Malades ou inquiets, ils sont plusieurs centaines à vouloir se faire dépister à l’IHU

Reportage
le 24 Mar 2020
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Depuis ce week-end, plusieurs centaines de personnes patientent chaque jour pour se faire dépister au sein de l'institut hospitalo-universitaire de Didier Raoult. Parmi elles, des personnes sans symptômes mais inquiètes côtoient des personnes malades. Ils bravent les consignes de confinement pour savoir.

La file est immense. Elle part de l’arrêt de bus de la Timone, serpente de part et d’autre de l’entrée de l’hôpital et se poursuit jusqu’au bâtiment rayé de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) Infection Méditerranée. Dirigé par le professeur Didier Raoult, celui-ci se trouve niché en bordure du complexe hospitalier. Depuis ce week-end, l’affluence a pris de l’ampleur au point qu’une voiture de police stationne à proximité, pour prévenir d’éventuels débordements.

Ils sont plusieurs centaines à attendre, immobiles. Une ampleur qui trouve son explication dans le récent relais médiatique de la démarche de dépistage mise en œuvre par les médecins de l’IHU depuis le début de l’épidémie et un temps démentie par l’ARS. Les chercheurs et médecins de l’IHU l’ont formulé dans un communiqué diffusé ce dimanche rappelant le serment d’Hippocrate et leur « devoir » :

Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les données les plus récemment acquises de la science médicale.

L’équipe de l’IHU s’engage donc à procéder, contrairement aux consignes en vigueur, à un dépistage des « personnes fébriles » et à proposer un traitement pour les personnes positives au Covid-19 associant l’hydro-chloroquine à un antibiotique, l’Azithromycine. Cela fait déjà plusieurs semaines que la polémique enfle sur la stratégie de santé publique mise en œuvre pour lutter contre la propagation du coronavirus et notamment l’usage de ces molécules en cours de test à Marseille et Paris.

177 000 vues pour une video du Libre penseur

Ces jours derniers, le travail de l’IHU a vu son écho renforcé par une vidéo du polémiste controversé Salim Laïbi, publiée le 17 mars sur sa chaîne Youtube Le libre penseur et partagée plus de 177 000 fois depuis. Dans la file, certaines personnes expliquent avoir été informées de la démarche de dépistage et de traitement via cette vidéo. « J’ai vu une vidéo d’un lanceur d’alerte sur internet qui expliquait qu’ils testaient à la Timone pour savoir si on avait le coronavirus, explique cette dame qui patiente sur le trottoir et se dit asymptomatique. Je me suis qu’il fallait que je sache. Pour me protéger moi et mes proches ».

Dans la file d’attente, la distance minimale d’un mètre est loin d’être la règle, notamment dans les escaliers qui flanquent le bâtiment. Selon les témoignages recueillis sur place, la queue mélange personnes asymptomatiques, simplement inquiets, des personnes malades et d’autres présentant des pathologies à risques, malades ou pas.

Tensions dans la queue

Plus on s’approche de l’entrée vitrée de l’institut, plus la tension monte, sans atteindre des sommets inquiétants. C’est déjà le début de l’après-midi, mais certains patientent depuis 9 heures du matin et ceux qui tentent de griller la file sont aussitôt rappelés à l’ordre. C’est le cas d’un monsieur le visage couvert d’un cache-nez, pris à partie parce qu’il remonte la queue et tente de passer. « Je suis venu chercher un traitement, laissez moi tranquille », se défend-il. Le soignant qui assure le tri à l’entrée finit par le reconnaître et le laisse entrer.

À l’intérieur, des masques sont fournis à ceux qui ne sont pas équipés. Une salle d’attente a été organisée dans le hall d’entrée. Les personnes sont invitées à s’auto-tester en s’insérant un long coton tige dans le nez. Le test se fait en toute transparence puisque les cabines sont situées le long de la paroi vitrée du hall. Les personnes présentant des symptômes plus sévères sont invitées à consulter un médecin pour une éventuelle prise en charge via le traitement en cours de test au sein de l’IHU.

Le docteur Éric Chabrière passe la porte. Il est l’un des professeurs de médecine de l’IHU et ne témoigne pas d’inquiétude de voir cette file grandir de jour en jour. « Nous faisons simplement notre travail, explique le chercheur pressé, avant de renvoyer vers le service de communication. Nous avons une organisation quasi-militaire qui nous permet de faire face à cette demande. Aujourd’hui, nous réalisons 40% des dépistages organisés en France. C’est normal que les gens s’inquiètent et veulent savoir. Si votre grand-mère tousse, vous voudrez savoir ce qu’elle a ? C’est ce qui préoccupe les gens aujourd’hui et nous répondons à leur préoccupation« .

