L’étrange fin de l’Espace culture
Un reclassement contre une démission. C'est la proposition faite aux salariés de l'Espace culture par la Ville de Marseille, qui s'est elle-même chargée de justifier sa fermeture fin décembre. L'épisode dit bien son embarras vis-à-vis de cette association créée à son initiative il y a 40 ans et qui a des faux-airs de service public.
Depuis 40 ans, l'association informait sur les événements culturels marseillais, proposait une billetterie et un appui aux structures locales. Mais comme annoncé en octobre, l'Espace culture a fermé ses portes à la fin de l'année pour raisons budgétaires. Derrière la reconversion du lieu - un bâtiment du XVIe siècle idéalement situé sur la Canebière - se pose aussi la question de l'avenir des dix-sept salariés de la structure. "On a recasé tout le personnel qui était là, a répondu Jean-Claude Gaudin lors de ses voeux lundi. Il y avait pas assez de monde qui fréquentait cet endroit. Ça ne nous convenait pas. La Ville a procédé à la reprise du personnel qui en a effectué la demande dans les services municipaux sur des postes vacants selon les règles statutaires."
En apparence, la "générosité" dont aime à se targuer le maire a donc été de mise. Dès l'été 2014, les salariés ont été invités à remplir des fiches sur les compétences et leurs aspirations. Un indice d'un grabuge à venir qui n'a pourtant pas fait couler d'encre jusqu'à l'officialisation le 9 octobre 2015 de la cessation d'activité. Le 22 décembre, l'équipe organise même
La culture est toujours un élément négligeable et négligé à Marseille, malgré l’affichage trompeur de MP2013. Trois ans plus tard, que reste-t-il de l’année capitale européenne de la Culture ? Le Mucem, heureusement, est un musée national. Quand on voit ce que deviennent les structures gérées par la municipalité il y a de quoi s’inquiéter (voir le Mémorial de la Marseillaise par exemple).
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La question finalement est celle de l’ancienneté à reprendre pour ces salariés.
Ce qui m’importe aussi, c’est l’avenir de cet immeuble magnifique (qui mériterait un bon ravalement).
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