Entre escroquerie et abus de confiance, « la machine à cash » de Radio Gazelle
Pour la première fois, le feuilleton judiciaire de Radio Gazelle connaît un épisode pénal. Le président de l'association qui gère cette radio communautaire, Mustapha Zergour, était renvoyé devant le tribunal correctionnel pour escroquerie et abus de confiance.
Richard N., Nora B. et Mustapha Zergour devant le tribunal présidé par Pierre Jeanjean. Dessin Ben 8.
"Dans les tribunaux, quand on entend le nom de Radio Gazelle, la première réaction est un soupir, voire pire". Avocat d'une des parties civiles, Lionel Febbraro résume d'un effet de manche, ce que tout le monde ressent. Support d'une radio communautaire, implantée à Marseille depuis 1981, l'association Rencontre et amitié Radio Gazelle encombre les juridictions jusqu'à la cour de cassation, depuis 20 ans. Cela n'empêche pas les responsables politiques de s'y presser à chaque élection en espérant faire entendre leur voix auprès de la communauté maghrébine.
L'objet de "cette bataille de chiffonniers" est la présidence de l'association pour laquelle d'anciens amis se déchirent avec application. "C'est simple, c'est une affaire qui m'a donné envie de changer de métier", soupire encore Lionel Febbraro. L'avocat représente un des hommes qui se dit président de Gazelle, Otmane Aziz, dont le combat depuis 15 ans a nourri une grande part des procédures. Lui se voit comme "un lanceur d'alerte" et c'est suite à ses plaintes que, pour la première fois depuis longtemps, l'affaire radio Gazelle échoue devant la justice pénale.
Les deux présidents côte à côte
À quelques mètres d'Otmane Aziz, qui s'est constitué partie civile, un autre président, Mustapha Zergour, comparaît pour des faits présumés d'abus de confiance et d'escroquerie. Il lui est reproché d'avoir minoré les revenus publicitaires de . . .
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