Emmanuel Macron place Marseille sous haute surveillance

Actualité
le 3 Sep 2021
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Dans un vaste discours de politique générale, le président de la République a brossé jeudi un tableau très dur pour la gestion locale de la Ville comme de la métropole. En échange du soutien de l'État, il attend des réformes en profondeur du maire de Marseille comme de la présidente de la métropole.

Au terme de deux jours de visite, le président a donné son grand discours au Pharo, introduit par le maire Benoît Payan. (Photo BG)

Au terme de deux jours de visite, le président a donné son grand discours au Pharo, introduit par le maire Benoît Payan. (Photo BG)

Un président sous la pluie, qui poursuit, coûte que coûte, son discours. Qui s’enquiert de voir tout le monde à l’abri, tandis qu’il poursuit malgré les gouttes. Un président sans micro qui hausse la voix pour continuer à exprimer sa vision. “Marseille, c’est compliqué, je vais essayer de simplifier”, formule-t-il sous les rires.

Emmanuel Macron s’est posé en président tout terrain au deuxième jour d’une visite qui l’a amené de la cité Bassens au commissariat Nord, de l’école Bouge à la Timone. Ce président qui passe avec facilité des cités au palais, vient y accoucher d’une vision à 360° sur le destin de la deuxième ville de France. On se perd parfois dans les échelles entre les grandes consultations, les réseaux, les plateformes, les grands projets et les structures ad hoc.

“Laboratoire de la France”

Dans ce discours de politique générale, on entend des accents de 2017 quand le candidat Macron vantait une vision de rupture, pétrie de formules venues de la nouvelle économie. À quelques mois d’une nouvelle campagne en vue de sa réélection, il veut ranimer ce souffle et faire de Marseille “le laboratoire de la France”, au moment où il faut accélérer après “un an et demi où le Covid a ralenti les ambitions”.

Pour Marseille, il ne veut pas d’un énième plan. “J’ai beaucoup d’ambition et d’humilité. Des milliards on en a beaucoup entendus ici. Des premiers ministres, des présidents… Ce n’est jamais arrivé ou en tout cas cela n’a pas changé les choses. Il n’y a pas de recette cachée, de formule magique”.

La carotte et la férule

Pas de recette, pas de formule, “ni un chèque, ni un plan”. “Pour déclencher quelque chose qui est là”, le président En marche veut imposer une nouvelle méthode, faite de dialogue et d’admonestation. Pour la rénovation des écoles, aucun montant n’est annoncé, mais une société publique locale d’aménagement d’intérêt national. Celle-ci sera présidée par le maire, mais bien “pilotée par l’État”. Idem pour les transports : pas de chèque en blanc, mais l’annonce de la création d’un groupement d’intérêt public. Volontiers lyrique sur la ville et ce qu’elle charrie d’imaginaire, Emmanuel Macron peut être brutalement prosaïque dans le jeu de donnant-donnant qu’il propose aux élus et représentants des collectivités locales, assis au premier rang.

Si l’action publique est divisée et les chicayas locaux bloquent l’avancée, ces milliards n’arrivent jamais.

Emmanuel Macron

En sus des difficultés que Marseille concentre, le président met très tôt en avant une difficulté plus intestine : “Nous avons sous-estimé les divisions. Je le dis avec beaucoup d’amitié et l’envie de réussir avec vous, l’État peut toujours arriver en proposant des milliards, mais si l’action publique est divisée et les chicayas locaux bloquent l’avancée, ces milliards n’arrivent jamais”. Sans gants ni pommade, Emmanuel Macron pointe ainsi les difficultés des acteurs locaux à “définir l’intérêt général de la ville et de la métropole”. Benoît Payan comme Martine Vassal peuvent justement y entendre une référence explicite au dialogue de sourds qui anime les institutions locales depuis leurs élections.

Sourire entendu et sourcil levé, le chef de l’État y va alors gaiement, distribuant les mauvais points à grands coups de férule, d’un bord à l’autre de l’échiquier politique. Au chapitre des urgences, il y a la sécurité. Et Macron veut financer “500 caméras dans les quartiers Nord” alors que la municipalité Payan souhaitait un moratoire sur leur installation. “Sur ce point, nous sommes sur la même ligne”, s’est réjouie la présidente LR de la métropole et du département Martine Vassal, après le discours.

