Le Pacte démocratique s’éloigne du rassemblement de la gauche marseillaise

Actualité
le 6 Nov 2019
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Après plusieurs semaines de négociations le Printemps marseillais, le Pacte démocratique annonce jeter l'éponge. Les deux mouvements de gauche devraient donc cheminer en parallèle pour le moment, et le Pacte ne s'interdit pas d'aller chercher l'union ailleurs.

Assemblée plénière du Pacte démocratique le 28 octobre (Image LC)

Assemblée plénière du Pacte démocratique le 28 octobre (Image LC)

L’annonce a été décalée pour ne pas tomber en plein milieu des commémorations. Ce mercredi, le Pacte démocratique (lire notre article sur ce mouvement citoyen) devrait annoncer qu’il quitte la table des négociations lancées avec le Printemps marseillais, démarche d’union à gauche où se retrouvent une dizaine d’organisations politiques et des associations. Lundi, en assemblée générale extraordinaire, les militants du Pacte démocratique ont en effet estimé qu’ils avaient trop attendu, après plusieurs rencontres peu fructueuses, les réponses de leur partenaire.

« Lors de notre assemblée générale, nous avons acté le refus du Printemps marseillais de converger, explique Fathi Bouaroua, un des co-fondateurs du mouvement. Les mécaniques qu’ils ont actuellement ont du mal à s’entendre pour faire une vraie place à la présence citoyenne et populaire ». Lors d’une rencontre entre les deux entités le 16 octobre dernier, le « Pacte » avait posé ses points de négociations : la création d’un « comité de convergence » où chaque mouvement siégerait à égalité, le rôle prépondérant des « assemblées citoyennes » pour la création du programme et des listes de candidats, l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) municipal.

Batailles de places

Autre enjeu des négociations, la question de la représentation du Pacte démocratique au sein du « Parlement » qui compte une trentaine de sièges. Jusqu’ici, chaque organisation ou parti s’en est vu attribuer un ou deux. Le « Pacte » souhaiterait en occuper huit, en regard du poids des luttes citoyennes qu’il entend représenter. De même, il souhaiterait aussi une place majeure au sein du « comité électoral », l’organe du Printemps marseillais censé sélectionner les candidatures de Marseillais non issus d’une organisation politique ou associative déjà associée à la démarche. Des demandes renouvelées lors d’une autre rencontre le 28 octobre, et sur lesquelles le Printemps marseillais devait se pencher lors de son « parlement » hebdomadaire jeudi 31, sans finalement parvenir à trancher.

« Au point où nous en sommes, il n’y a pas réellement eu de réponse sur ces points, estime aujourd’hui Fathi Bouaroua. Il n’y a pas d’ultimatum, pas de menaces, mais nous constatons que la porte ne s’ouvre pas ». Ainsi, le Pacte démocratique a décidé, au terme d’un vote auquel ont pris part une soixantaine de personnes, de ne pas « aller plus loin aujourd’hui » dans le processus de convergence, une semaine seulement après avoir voté pour la poursuite de ces mêmes discussions.

Le Printemps marseillais dans « l’incompréhension »

Du côté du Printemps marseillais, la nouvelle, non encore officielle, est accueillie avec circonspection. « On est dans l’incompréhension, déclare Olivia Fortin, du collectif Mad Mars. Les discussions battaient son plein, on était prêts à faire des propositions pour vendredi (8 novembre, ndlr). Je ne vois aucune raison de dire lundi qu’il n’y a pas de propositions qui leurs sont faites ». »Nous devions leur proposer quatre sièges mais nous n’avons pas eu le temps de leur faire cette proposition », témoigne par ailleurs un membre du Printemps marseillais, partie prenante des négociations au sein de « la cellule diplomatique » de l’organisation.

Pour ce qui est des propositions de fond, Olivia Fortin ne voit pas de divergence concrète. Elle tique en revanche sur les questions de structuration et de la place exigée par le Pacte démocratique, quasiment d’égal à égal. « La CGT qui vient d’entrer au comité de pilotage n’occupe qu’un siège, c’est difficile d’en proposer davantage, on fait comment avec ceux qui arriveront après ? », s’interroge-t-elle.

