Faire goûter le code aux enfants
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dans les années 80 je crois il y avait le langage “Logo” une petite tortue qu’ on faisait avancer par de lignes de programme comme “AV10”
puis on assemblait ces lignes pour en faire une commande et ces commandes pour en faire un programme et dessiner en carré une rosace etc….
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Il y a une trentaine d’années, lorsque la micro informatique est venue, on avait des programmeurs et des spécialistes de l’informatique classique qui s’offraient pour initier le profane et on se demandait pourquoi on n’apprenait pas aux enfants les rudiments de la programmation à l’école. D’un langage on passait au suivant, si bien que la formation devenait rapidement obsolète. Je me souviens d’un livreur de machines à laver qui avait été formé à un langage devenu rapidement caduc. Je me souviens aussi que les premières années de formation au turbo pascal de Borland étaient exclusivement assurées par le privé, tant les évolutions étaient rapides.
Et voilà que la réforme des programmes arrive, maintenant qu’on n’a plus besoin de se demander comment fonctionne une machine, devenue extrêmement fiable, et que la programmation est une affaire de spécialistes. Dans la création de sites internet, on a maintenant, certes des programmeurs du web (avec le php qui permet à tout un chacun de mettre du texte et des images en ligne, qui se couleront ensuite dans la charte graphique du site), mais aussi des graphistes, des spécialistes de la communication et de la mise en page.
Alors quelle initiation maintenant à l’école, en dehors des mordus de la programmation, rarement bons dans la création graphique et la mise en page ?
Le manque n’est quand même pas là. Combien de cadres sont incapables de se servir d’un tableur et combien de rédacteurs ou de secrétaires n’exploiteront toute leur vie un traitement de texte qu’à 5 % de ses capacités (lorsque vous passez derrière, bonjour le temps perdu à corriger les défauts de mise en page) ? Les logiciels de comptabilité sont devenus très simples mais font encore peur, tandis que les logiciels de présentation ou de cartographie se sont beaucoup démocratisés. Il fût un temps où il fallait connaître quelques rudiments de basic pour adapter une imprimante ou un terminal plus spécialisé, maintenant il suffit de brancher le petit émetteur sur la prise USB, pour que le clavier, la souris et l’imprimante fonctionnent immédiatement et sans fil.
Le déficit initiatique est plutôt du côté des logiciels de base et du paramétrage des nombreux terminaux disponibles. 95 % des utilisateurs d’un Iphone, ne savent pas exporter leur liste de numéros de téléphones pour y faire le ménage. Certaines initiations pourraient d’ailleurs être assurées par les élèves eux-mêmes, il y a toujours dans une classe des mordus incollables. Les enseignants pourraient d’ailleurs aussi bénéficier de leur savoir-faire.
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Ce bénévolat est une bonne chose pour initier à la programmation les enfants à qui cela plait. Certains ont cependant pensé à l’Education nationale que ce serait une chose utile que d’en faire à l’école. Un article du Figaro fait ressortir la circonspection avec laquelle il faut aborder cette question. Et encore, il ne s’agit là que du html, le langage de programmation qui permet de réaliser un site internet classique (le blog permet maintenant de l’éviter pour les sites personnels) : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/07/22/31003-20140722ARTFIG00327-le-htlm-a-l-ecole-au-secours-moliere.php
« En effet, le recours au HTML «nu» est réservé aux développeurs de sites internet – et encore, à ceux qui codent «à la main» leurs contenus, sans passer par des logiciels de création visuelle. Bref, aux vrais pros. Et encore: le HTML, dans l’internet moderne, n’est que l’équivalent du *Basic* des premiers ordinateurs d’antan. Il se conjugue à toute une palette d’outils de mise en forme ou de scriptage de plus en plus ésotériques, tels que les CSS (feuilles de style en cascade) ou le Javascript.
« En somme, à qui profitera l’enseignement du HTML instauré par l’Éducation nationale (abstraction faite des profs et des «experts» nouvellement embauchés)? Peut-être à quelques geeks, qui de toute façon, le connaissent par cœur dès l’enfance et mieux que leurs enseignants. En revanche, à l’immense majoritaire des élèves non destinés à la chambre des machines de l’informatique, il ne servira à rien. »
Pour ma part, je pencherais plutôt pour une sensibilisation précoce des enfants à la biologie et aux biotechnologies. Il y a hélas aussi du rattrapage à faire en français pour réparer un échec qui a fini par déborder du cadre de l’école.
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