Toujours au chapitre des urgences, il y a aussi le logement indigne, devenu une priorité partagée après le drame de la rue d’Aubagne. Là encore, ça ne va “pas assez vite”. “Nous avons besoin d’ambition, d’une coopération renforcée entre la ville et la métropole”, insiste-t-il.

Le “problème” des personnels municipaux

Quand il arrive à la question structurelle des écoles, il reconnaît les incuries du passé, mais demande au maire de Marseille de balayer sa propre cour. Il pointe certes les “problèmes bâtimentaires”, les “174 écoles qui sont dans un état de délabrement tel que l’éducation y est impossible”. Mais pas de “prime à ceux qui font mal” : le maire de Marseille est appelé à résoudre les problèmes de “fonctionnement”. “Vous avez un problème avec les personnels municipaux. L’absentéisme, les grèves perlées, c’est un sujet, énumère-t-il. L’État ne vient pas investir pour que certains viennent prélever leur dîme”. Il appelle donc le maire à des réformes et refuse de se substituer à “un système qui n’avance plus du fait d’un mécanisme qu’il a construit, à coups de petits arrangements, de faiblesses”. Le chef de l’État ne cite pas la cogestion avec Force ouvrière, mais la référence n’est pas loin.

Emmanuel Macron attend donc des résultats et donne un délai de “deux mois” pour voir naître la future société publique locale qui va mener le chantier des écoles. Benoît Payan y voit là un gage de sincérité dans les engagements : “le président de la République a décidé de faire les choses de manière sérieuse, de manière partenariale pour pouvoir faire de Marseille la grande capitale du Sud. Nous aussi… Marseille est de retour.”

La métropole en réforme à marche forcée

Le chef de l’État n’est pas plus tendre avec Martine Vassal quand il évoque en toute fin de discours le volet des transports et les difficultés de la métropole dont elle tient les rênes. “Vous êtes l’héritière”, tacle-t-il dans une expression pleine d’ambiguïté, pour celle qui a hérité l’institution née en 2016 des mains de Jean-Claude Gaudin. Or, les errances de la métropole sont aussi un legs d’une institution qui a désormais “un problème de gouvernance”. Il échoie donc à Martine Vassal et aux élus de chaque territoire de trouver des solutions pour dégager des marges de manœuvre à la hauteur des investissements nécessaires à la desserte des quartiers Nord comme du reste de la métropole.

Martine Vassal a six semaines pour proposer une réforme de la gouvernance de la métropole.

Le chef de l’État voudrait voir la métropole se concentrer sur ses compétences stratégiques en délaissant vers le niveau communal les compétences de proximité. Et en revoyant aussi les dispositifs de reversement qui permettent aux communes de percevoir près de 60% des budgets de la métropole. Emmanuel Macron fixe des échéances à très court terme pour simplifier cette gouvernance, sous peine de voir s’étioler le milliard promis pour les projets de transports. Martine Vassal a six semaines pour plancher. Le délai si court s’appuie sur une échéance simple : le projet de loi 3DS doit proposer une nouvelle étape de décentralisation, examiné en décembre par le Parlement.

Interrogée par Marsactu, Martine Vassal assure qu’il s’agira de la poursuite de sa propre vision, “celle d’une métropole de projets, concentrée sur ses compétences stratégiques”. Or, en 2020, elle doit sa réélection à un accord avec les présidents des différents conseils de territoire qui se sont vus redistribuer une grande part du pouvoir. L’admonestation présidentielle pourrait donc lui donner un argument pour faire sauter ce verrou qui plombe cette institution depuis sa naissance au forceps. Mais aussi fragiliser sa position face aux élus non-marseillais. À l’Élysée, on souhaite en tout cas la fin de la période transitoire qu’a connu la métropole depuis 2016, avec “à terme, l’échelon des territoires qui saute”. Martine Vassal réunit un conseil des maires ce mardi pour mettre à plat cette nouvelle feuille de route. Du côté d’Emmanuel Macron, en plus de sa campagne, le compte à rebours est lancé.

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Commentaires

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  1. Pierre - Yves B Pierre - Yves B

    Peut être que quelque chose de bien va enfin se passer à Marseille !!!
    Comment ne pas l’espérer, le souhaiter, le supplier …….?