Le ministère de la santé recommande la prudence

L’agence régionale de santé se refuse à commenter l’initiative du professeur Raoult et renvoie vers le ministère de la santé. Ce lundi soir, Olivier Véran, le ministre de la santé a de son côté annoncé s’apprêter à prendre un arrêté pour limiter l’utilisation de la chloroquine « aux malades hospitalisés avec des formes sévères sur décision collégiale des médecins », conformément à l’avis de la Haute autorité de Santé. Le ministère en question rappelle également qu’au stade 3 de l’épidémie, la règle est le confinement.

« Le dépistage ne doit être réalisé que pour les personnes présentant des symptômes sévères », répète-on au service presse. Quant au test réalisé par le professeur Raoult, « il est prématuré d’en tirer des conclusions alors que d’autres tests sont toujours en cours. Il faut être très prudents pour limiter tout risque d’auto-médication. Ces molécules ne sont pas anodines ».

À l’entrée de l’IHU, le professeur Raoult passe à son tour. Son arrivée est saluée par une salve d’applaudissements à laquelle il répond d’un signe de la main.

Sous le porche, effectivement, les gens veulent savoir. Journaliste, Linda attend depuis 9 heures du matin. Elle a été diagnostiquée il y a dix jours et souffre d’une pneumopathie « avec arythmie cardiaque associée ». Elle vient donc se faire dépister et espère pouvoir bénéficier du traitement supposé faire baisser la charge virale.

Lundi matin, la file d’attente dépassait l’entrée principale du centre hospitalier. (Image BG)

« Mon médecin n’avait plus de masque pour lui-même »

Un peu plus loin, Stéphane, 50 ans et sa femme Ariane, 40 ans, patientent en se tenant l’un contre l’autre, très pâles mais souriant. « Nous avons des symptômes depuis 15 jours et ça ne s’améliore pas », constate la jeune femme. Tous les deux n’ont pas de masques contrairement à leurs voisins : « On n’en a trouvé nulle part. Notre médecin n’en n’avait pas pour lui-même ». Son compagnon se considère « à risque » pour une pathologie pulmonaire chronique. « C’est le médecin qui nous a dit de venir ici », explique-t-il avant de s’engouffrer dans l’IHU.

Plusieurs des personnes interrogées indiquent être sur place sur le conseil d’un médecin, le plus souvent après une télé-consultation. D’autres sont simplement inquiets. C’est le cas d’Adelphe (qui a choisi son prénom de remplacement). Il travaille dans une maison d’enfance à caractère social qui accueille des enfants placés. Il porte un des rares masques mis à disposition par sa direction. « Je n’ai pas de symptômes mais je veux être sûr que je contamine pas tout le monde autour de moi ».

Personnes à risque et inquiétudes

Julien attend un peu plus loin. Lui non plus n’a aucun symptômes mais le jeune homme veut s’assurer qu’il n’est pas porteur sain « pour ne pas contaminer ma mère qui est diabétique et fait partie des personnes à risque ».

Aflah Hakkar patiente sur un banc. Elle a des symptômes depuis dix jours et « ça ne s’améliore pas ». Son mari n’a rien tout comme ses enfants de 15 et 16 ans. « Mais j’ai eu la tuberculose en 2018 et ça fait de moi un cas à risque ». Sur le même banc, Christiane 73 ans se dit aussi « à risque » à cause de son asthme, explique avoir des symptômes « mais pas trop » et semble surtout ravie d’avoir du monde avec qui parler.

Au fil de cette immense queue qui s’étire, on entend la même alternance entre des gens toussant dans leur coude et d’autres qui disent leur inquiétude. Tous ont un point commun: ils veulent savoir s’ils ont le virus ou s’ils peuvent le transmettre. Visiblement, l’appel au confinement ne répond pas à cette question.

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Commentaires

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  1. barbapapa barbapapa
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    • Jacques89 Jacques89

      « limiter l’utilisation de la chloroquine « aux malades hospitalisés avec des formes sévères sur décision collégiale des médecins » ». Autant dire: » on a pas de tests pour tout le monde. » On n’est pas en Corée ici!
      Il est bien gentil Véran mais on en fait quoi de ces malades, on les laisse mourir? Le plus désolant c’est que depuis l’année dernière que les instances de santé sont missionnées pour une évaluation, personne n’a encore pu faire une évaluation de l’avantage/risque. Les protocoles de validations ne semblent pas s’être adapté à la situation d’urgence.
      Bien sûr, comme tous les médicaments celui-là a ses contre-indications. En règle générale, c’est pour cela qu’on va voir un toubib quand on est malade. C’est ce que font ces personnes et apparemment elles ont frappé à la seule porte ouverte à leur angoisse.