Au fil du temps, les différences de cultures politiques entre, pour faire vite, anciens militants de gauche et activistes partisans de mobilisations sans étiquettes, sont aussi apparues. « Je comprends le sentiment de citoyens méprisés et trahis par le politique, pose Olivia Fortin. Mais on a dix organisations politiques autour d’une table qui acceptent de laisser tomber les logos, le projet est déjà extrême. Il faut du respect mutuel ». « On a un problème culturel. Ils ne sont pas fondamentalement favorables à la démocratie représentative », estime un autre acteur de ce rassemblement. « On ne va pas changer les règles de la Ve République d’ici le 15 mars [date du premier tour des municipales, ndlr] », s’agace un troisième.

Tensions de fond

En toile de fond, naissent aussi des divergences politiques plus profondes. Le Pacte démocratique est dans une culture intersectionnelle où les questions de classes sociales se mêlent notamment aux questions d’origine. Cette vision s’oppose à celle des militants les plus universalistes du Printemps marseillais qui tiquent à l’idée d’intégrer ce paramètre dans le choix des futurs représentants. Autre point de clivage, la revendication d’un « RIC local », échaude le Printemps marseillais, dont une partie est peu encline à encourager le mouvement des gilets jaunes et son côté « spontanéiste ».

Enfin, des divergences politiques fortes existent et de vraies réticences sont toujours présentes pour une alliance qui englobe notamment le Parti socialiste. Toute une branche de La France insoumise locale, auto-baptisée « les têtes dures », ne s’est résolue que de façade au ralliement du mouvement au Printemps marseillais. On les retrouve désormais actifs au sein du Pacte démocratique, à l’image de Mohammed Bensaada, n°2 du mouvement en vue des municipales, derrière Sophie Camard et toujours aussi peu enclin à appuyer la démarche d’union de la gauche.

Agiter le chiffon vert

Après son assemblée générale lundi, le Pacte démocratique prend donc acte de ces points d’achoppement et sort de la relation exclusive qu’il entretenait jusqu’ici avec le Printemps marseillais. Si la perspective d’une liste autonome n’est toujours pas à l’ordre du jour, il s’autorise à « ouvrir le champ des possibles », selon les mots de Fathi Bouaroua. Y compris du côté d’Europe écologie – Les Verts, qui s’est émancipé du Printemps avant lui. Agiter le chiffon vert d’une alliance avec les sécessionnistes d’hier a forcément tout pour agacer. « Jusqu’à notre dernière rencontre, nous pensions que la liste unique était la seule voie, enfonce Fathi Bouaroua. Mais les conditions d’intégration de nos propositions à cette liste ne sont pas là. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait 3 ou 4 listes, mais discuter dans un autre cadre, changer de centre de gravité ». Des paroles qu’aurait pu prononcer Sébastien Barles, autrefois tenant d’une démarche unitaire, avant de s’en écarter.

Tout le monde s’accorde pourtant à dire que le dialogue pourrait vite reprendre avec le Printemps marseillais. Un des points d’achoppement des négociations est forcément le poids réel du Pacte démocratique au sein de la population marseillaise. Le mouvement compte certes des figures importantes du militantisme et des luttes sociales des dernières années, mais peut-il fédérer au-delà ? « Ils ne peuvent pas être le point central de l’élection. L’élection ne se gagnera pas à l’extrême-gauche, grommelle-t-on au sein du Printemps marseillais. Les points que vous gagnez au Nord, vous les perdez au Sud. »

Pour l’heure, chacun repart donc dans son couloir. Fathi Bouaroua souligne la nécessité de « retourner sur le terrain très vite », entre assemblées de quartier et futur « festival démocratique » pour essayer de démontrer une capacité de mobilisation. Le Printemps marseillais se prépare à lancer de son côté des réunions publiques par arrondissement. Deux démarches parallèles qui commencent à agacer. En témoigne un appel en cours de lancement baptisé « Urgence Marseille 2020 », initié notamment par l’élue des 2e et 3e arrondissements et militante du collectif du 5 novembre Marie Batoux, qui proclame : « l’union, il est temps. »

Actualisation le 6 novembre à 11h30 : ajout du communiqué du Pacte démocratique

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Commentaires

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  1. Michèle Coulet Michèle Coulet

    S’il n’y a pas union [hors gilets jaunes évidemment], les élections à gauche sont perdues, c’est tout.
    M. C.