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  2. Oreo Oreo

    Comme habitude l’État (qui n’a pas/plus les moyens de ses ambitions), par une des ses pirouettes habituelles, s’engage à donner de l’argent si les structures locale s’organisent de manière efficiente. Or c’est justement l’État qui à voulu et imposé une organisation locale ingérable, entre la Ville qui s’enfonce dans sa misère et la Métropole qui la déteste pour cela. Le mal est si profond, le discours si superficiel, que rien ne va s se passer.

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  3. Kitty Kitty

    Une solution plus radicale : la suppression du niveau métropolitain. Il faut arrêter cette vision de territoires toujours plus grands avec une gouvernance toujours plus lointaine et toujours moins démocratique. Cette évolution est un échec complet qu’il faut avoir le courage de le regarder en face. Il faut prendre conscience que le temps, le “rêve” du toujours plus grand, toujours plus loin, toujours plus vite arrive à son terme et qu’il faut reconstruire à partir de la proximité. Marseille pourrait être le laboratoire de cette vision nouvelle.

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    • RML RML

      Bien d accord

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    • Magnaval Magnaval

      Cette évolution n’est un échec que parce que les maires et les territoires ont refusé de jouer le jeu et transférer à la métropole compétences et financements. Seule une métropole de plein exercice dans ses compétences stratégiques saura être efficace. Le temps des féodaux doit prendre fin. Le départ piteux de la cagole aixoise est un signe encourageant et une opportunité à saisir.

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    • patrick R patrick R

      la question des transports doit se faire au niveau du territoire métropolitain nous avons perdu 60 ans à cause de Deferre qui a fait en sorte que la loi instaurant les communauté urbaine ne concerne pas Marseille

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    • Kitty Kitty

      Patrick R : tout à fait d’accord avec vous, un certain nombre d’enjeux doit faire l’objet d’une coopération intercommunale. A l’époque c’était le cas et ça s’appelait des syndicats intercommunaux (si je ne dis pas de bêtise). L’échelon métropolitain a été mis en place, non pas pour faire mieux que ce qui existait déjà, mais pour créer des territoires énormes qui seraient en concurrence entre eux (la métropole Aix-Marseille doit pouvoir concurrencer Barcelone par exemple). C’est cette inscription dans une logique néolibérale mondialisée qui est la vraie raison de la métropolisation des grandes villes française, non pas l’idée que les services rendus aux administrés seraient de meilleure qualité.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      @Kitty. La coopération intercommunale peut prendre plusieurs formes, et dans les grandes villes françaises cette forme était, depuis les années 1960, la communauté urbaine. Les syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple sont une autre forme qu’on trouve plutôt dans les petites agglomérations.

      Les communautés urbaines ont réussi partout où elles ont été créées (en 1967 à Strasbourg, en 1968 à Bordeaux, en 1969 à Lyon, etc.). Sauf ici, d’abord parce que la création de cet outil a été très tardive (2000), et ensuite parce que son territoire minuscule ne coïncidait pas avec le bassin économique, fractionné en six intercommunalités qui se tournaient le dos et n’avaient aucun projet commun.

      Les métropoles actuelles ne sont qu’un avatar des anciennes communautés urbaines, avec quelques compétences supplémentaires (sauf ici, parce que le morcellement du territoire a montré ses limites) : il y a de grands équipements qui ne peuvent être conçus, financés et gérés qu’à l’échelle d’une intercommunalité (mobilité, déchets…).

      Pouvait-on faire autrement ici ? En 2009, il y avait eu ici création d’un syndicat mixte des transports associant le département et les différentes autorités organisatrices urbaines, et dont le but était d’organiser une politique globale de mobilité. Son bilan tient en un mot : néant. Néant, parce que chacun a préféré rester chez soi, et s’occuper de son petit territoire. Aucun outil intercommunal ne peut fonctionner s’il n’y a pas la volonté politique de lancer des projets communs. Mais ce n’est pas parce que nos élus locaux n’ont rien compris à l’intérêt de tels projets que l’échelon pertinent est celui de la commune.

