L’hydrogène peut-il assurer l’avenir de la centrale de Gardanne ?

Actualité
le 30 Sep 2021
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Après la fin de l’exploitation du charbon et les difficultés posées par la biomasse, industriel et salariés veulent croire à une nouvelle énergie d’avenir pour la centrale de Gardanne : l’hydrogène. Une solution extrêmement coûteuse et aux utilisations pour l'heure limitées.

La CGT des salariés de la centrale défend un projet de production d'hydroigène obtenu à partir de la combustion de déchets vers. (Photo MR)

La CGT des salariés de la centrale défend un projet de production d'hydroigène obtenu à partir de la combustion de déchets vers. (Photo MR)

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Commentaires

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  1. Pascal L Pascal L

    L’hydrogène n’est pas une énergie, comme le carbone, c’est seulement un élément chimique qui, sous sa forme utilisable, H2, n’est malheureusement pas disponible sur terre naturellement alors que le carbone, oui.
    En gros l’eau c’est de l’hydrogène qui a brulé exactement comme le CO2 est du carbone qui a brulé.
    Pour l’eau, il est possible de revenir en arrière, en fournissant de l’énergie quasi le double de ce qu’on récupérera en la brulant car l’électrolyse se fait avec quasiment 50 % de pertes.
    On refabrique de l’hydrogène qui pourra bruler à nouveau et faire marcher un moteur soit avec 75 à 80 % de pertes si c’est un moteur thermique, soit avec 35 à 40 % de pertes avec un moteur électrique et une pile à combustible.

    Donc une “source” d’énergie qui en consomme plus qu’elle en fournira mais qui a l’avantage de permettre de stocker,” de mettre de coté” de l’énergie potentielle quand, par exemple la production d’électricité ( d’origine solaire, éolienne ou, surtout, nucléaire) est supérieure à la consommation.

    C’est donc uniquement un moyen de stockage mais, question densité d’énergie, c’est pas le Pérou non plus : un réservoir de 80 litres sous une pression de 700 bars – soit une véritable bombe en puissance – contient autant d’énergie disponible qu’un jerrycan d’essence de 20 litres.

    En revanche, l’hydrogène aujourd’hui, ça semble surtout être une super pompe à subventions.

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    • liovelut liovelut

      L’hydrogène n’est pas tout à fait qu’un moyen de stockage de l’énergie: l’hydrogène est aussi utilisé dans des process industriels (et aujourd’hui on utilise de l’hydrogène issu du craquage des hydrocarbures pétroliers donc avec un bilan carbone assez mauvais), et il peut servir à en décarboner d’autres: en particulier en sidérurgie, il y a des projets de hauts-fourneaux où l’hydrogène remplacerait le coke… donc il y a moyen de bien décarboner la production d’acier.

      Ca ne nous empêchera pas de devoir réduire et nos déplacements (ou au moins leur conso d’énergie), réduire notre consommation d’acier (et développer mieux que ça les filières de tri/réemploi/refonte des ferrailles 62% seulement de l’acier est recyclé en France alors que l’impact écologique est incomparablement plus faible).

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  2. liovelut liovelut

    Hello petite précision par rapport à l’article qui parle d’hydrogène “gris” et “vert” selon que l’électrolyseur serait alimenté par une énergie fossile ou renouvelable. Ce n’est pas exactement ça: l’hydrogène “gris” (plus de 95% de l’hydrogène produit actuellement) vient directement du pétrole, plus précisément du craquage des hydrocarbures… il n’y a donc pas d’électrolyse ni même d’électricité impliquée, mais ça reste un hydrogène très polluant à produire

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