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  2. patrick patrick

    Le Pacte démocratique + eelv ? le pacte ne trouve pas le printemps assez à gauche et pourrait se rapprocher de barles le macron-compatible….
    bon, pas grande chance de voir la gauche à la mairie

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  3. ALAIN B ALAIN B

    Le pacte démocratique !!
    Il veut 8 places alors que chaque syndicat par exemple n’a qu’une seule place
    Je crois que les égos de certains du pacte sont plus forts, qu’un changement réel puisse exister aujourd’hui et le faire échouer pour des places
    C’est sûr qu’avec les verts et le soutien des médias ils auront assez de voix aux municipales pour faire échouer la gauche et laisser la place à la droite et ou à la droite macroniste et peut être à l’extrème droite
    Après on pourra crier au loup mais cela sera au détriment de la population qu’ils sont sensés défendre

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    • Lili Lili

      tout à fait d’accord

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    • Ribiata Ribiata

      tout à fait d’accord

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  4. gastor13 gastor13

    Le Pacte Démocratique, prêt à un pacte avec le diable pour s’assurer des places bien aux chaud, au détriment des Marseiilais(es). Une preuve que leur motivation n’était pas les habitants. Ecoeurant !

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  5. Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

    ce n’est même pas commentable ce sont des c – – s ravier vassal and co se frottent les mains

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  6. Opiniatre Opiniatre

    Alors que les réunions de ce mouvement groupent tout juste 60 personnes, les mots qu’ils emploient les asphyxient, ils se vivent représentant à eux seuls la « présence citoyenne et populaire ». L’union est déjà en cours, elle est imparfaite bien sûr, ils peuvent y apporter un souffle. Ou rester sur leur colline autoproclamée. Quant à se rapprocher de Barles, on arriverait au summum de la politique politicienne – l’ennemi de mon ennemi devient mon ami -, ca serait pitoyable.

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    • Lili Lili

      Pitoyable le mot est faible

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  7. Pirate Pirate

    Ils ne se rendent même pas compte que beaucoup de Marseillais n’ont même pas compris la différence entre les deux rassemblements…
    Sans union , Vassal va gagner. Voilà. Au lendemain de la catastrophe, bonjour le moral.

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  8. dinhdinh dinhdinh

    La Bouillabaisse de ceux qui sont en manque de visibilité. Pourtant c’etait bien parti, le voeu de plus de citoyens dans le jeu electoral, mais en meme temps les tetes du pacte ne representent que eux meme et encore … Que fait Fathi Bouara dans cette galère

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  9. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Le sort de l’union des gauches est donc suspendu aux décisions d’assemblées générales qui réunissent quelques dizaines de personnes, dont on ne sait pas très bien au fond ce qu’elles représentent exactement. Et l’on entend maintenant, parmi elles, des propos du genre : « on se donne rendez-vous pour l’élection municipale suivante », celle de 2026.

    Marseille et ses habitants ont certainement tout à gagner à demeurer six ans de plus « gérés » par un·e clone de Gaudin ou, pire, par l’extrême-droite…

    A partir de quel moment a-t-on le droit de parler d’irresponsabilité ?

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  10. Dominique virgili Dominique virgili

    Cet article est plus que subjectif et source à interprétation négative pour pour ce qui est des décisions du Pacte Démocratique. Voilà des mois que ceux qui se nomment aujourd’hui le Printemps Marseillais joue à la valse hésitation. Qu’Olivia Fortin prétende aujourd’hui que « le parlement » du Printemps Marseillais était prêt à intégrer le Pacte Démocratique, comme par hasard… le 8 novembre !!! est quasi surréaliste. Quand à définir le Pacte Démocratique de culture intersectionnelle ??? what that ???