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  4. BRASILIA8 BRASILIA8

    en résumé Payant n’a qu’à traverser la rue et il trouvera la solution

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  5. PierreLP PierreLP

    La Métropole a sa pertinence pour des compétences telles que les mobilités par exemple. S’il faut faire disparaître un niveau, c’est les départements. Pour mémoire, le territoire de chaque département a été créé de telle sorte que le chef-lieu soit au maximum à une journée de cheval. A part la Garde républicaine, personne ne se déplace plus à cheval aujourd’hui.
    Comme, de plus, l’éventail des compétences de ces collectivités se réduit de plus en plus, il faut aller au bout de la démarche.

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    • one live one live

      Il semble bien, toutefois, que les déplacements des chevaux de la garde républicaine se fassent désormais en camion ou en train.
      Seuls les défilés, les entrainements et quelques patrouilles forestières se font réellement “a cheval”.

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  6. nandjy28 nandjy28

    J’aimerais y croire. cela serait formidable mais après tant d’années de magouilles et de petits arrangements entre amis (es). dur dur le changements.

    Bon il faut espérer pour les générations futures.

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  7. Brallaisse Brallaisse

    Macron vient de mettre les points sur les “i” et les barres sur les “t” au sujet de l’incurie de nos élus locaux.Spéciale dédicace à la gaudinie et à la vassalie sur l’incapacité à gouverner et à limiter leurs actions aux arragements d’épiciers. Tradition locale . Une fois ceci dit , il rappelle à Payan de respecter ses engagements de campagne, notamment de nettoyer la mairie. La problématique des écoles est mise sous tutelle étatique , à remarquer la réaction habituelle des syndicats enseignants, ridicule comme d’habitude.
    Tout le monde en a pris pour son grade, y compris le GPPM, il le mérite bien.
    Alors , un tournant ?. Les moyens seront mis , mais il est indispensable que l’Etat gère tout ceci , car si l’on compte sur les fifres de la métropole, du département et dabs une moindre mesure de ceux de la mairie, sommes pas sortis de l’auberge.

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    • Pierre - Yves B Pierre - Yves B

      Tout à fait d’accord

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      +1

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    • DominiqueN DominiqueN

      Je partage à 100%. Le problème de fond pour Marseille ce sont l’incompétence des politiques et le clientélisme et cela depuis des décennies.

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    • CAT13 CAT13

      Vous avez tout dit

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    • gastor13 gastor13

      Dans l’incapacité, l’incurie et le clientélisme, vous avez oublié Guérini et ses enfants qui désormais sont aux manettes de Marseille… et ce n’est pas porteur d’esporir là non plus.
      D’autre part je suis étonné que plus personne ne parle de la suppression de la loi PLM qui est à Marseille au moins la source de bien des problèmes, avec le chouchoutage des quartiers qui votent bien et l’abandon de ceux qui votent mal !

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  8. Brallaisse Brallaisse

    A rajouter le dossier transports qui aura dans sa gestion l’avenir et le devenir de la métropole

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  9. jemamo13 jemamo13

    La mise sous tutelle de l’état de la ville et de la métropole est la seule garantie de vrais changements. Qu’ attendre d’élus qui sont à divers titre en attente de décisions de justice pour fraudes en tous genres??? Joissans présidente de territoire condamnée, Bernardini président de territoire toujours sous l’enquête du PNF pour association de malfaiteurs, Vassal et ses faux électeurs. Guerini toujours sénateur malgré la décision de justice. On attend pour Zeribi et combien d’autres encore?

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  10. barbapapa barbapapa

    La mise au pas ou plutôt dans le droit chemin de FO et celle de Vassal et potentats bucho-rhodaniens ! Le rêve deviendrait-il réalité ? On a très envie d’y croire

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  11. Zumbi Zumbi

    Je reste rêveur devant la naïveté de certain.es habitué.e.s des commentaires, d’habitude plus lucides : l’omniprésident arrive, comme d’hab fait la leçon à tout le monde, comme d’hab promet des milliards çà et là, comme d’hab met le couteau sous la gorge (faut que ça change dans deux moi sinon rien), comme d’hab dit “mais de toute façon c’est à vous de faire le travail, mais à mes conditions”… et s’en va continuer sa campagne électorale ailleurs. Dans quelques semaines ce sera oublié.
    Faut-il rappeler que lors des dernières séquences électorales ses ami.e.s ont avant tout essayé d’obtenir des accords avec la gaudinovassalie, et n’ont échoué dans leur projet que parce que les héritier.e.s leur ont ri au nez ?