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  2. corsaire vert corsaire vert

    L’inquiétude est légitime et on remarque que les politiques responsables de ce chaos ont été testés .
    Alors pourquoi pas toute la population qui le désire ?
    L’immense danger pour la propagation du virus que représente cet afflux de gens inquiets devant la Timone n’est il pas pris au sérieux encore une fois ?
    Ne serait il pas possible d’équiper les pharmacies de test que l’on ferait à domicile et remettrions, sécurisés, à la pharmacie où la collecte serait faite par des labos ?
    Trop cher sans doute !!!
    PV, sanctions ,etc … sont la seule réponse des sbires d’un pouvoir irresponsable et criminel .

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  3. jo147 jo147

    C’est légitime, mais n’est-ce pas risqué de passer plusieurs heures à proximité de nombreuses personnes, dont une bonne partie sont probablement infectées ??? Et si on se retrouve infecté ce jour là, dans la queue, est-ce que le test le dépistera si tôt, dans l’immédiateté ? Parce que sinon, le risque, c’est arriver sans rien, d’avoir un test qui dit négatif vous êtes OK mais quand même de repartir infecté ? Je délire ou on peut voir les choses comme ça ?

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    • MarsKaa MarsKaa

      Je pense comme vous
      Et laisser grossir la queue pour se faire de la pub, au détriment des personnes qui ont absolument besoin d un test, c est irresponsable d après moi.

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  4. soleil marseillais soleil marseillais

    Je me questionne surtout sur la démarche du Pr Raoult et de son équipe qui ne suit pas les préconisations du gouvernement fondées sur les avis d’un Conseil scientifique dont il fait partie (sic!). Des centaines de personnes qui transgressent le confinement est ce bien raisonnable ?? Or tout le monde s’accorde à dire que le confinement strict et durable est une des clés majeures pour endiguer la propagation du virus. De plus l' »essai » sur lequel s’appuie la démarche est tout sauf robuste et sape également les fondements de la démarche scientifique ce que explique la prudence de ses collègues même si en période de grave crise le temps est compté. D’autres anti-viraux que la chloroquine sont également testés ne l’oublions pas. C’est pourquoi utiliser les médias pour avancer tout seul comme s’il n’y avait qu’une seule démarche et un médicament miracle est très problématique. Une autre méthode plus coopérative et plus humble médiatiquement aurait pu permettre de concilier, semble t il ,urgence, audace, réactivité et responsabilisation des plus inquiets ! Un autre constat : tous les VIP (marseillais ou autres) ne font pas la queue …

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  5. Latécoère Latécoère

    Le professeur Raoult a quand même dit beaucoup de grosses bêtises depuis de début de la pandémie. Comme par exemple « Un virus mondial ça n’existe pas », ou « Il y a moins de morts que par accident de trottinette » ou encore « Tout ça parce qu’il y a quatre chinois qui sont morts ». Allez voir ses vidéos sur le site http://www.mediterranee-infection.com c’est édifiant ! La série s’appelle « Nous avons le droit d’être intelligents ». Sans blague !
    Alors peut-être que concernant le médicament il est dans le vrai, on ne peut pas toujours avoir tort sur tout. Mais de là à lui faire confiance par principe…

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  6. pierre b pierre b

    Espérons pour lui qu’il ne se trompe pas car sinon le retour de bâton devra être sévère, très sévère avec quelqu’un qui participe au plus haut niveau à la prise de décisions et qui les bafoue ouvertement.

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  7. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    M. Raoult jouit semble-t-il d’une grande réputation scientifique et serait « à l’origine de nombreuses découvertes, brevets et traitements » et il est directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire de Marseille mais toutes ces découvertes, brevets et traitements ne peuvent être que le résultat d’un travail d’équipe et en médecine plus encore qu’ailleurs, c’est toujours le directeur qui signe les articles pour la presse scientifique et qui recueille le prestige du travail d’équipe.

    Sa gestion des relations humaines au sein de l’Institut ont d’ailleurs fait l’objet de deux articles dans Marsactu le 7 juillet et le 9 octobre 2017 (https://marsactu.fr/le-professeur-didier-raoult-mis-sur-la-sellette-par-ses-tutelles/ et https://marsactu.fr/infectiopole-de-timone-systeme-raoult-coeur-rapport-tutelles/ ).

    Enfin le journal Libération publie aujourd’hui un dossier « Espoir ou Mirage ? » qui est tout à la fois élogieux pour M. Raoult et fait également état de certaines réserves exprimées mais il nous apprend également :que « le gourou de la chloroquine déstabilise par ses positions iconoclastes, sur le climat par exemple : il y a quelques années, dans ses chroniques dans le point, il proclamait « Halte au catastrophisme ». Un bel exemple de rigueur scientifique sans doute !
    Il n’est donc pas étonnant que son remède miracle soit préconisé par Ubu-Trump.