    Habitante-citoyenne

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  11. Pythéas Pythéas

    Je suis atterré par les propos de Fathi Bouarou qui envisage la possibilité d’une défaite en mars :  » Il s’agit aussi de prendre nos marques, on se donne rendez-vous pourl’élection municipale suivante. »
    Vassal a donc gagné dès avant la bataille. Mais Fathi l’assure : en 2026, ce ne sera pas le cas… On est rassuré.

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    • Pythéas Pythéas

      Propos dans la Provence de ce matin…

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  12. Titi du 1-3 Titi du 1-3

    Je propose la création d’un 3ème mouvement, proposition d’appellation : le pôle printanier du renouveau démocratique marseillais. D’autres idées ?

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  13. Manipulite Manipulite

    70 personnes chez EELV puis 60 chez ce pacte, bref une poignée d’alimentaires veulent peser sur le destin des Marseillais.
    Laissons les à leur cuisine et rassemblons à gauche !

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  14. MarsKaa MarsKaa

    L’ électorat est là.
    Ce serait dommage que par des déclarations, ou des articles, alarmistes, dénigrant ou polémiques, ces mouvements essentiels (associations, partis, syndicats..) perdent leurs crédibilité.
    Laissons les se houspiller, dans leur coin, ça fait partie du jeu politique, et attendons de voir ce qu il en sortira… Mais malheureusement le temps passe…
    Pourvu qu ils n agissent pas les uns contre les autres. L ennemi n est pas de ce côté ci. Il est en face.

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  15. leravidemilo leravidemilo

    Quel dommage! Ils ont raté le coche, Raté la date anniversaire de l’effondrement du système pour annoncer les bases et/ou les prémices d’un accord fondateur, forcément fondateur (d’un renouveau sinon rien, y’a pas le choix).
    Ce n’est pas une question d’égo, c’est une question politique dont la réponse est à construire, fort complexe au demeurant, et très discutée, dans les marges, lors de la veillée du lundi soir, l’inauguration de la place du 5 novembre mardi soir, le débat du même jour à la marseillaise…
    D’un coté une « crise » de la représentation sans précédent, et bien définitive (on ne reviendra pas la dessus) et une exigence à inventer des formes mixes de démocratie et représentatives et directes, dans un dosage à inventer. De l’autre coté une société divisée fractionnée, de plus en plus conflictuelle (et c’est parti pour durer) et ici une ville encore plus fractionnée, plus inégalitaire, plus dynamique encore dans le creusement des inégalités, à tel point qu’elle ne fait même plus Cité, dans laquelle on a plus de mal encore à se sentir membre de, citoyen.
    Si tel est bien la donne, comment présenter une liste pour « gérer » la chose sans volonté et ambition de faire Cité. Et pour ce faire, il est clair que l’alliance entre des gauches unies et les collectifs citoyens en lutte est indispensable; ensemble c’est une force à bouger bien des choses, des politiques, des montagnes, des rapports de forces qui ne veulent surtout pas bouger. Séparément ce n’est rien que deux coquilles qui, même si elles ne sont pas vides, sonneront comme si…Inutile par ailleurs de se poser la question d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, là où ces questions ne se posent pas sauf sous les formes classiques du plus vil opportunisme politique bien rancie, comme aller faire ses courses ailleurs… suicide garanti.
    Obligation donc de s’y coller, de ne pas fuir les questions que le temps et le lieux posent avec plus d’acuité encore qu’ailleurs.
    Se les reposer peut être, non pas comme préalable au programme mais comme suite à la définition de ses grands axes, de ses priorités, des mesures clés, fondatrices… La question de l’union, c’est toujours, invariablement, pour quoi faire, faute de quoi les échappatoires sont toujours nombreux et spacieux. Se les reposer aussi, et surtout, en ayant clairement à l’esprit qu’il n’y a pas d’autre(s) solution(s) que d’aboutir, que les parties en présence n’ont pas le choix; quitte à ce que de part et d’autres, on mette un peu d’eau dans son vin (pardon pour les cultures intersectionnelles). Un petit test pédagogique : Ne pensons pas à la victoire; Que chacun de ces acteurs (in peto siouplait) s’efforce de penser 1 A la défaite (possible) après une union réussie et le combat qu’elle permettra; 2 A la défaite (obligée) après une désunion et les combats étriqués, à hue et à dia qui s’ensuivront. 3 A la gueule que chacun fera d’eux dans les deux cas….
    Dans le premier, il sera toujours temps de penser à la suite, à 2026… Dans le second, c’est même pas la peine; restera plus qu’à se reposer, puis aller prendre l’apéro, et refaire le match! Fathi est un rêveur; Heureusement d’ailleurs, sinon il n’aurait pas fait tout ce qu’il a fait pour Marseille, on ne fait pas grand chose si on n’y rêve pas. Mais les décisions se prennent juste entre les rêves, pas pendant. Peuchère, 2026! On en a déjà plus que plein les bottes. En 2026, peut être que quelques têtes et épaules dépasseront encore du Marigot!