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Zumbi , il n’y a aucune naiveté dans les propos de certains dont je fais partie. Mais avec Macron ou plutôt avec le Président de la République , vous oubliez qu’il a le juridique et le budget entre ses mains.Et il me revient à l’esprit et à ce propos cette réplique géniale “Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuse. ”
    Et nos zélus vont creuser, enfin!

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    • Massilia fai avans Massilia fai avans

      This one makes my day!

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      Oui, enfin….
      A voir encore.
      Il a le soufflant, a-t-il les cartouches ?

      Et la, revient une autre réplique…..

      ” Tu bluffes, Martoni “.

      Bluffe/bluffe pas ?

      (Sinon, pour creuser, nombre d’élus ont la dentition adaptée, c’est déjà un avantage au départ)

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  13. Brallaisse Brallaisse

    Non ,il ne bluffe pas,il joue sa réélection sur ce type de coups.De plus, vu le nombre de casseroles que nos élus(e) traînent derrière eux …….qu’ils vont redécouvrir l’Amérique une fois de plus.
    Mais le meilleur est à venir avec l’ingénieur Rué, titre trouvé dans un paquet de Bonux, qui a codirigé cette ville avec la gaudinie et s’étonne de l’état des écoles,des effectifs et la situation de cette ville.On hallucine.
    La haute fonction publique a beaucoup de défauts mais aussi beaucoup d’intelligence et face à un élagueur,une diplômée de kedgeuuuuuu et un clerc de notaire,il était temps que l’Etat s’en mêle.

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  14. vékiya vékiya

    Ecole primaire Jean Fiolle 6ème, la moyenne du nombre d’élèves par classe de ce2 était de 22, donc 4 jours avant la rentrée notre ami Benoit ferme une classe et la moyenne monte à 29 élèves.
    Merci Benoit. Je n’ai pas voté PM pour ça.

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    • toto toto

      A sa décharge, je ne suis pas certain qu’une fermeture de classe dépende de lui.
      Par contre la non ouverture dépend souvent du manque de salles de classe, en particulier dans le centre ville, ce qui est de sa responsabilité.

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    • marguerite.deschamps marguerite.deschamps

      C’est la DSDEN (ex_inspection académique) qui prend ce genre de décision… pas les maires.

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  15. jasmin jasmin

    Qu’est ce qu’on avait comme autre choix? Comment on a fait pour être la deuxième ville de France en étant si pauvre? Vus nos élus, dans un pays jacobin, la seule solution qu’on avait était de passer sous perfusion par l’Etat et donc aux frais de tous les autres citoyens français. On se demande pourquoi ils ne râlent pas plus… Tout le monde doit aimer Plus Belle La Vie, Kad Merad, et plus ou moins l’OM.

    Tous les points cités par Macron et repris dans l’article, ça fait des années qu’on le répète. Le manque de collaboration entre la ville et la métropole, les mauvaises décisions prises par la métropole pour conserver le pouvoir, la gestion du personnel municipal, le fait que ça a assez duré. On a réclamé du secours et la tutelle à cor et à cri. Il résume, il aligne les euros et il donne des échéances pour modifier son style et être prêt à utiliser l’argent. J’espère qu’il y a une équipe de consultants ou d’experts qui va suivre cet énorme plan d’action. Evidemment, on est sceptique vus les gens qu’on a pratiqués. Espérons que le temps court dont ils disposent d’ici les élections présidentielles va être plutôt un atout pour nous à Marseille qu’un handicap. Franchement, s’il faut dégager de la métropole pour un grand nombre de sujets, il faut se résoudre à le faire, parce qu’il ne s’agit plus d’une répartition de compétences, mais de pouvoir.

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  16. marguerite.deschamps marguerite.deschamps

    Marsactu, j’attends avec un impatience votre article sur la réaction de tous les petits maires du territoire qui sont les grands bénéficiaires du fonctionnement actuel de la Métropole au détriment des projets structurants et de Marseille… Mon petit doigt me dit qu’ils ne sont pas contents. Et Mme Vassal, qu’en pense-t-elle ? est-elle prête à céder aux injonctions présidentielles ou à celles des maires qui l’ont élue ? Suspens…

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