    M. Raoult ou le triomphe du populisme en médecine ?

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    • Jacques89 Jacques89

      Raoult a probablement autant de légitimité pour s’exprimer sur le dérèglement climatique que Karine Lacombe (infectiologue qui s’exprimait hier sur France info) pour parler de virologie.
      Force est de constater que depuis le début de cette affaire les « chefs » se mènent une guéguerre dans laquelle l’intérêt général ne semble pas être la priorité. Les luttes de Pouvoir de ce type, on les connait depuis Pasteur et Roux voire Koch. La connaissance en sort toujours bénéficiaire et peu importe qui en récoltera les lauriers. Quand un bâtiment sort de terre, les médias se tournent toujours vers l’architecte. Pourtant si le manœuvre qui a fait les premières gâchées s’est trompé dans les dosages, tout s’écroule…

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Je sens que dans deux minutes le Pr Raoult va être traité de rebouteux. La dose de connerie au mètre carré est impressionnante dans cette ville.

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    • Latécoère Latécoère

      Jusqu’à présent c’est quand même le bon professeur Raoult qui traite tous les autres scientifiques de crétins, sur la base d’arguments d’autorité auxquels vous êtes visiblement sensible.

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  9. pascal pascal

    Cette initiative répond au besoin de tester les personnes, ce qui est le gros point faible de notre politique.
    Par contre je m’interroge sur le type de test utilisé par le IHU. En effet, le labo Meirieux est dans la course avec d’autres labo pour sortir des tests. Son cours à la bourse explose suite à des dérogations pour introduire un test au USA.
    La fondation meirieux est impliqué dans le financement de l’IHU dont le professeur Raoult est membre du CA en tant que personne qualifiée. je ne remet pas en cause l’intégrité du professeur, ni de la démarche mais il y a déjà eut des conflits d’intérêts dans le secteur médical. Du moins cela mérite d’être signalé par les journalistes

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  10. Kabart Kabart

    C ‘est l’inquiétude effectivement qui pousse au dépistage abusif .
    Personne ne sait encore si il y a eu de l’abus devant l’IHU à Marseille !
    759 personnes ont été dépistées hier, et d’après votre article , toutes celles que le journaliste de Marscatu , Benoit Gilles , a interrogé avaient de bonnes raisons d’être là .

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  11. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Pourquoi pas de masques?
    Pourquoi pas de tests?
    Pourquoi un tel matraquage (sic) sur l’ensemble des médias?
    Pourquoi une telle panique au sommet des décideurs?
    Ne s’agit-il pas d’une stratégie du Choc ?
    Allez, c’est vrai que nous nous inquiétons. Il y a de quoi dans notre confinement utile pour ne pas contaminer d’autres sains.
    Mais tant de questions demeurent sans réponses…!

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Latécoère, tout à fait d’accord avec le terme de « bon professeur » en revanche il manque au terme autorité que vous employez le verbe faire, car en effet Raoult « fait autorité ». Il ne sort pas de nulle part. Espérons que cela marche, soyons positifs sans jeu de mots

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  13. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Quoi qu’on pense de l’art consommé du professeur Raoult pour faire parler de lui et pour signer chaque année des centaines d’articles dont il n’est pas l’auteur, il pose tout de même une vraie question quand il dit que « le bon sens », c’est de faire du dépistage massif. C’est-à-dire précisément ce que la France n’est pas capable de faire actuellement, contrairement à d’autre pays, parce qu’elle paie des années de sous-investissement et d’imprévoyance sanitaires.

    A ce sujet, il faut lire ce point de vue de Gaël Giraud, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), professeur à l’École nationale des Ponts Paris Tech, et accessoirement jésuite, dont l’analyse de la situation n’est pas si éloignée de celle de Raoult : https://reporterre.net/Depister-et-fabriquer-des-masques-sinon-le-confinement-n-aura-servi-a-rien. En substance : le confinement est une méthode moyenâgeuse et très coûteuse, mais on ne pourra en sortir dans un délai de quelques semaines que si l’on est capable de se doter des moyens de dépister massivement les porteurs du virus et de distribuer massivement des masques.

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  14. petitvelo petitvelo

    Il me semble intéressant de rappeler le principe de la lutte actuelle: en l absence de médicament ou de vaccin sûr, la fin de l épidémie et donc du confinement sera qu environ 80% de la population soit immunisée après guérison. Il faut donc que nous soyons très majoritairement contaminés pour que ça cesse. Tout l enjeu est que les plus fragiles y echappent: en évitant la contamination ou en étant bien soignés donc sans dépasser la capacité de réa … Et que le confinement ne soit pas trop long pour le bien de tous: un pays faible économiquement ne peut pas bien prendre soin de ses citoyens.
    Il faut donc accepter que nous devons contracter le virus pour y mettre plus sûrement fin…

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