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Bravo !!!

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  16. Muse13 Muse13

    C’est quoi cet article et ces commentaires totalement à charge pour le Pacte !

    Combien de mois passés à tenter une négociation avec le Printemps Marseillais ?
    Demandez vous qui a réellement claqué la porte aux négociations et ceux là se trouvent plutôt dans le PM.

    Les deux mouvements se sont construit sur deux paradigmes différents. Le PM, lui même doit faire face à des tensions internes et s’empêtre dans une logique arithmétique de marchand de tapis en laissant de côté la co-construction d’un projet commun par et pour les Marseillais.

    Le Pacte est une démarche totalement différente qui consiste à œuvrer à redonner le pouvoir aux habitants avant, pendant et après les élections. Instaurer les conditions d’une démocratie permanente. Redonner confiance en ceux qui sont éloignés ou dégoûtés de la politique. C’est un jeune mouvement, imparfait sur de nombreux points en construction à travers ces assemblées citoyennes parce que ça consiste à construire ensemble. Il ne s’agit plus de décider ou de proposer un programme mais de le construire tous ensemble ! De construire les listes citoyennes collectivement, de décider des mandats qui leur seront donnés et des moyens de contrôle. C’est un lieu d’expérimentation social. C’est une initiative qui peut redonner l’espoir et qui du coup à une grande responsabilité vis-à-vis des personnes qu’elle entraîne dans cette aventure.

    Tout ces aspects sont malheureusement difficiles à accepter pour les tenants des partis présents dans le PM. On ne gagnera pas avec les mêmes façon de faire qui nous ont amené à l’échec. Il est temps de changer de logiciel et de réinventer une manière plus démocratique de faire de la politique.

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    • ALAIN B ALAIN B

      La démocratie c’est difficle, vous croyez être porteur de la parole des habitants, quelle prétention.
      Vous croyez que vous êtes l’espoir, les moyens de contrôle….
      Mais croire que les partis politiques sont inutiles, que tous les partis ont les même valeurs
      Vos assemblées citoyennes …. déjà 60 personnes pour refuser cette union qui aurait pu donner une autre politique et donner espoir aux habitants
      Pourquoi 8 places parce qu’il y a 8 secteurs, au moins les verts avec 70 personnes veulent 9 places parce qu’ils pensent à la mairie centrale
      Je suis peut être agressif mais surtout en colère c’est parce que des individus pour des égos risquent de faire échouer un espoir de véritable changement
      Mais cela n’est peut être pas trop tard…..

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  17. ALIBI ALIBI

    Printemps
    Pacte
    Démocratique
    Places
    Négociation
    Syndicats (les vrais !)
    Renouveau
    Changement (en route pour)

    Renouveau, re-nouveau ?
    Z’êtes sûr-e-s.
    25 ans que j’entends le même, devant toutes les caméras dès qu’elles pointent leur nez, mégaphone et tout et tout.

    Où t’habites mon gars ? Où ?

