À la Sodexo, la grève qui n’existait pas se durcit
Il y a quinze jours, la direction de la Sodexo, chargée d'assurer les repas des cantines scolaires marseillaises a mis à pied vingt-trois salariés. Cela suite à la poursuite d'un mouvement de grève malgré la signature d'un protocole d'accord. Jeudi, les salariés défendront leur emploi devant le conseil des prud'hommes.
À la Sodexo, la grève qui n’existait pas se durcit
Dans le quartier marseillais de Pont-de-Vivaux (10e), un gardien filtre les entrées devant les grilles fermées de la cuisine centrale de la Sodexo, bloquée par les vingt-trois salariés. Ceux-ci font l'objet d'une mise à pied à titre conservatoire et n'ont pas le droit de pénétrer dans l'enceinte de l'entreprise de restauration collective. Avec ce blocage, ils entendent poursuivre le mouvement de grève entamé le 23 novembre dernier.
Or, la direction considère cette grève terminée depuis son deuxième jour avec la signature d'un protocole d'accord, portant notamment sur des augmentations. Les 23 salariés concernés font l'objet d'une procédure de licenciement qu'ils contestent à la fois devant les prud'hommes, en référé ce jeudi, et par ce blocage matinal.
Pourtant, aux dires de la direction de la Sodexo, qui assure quotidiennement la livraison de 45 000 repas aux écoliers marseillais, tout était censé rentrer dans l'ordre cette semaine (lire notre article). Les repas réchauffés ou bricolés devaient cesser ce lundi. Mais la poursuite de la lutte des 23 salariés menacés fait durer le conflit et les difficult . . .
Sodexo a obtenu pour 7 ans le monopole de l’approvisionnement des écoles de la ville de Marseille – naguère partagé en deux lots. Il serait intéressant de savoir si le contrat contient des clauses sociales… Il arrive que certaines collectivités y tiennent – mais je ne me fais pas trop d’illusions, tout de même, sur la sensibilité de la municipalité Gaudin à ce « détail ».
Travailler avec de l’argent public implique certes la plus grande rigueur de gestion. Mais il y a une différence entre la rigueur de gestion et le moins-disant social : visiblement, les salariés de cette entreprise sont priés de n’être pas trop exigeants, ni en ce qui concerne les salaires, ni en ce qui concerne les conditions de travail…
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