas envie d’aller plus loin… Tellement marre de le voir, de l’avoir encore pour des années. Je vote PM et je ne vois que LR et sa Métropole. C’est l’overdose.

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  6. Lecteur Electeur Lecteur Electeur

    Royer-Perreaut se voit déjà en futur maire de Marseille et Président de la Communauté urbaine.

    En tant que maire du 9-10 ème arrondissement et membre de la majorité métropolitaine qui détient le pouvoir en matière de circulation et de transport en commun il ferait mieux de s’occuper sérieusement de ces énormes bouchons automobiles qui à certaines heures paralysent les quartiers du rond-point de Luminy au Cabot et bien au-delà (et ce n’est là qu’un exemple), avec des autobus qui sont également pris dans les embouteillages et qui circulent au pas et une qualité de l’air très dégradée…

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  7. Brallaisse Brallaisse

    En résumé et à la lecture de tous ces commentaires , la situation marseillaise va continuer à se dégrader. D’un côté un pur produit de la droite marseillaise, qui n’est responsable de rien , ne sais rien et qui profite bien , elle et ses copains. A propos cher Marsactu , j’insiste mais au total , Royer-Perreaut touche combien chaque mois pour toutes ces charges ? . De l’autre une mairie aux abonnés absents.Le vide sidéral.
    Alors m’est revenu en mémoire cette chanson de Charles Trénet un peu adaptée.
    “Que reste t’il de nos amours chère Michèle
    Que reste t’il de cette apparition si belle
    Une photo , vielle photo
    De notre allégresse
    Que reste’il de nos votes si doux
    De ce mois de Juin , de ce rendez -vous
    De ce souvenir qui me poursuit
    Sans cesse
    Bonheur fané, cheveux au vent
    Baisers volés, rêves mouvants
    Que reste-t-il de tout cela
    Dites-le-moi”
    Pour le moment il ne reste pas grand chose , hors mis , 1000 regrets

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    • 236 236

      Ne désespérons pas, laissons leur un peu de temps pour savoir comment agir.
      Ils n’ont pas toutes les manettes et en face c’est du lourd. Qu’ils restent campés dans leur intégrité et tout ira…. c’est que j’aime à croire

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    • LN LN

      @236 : j’aurais tendance à vouloir abonder dans votre sens. A moins d’avoir loupé une info, j’aimerais une action forte et significative de la mairie plutôt que de la voir réclamer une plateforme pour la vente de santons. Ça me navre.

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  8. 236 236

    L’homme semble multi compétent et fait mention de noblesse, les choses devront donc changer en mieux. Mais si « dépolluer les débats des postures politiciennes » signifie faire table rase des pratiques du couple Marseille/Métropole de l’ancien régime qui causent des dommages encore maintenant et si être dans une « posture de procureur » signifie renoncer à la vérité et écarter d’un revers de main la Justice et ne pas rechercher les responsabilités, ce discours et cette ouverture au dialogue et au travail en concert sonneraient creux.
    En tant que Vice-président délégué à l’habitat indigne à la Métropole que cet homme marque encore un plus son indépendance en examinant la situation d’immeuble entretenu, non frappé d’un arrêté de péril, passé en un clic du ressort de la ville de Marseille à celui de la Métropole et objet d’une expropriation à une vitesse étonnamment foudroyante.

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  9. 236 236

    click and spoliet

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  10. kukulkan kukulkan

    quelle honte ce cumul des mandats :

    Voici une liste des différents mandats exercés par Lionel Royer-Perreault :

    Maire de Marseille secteur 5 (arrdts 9/10)
    Conseiller municipal
    2e vice-président du conseil de Territoire Marseille Provence délégué à l’Habitat
    Conseiller métropolitain
    1er vice-président du Département des Bouches-du-Rhône
    Conseiller départemental
    Président de la SOLEAM
    Président de 13 Habitat
    Député suppléant des Bouches du Rhône
    A cela il faut ajouter un mandat d’administrateur dans les structures suivantes :

    AGAM
    SPLA-IN AMP
    ALEC (Agence Locale de l’Energie et du Climat)
    Association Grand Luminy
    ERILIA
    GIP Marseille Rénovation Urbaine
    Une question peut alors se poser, comment un seul homme peut-il réussir à remplir tant de missions différentes ?
    https://marsactu.fr/agora/lionel-royer-perreaut-champion-du-cumul-des-mandats-accumule-15-mandats-differents/#comments

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    • GENIA GENIA

      Moi aussi je commençais à compter, soient 15 mandats au plus haut niveau ! Et certains croient qu’il va pouvoir les remplir !
      Autant dire qu’il ne pourra en satisfaire aucun.
      Et s’il croit au “sans passif, ni passé”, il n’a pas dû analyser le passif laissé avant lui par la SOLEAM qui devra tout de même rendre des comptes de toutes les conséquences négatives de sa gestion catastrophique antérieure .
      Il ne suffit pas de changer de nom ou de responsables pour tirer un trait sur le passé….