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  18. eFrançoise eFrançoise

    Démocratie vous dites?
    50 personnes ont décidé de faire exactement le contraire de ce pourquoi 500 autres avaient signé et le pacte pour l’union c’est transformé en outil de division…

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  19. Haçaira Haçaira

    Et pendant ce temps la droite et l’extrême droite se frottent les mains

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  20. Raymond Dayet Raymond Dayet

    A Michele, Patrick, Alain B, Electeur du 8eme, Gastor 13, Opiniatre, Pathéas, Maleguena, Pirate, Manipulate, dinhdinh, e Francoise,
    et à tous ceux qui ont tapé sur les Verts pour avoir décider de suivre leur propre chemin,
    à tous ceux qui s’insurgent face au Pacte démocratique qui ose résister au Printemps Marseillais,
    à tous ceux qui considèrent que le Printemps Marseillais est le mouvement « historique » que la gauche attend depuis des décennies, vous serez sans doute heureux d’apprendre que Jean-Marc Borello, l’émissaire de Macron envoyé à Marseille pour trouver le candidat d’En marche aux Municipales et négocier le bout de gras avec les uns les autres, a déjeuner hier midi au Sofitel avec…………. Benoit Payan!! Est ce que Benoit Payan était mandaté par le Printemps marseillais pour aller négocier? Est-ce qu’il était mandaté par le PS? En tous cas, il y en a quelques uns qui vont se sentir cocus. Je pense aux pauvres collectifs, aux syndicalistes de la CGT, aux militants communistes et aux militants de la France insoumise. C’est Mélenchon qui va être content!
    Vous voyez, c’est tout cela qui est insupportable, ces doubles discours, ces tractactions politiciennes de couloirs qui prennent en otage les vrais gens et détruisent ceux qui ont de vrais convictions. Printemps Marseillais, Rassemblement sans précédent ou Tartampion, c’est toujours les mêmes gens, avec les mêmes pratiques. Ce déjeuner est le symbole qu’avec ces gens là, rien ne changera jamais.
    C’est Mélenchon qui va être content d’apprendre ça! Même lui n’est pas respecté.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Formidable ! Benoît Payan a déjeuné avec Untel, c’était sûrement pour « négocier ». La conjointe de Benoît Payan travaille dans une institution présidée par Martine Vassal, c’est sûrement qu’il y a eu un arrangement entre amis. Heureusement que Payan est sous étroite surveillance et ne peut plus lever le petit doigt sans que ça se voie, il pourrait nous jouer des tours…

      Un peu de sérieux !

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    • gastor13 gastor13

      Raymond vous êtes bien représentatif de ce groupuscule extrémiste qui voudrait que plus personne ne parle à personne, que tout vole en éclat.. Des gens comme vous on en a connu des milliers avant chaque élection. Clamant tout haut qu’ils veulent l’union, mais en réalité ils veulent soit des places, soit faire échouer la volonté populaire. Des gens qui ne veulent surtout pas du pouvoir, parce qu’ils sont creux et préfèrent se contenetr de l’opposition et de la critique sans rien construire

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  21. Raymond Dayet Raymond Dayet

    Electeur du 8eme, Gastor 13
    vous raillez ce que je dis depuis des semaines en prétendant que ce je dis est faux. Vous parlez notamment du travail de la compagne de Benoit Payan embauché par Martine Vassal il y a quelques mois et d’une rencontre entre Benoit Payan avec l’émissaire de Macron à Marseille samedi dernier. Puisque vous estimez que je suis un menteur, demandons à Marsactu qui est un journal d’investigation de vérifier ces informations et nous dire si c’est vrai ou faux? Si c’est faux, je m’engage à ne plus rien dire. Mais avouez que Cce n’est quand même pas neutre politiquement et que cela mérite d’être vérifié si un des prétendants à diriger le Printemps marseillais a vu sa compagne engagée par sa principale rivale quelques semaines avant l’élection et si il a déjeuné avec le négociateur de Macron il y a 5 jours. A quoi ça sert alors de nous fait des effets de tribune à longueur de journée en tapant sur En marche! Comment voulez-vous incarner le renouveau et la fin d’un système avec ce type de pratiques et les doubles discours permanents. C’est comme cela que vous allez entrainer tout le monde dans le trou, ceux qui croient réellement au changement . Qu’en penses Madame Fourtin et Sophie Camard?

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