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  11. Sentenzza Sentenzza

    Eh ben lui rassurez moi,il doit pas dormir la nuit ce couteau suisse de l administration !il s occupe de tout!l ogre cumulard!nous verrons bien.

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  12. Jacques89 Jacques89

    « à la rencontre de mes administrés »
    Cette manie de tenir des permanences alors que les services sont là pour répondre aux habitants ou faire remonter les infos. Ce clientélisme qui engendre le favoritisme et que les gens imaginent sincère pour se donner un peu d’importance et profiter d’un bras trop long pour être honnête. Bref, va encore falloir surveiller les marchés de près. Les élus aiment bien faire travailler les entreprises qui « participent à l’effort démocratique de la cité ».

    « Sur les questions qui concernent la Soleam, la métropole et 13 Habitat, il n’y aura qu’une seule tête, votre serviteur. »
    Bel exemple de décentralisation. On gueule pour que les décisions se prennent localement, mais quand on est en place on s’empresse de recentraliser tout ça. Les marchands de casquettes vont faire du chiffre.

    Quant aux sociétés créées pour réaliser des programmes, quel intérêt sinon celui de masquer la tête de la municipalité avec le paravent politique en cas de défaillance? S’il y a bien un boulot que les élus sont sensés faire c’est effectivement d’établir des programmes (en définissant les besoins) et prévoir les crédits pour les financer. Pour le reste, jusqu’à la réalisation, c’est l’affaire des services. Que l’on crée une société pour gérer des logements, cela s’entend, puisque cette gestion n’est pas une charge prévue dans l’organisation des services. Des mécanismes qui datent d’une époque où en créant une société on échappait aux règles des marchés (il y a longtemps, depuis, les magouilles ont contribué à changer les règles). Quoi que, aujourd’hui, on échappe peut-être à la prison ?

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  13. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Sans passé ni passif, ce Monsieur doit probablement être l’exact homonyme d’un élu de la précédente majorité municipale, dont la politique du logement était quasi déléguée aux promoteurs immobiliers.

    Mais ce qui confirme que c’est un homme neuf, c’est sa réponse à la question “comment séparer la Soleam de cette image d’un échec politique en centre-ville ?” Il n’est pas très astucieux d’évoquer “le grand chantier de l’accessibilité pour les personnes handicapées des bâtiments communaux” : Marseille est notoirement la ville française la plus en retard en matière d’accessibilité, partout, grâce à l’inaction de la précédente majorité. M. Royer-Perreaut n’a donc pas pu appartenir à cette dernière.

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  14. Patjoub Patjoub

    La Soleam ce n’est pas l’habitat indigne…. J’ai failli m’étouffer en lisant ça !!
    Et à Saint-Mauront, elle fait quoi, la Soleam ? Elle a depuis 2007 une concession pour l’éradication de l’habitat indigne. C’est-à-direque c’est elle qui mène les expropriations “Loi Vivien” des marchands de sommeil, elle qui s’occupe des acquisitions foncières, elle qui reloge les habitants, elle qui établit le projet de reconstruction et le choix des opérateurs. A ce titre, elle a porté une grosse Déclaration d’utilité publique pour un gros secteur autour des rues Gaillard et Guichard. Oui, juste en face de la zone de la rue Félix Pyat qui a fait l’objet d’un article récent de Marsactu, mais qu’il aurait été trop simple d’inclure dans un projet global.
    Cette opération est par certains côtés une réussite, avec des constructions d’une grande qualité architecturale, des HLM qui font honneur au logement social.
    sauf qu’elle n’a fait l’objet d’aucune volonté politique, d’aucun portage fort : depuis 2007, à peine la moitié a été réalisé, tout traîne en longueur, les dossiers sont brouillons.
    et puis la Soleam n’est-elle pas la continuité de Marseille Aménagement qui a acheté et laissé pourrir les immeubles de l’abominable M. Sanchez au Panier ? Tout en vendant les immeubles autour en defiscalisation Lou Malraux dans les conditions très bien décrites par Marsactu, c’est-à-dire dans l’opacité et aux amis, sans réfléchir à un projet global ?

    Alors cette posture “l’habitat indigne c’est pas moi”,c’est un peu facile pour tout renvoyer sur la SPLAIN qui n’est qu’une coquille vide àcce jjour. . . . Oui, il semble que M. Royer-Perreault doive encore se plonger dans quelques dossiers. Comme le dit un commentaire au-dessus, votre interview a la qualité de montrer en creux le vide et l’absence du personnage….

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  15. Brallaisse Brallaisse

    LRP, Le Roi Pipeau s’arrange avec la vérité comme ses maîtres en politique. Rien ne change, de la com,et de comEn tous cas Emmanuel merci pour ce lien édifiant.

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  16. Orsu Orsu

    Quand je vois toutes ces attaques contre LRP, je me dis , heureusement que nous avons un maire à ma

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