Coronavirus : les lendemains coupables des candidats aux municipales

Actualité
le 23 Mar 2020
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Plus d'une dizaine de personnes contaminées au Covid-19 dans l'équipe de campagne de Martine Vassal dont la candidate, le candidat LREM Yvon Berland lui aussi testé positif : les politiques en campagne ont été surexposés et ont exposé ceux qu'ils rencontraient. De quoi faire naître beaucoup de regrets chez les intéressés et de questions a posteriori sur le maintien du premier tour.

Martine Vassal entourée de ses têtes de liste.

Martine Vassal entourée de ses têtes de liste.

« Ils ne peuvent même pas faire de réunion de campagne, comme ils n’ont pas le droit de s’approcher. » Un membre de l’équipe de Martine Vassal essaie de garder le sourire alors qu’au moins une dizaine de ses colistiers et collaborateurs ont été testés positifs au coronavirus. Plusieurs sont toujours hospitalisés à l’Institut hospitalo-universitaire dirigé par le professeur Didier Raoult, à l’inverse de Martine Vassal, qui a pu regagner son domicile, comme en témoigne une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Dans les autres mouvements aussi, on compte un certain nombre de malades. Le candidat soutenu par La République en marche Yvon Berland a lui aussi été diagnostiqué. Certains s’expriment ou laissent la presse relayer l’information, d’autres préfèrent garder le secret médical. « J’ai beaucoup hésité avant d’écrire ces quelques lignes mais après tout si la santé de tout un chacun est privée , celle du maire, de l’homme public, est en partie publique », raconte dans un long post Facebook Lionel Royer-Perreaut, maire et tête de liste dans les 9e et 10e arrondissements qui a révélé être positif.

C’est le signe que poignées de main, embrassades, selfies et autres contacts rapprochés ont continué malgré les alarmes sanitaires qui avaient sonné. Seuls les meetings ont tous été ajournés après l’annulation des rassemblements de plus de 1000 personnes. Les candidats ont donc été surexposés. Mais avec des délais d’incubation de cinq à six jours, ils ont sûrement continué à faire campagne alors qu’ils étaient contaminés. Ils ont donc aussi involontairement exposé les personnes qu’ils rencontraient dans les semaines précédant le premier tour accélérant la propagation de la maladie.

Testés à l’IHU
Plusieurs internautes se sont étonnés que les candidats aient été testés. Mais, selon les éléments que nous avons recoupés, cela résulte plutôt d’un accès privilégié à l’information que d’un passe-droit. Avec l’IHU, Marseille possède le principal centre français de dépistage du Covid-19, à rebours des consignes gouvernementales intimant aux personnes présentant des symptômes supportables de rester à domicile, sans certitude donc d’avoir contracté la maladie. De peur d’être débordé – ce qui a tout de même fini par arriver – l’IHU n’a pas voulu en faire une large publicité mais, pendant une semaine, les personnes se présentant spontanément ont été testées.
« Franchement, si ça avait été trop long, j’étais prêt à passer un coup de fil. Mais là, j’en ai pas eu besoin », témoigne ainsi un haut fonctionnaire. « Je me suis fait dépister en début de semaine parce que la personne qui partage ma vie avait tous les symptômes du Covid 19, parce que les personnalités politiques qui m’accompagnent en temps ordinaire étaient hospitalisées , parce qu’il n’y avait pas de raison que j’aie échappé à la contamination… Parce que j’avais besoin de savoir… tout simplement. Tout simplement humain ! Mon parcours a commencé par un test réalisé à l’IHU en accomplissant toutes les formalités administratives préalables », narre Lionel Royer-Perreaut dans son message Facebook.

Dans l’équipe de Martine Vassal, cette situation de quasi cluster interroge fortement. Le premier cas de contamination connue est celui du député Guy Teissier trois jours avant le premier tour. Dans la foulée, certains membres de la liste des 9e et 10e arrondissements, comme le président du parc des Calanques et adjoint au maire Didier Réault, ont été immédiatement confinés. Mais l’essentiel de la campagne s’est poursuivi et ils sont aujourd’hui, à notre connaissance plus d’une dizaine à avoir contracté le virus, soit plus de 5 % des cas recensés dans le département à ce jour.

« Quand les élections sont là, on fait campagne. C’est notre job »

Directrice de cabinet d’Yves Moraine, le maire des 6e et 8e arrondissements lui aussi affecté, Catherine Valès est de ces militantes qui ont continué à labourer le terrain : « Je ne me dis pas qu’on n’aurait pas dû faire campagne. Quand les élections sont là, qu’elles sont maintenues, on fait campagne, c’est notre job », explique-t-elle. Le constat d’Hervé Menchon, tête de liste Europe écologie-les Verts dans les 9e et 10e arrondissements, est sensiblement le même : « Nous avions pris l’habitude dans la campagne de nous saluer différemment. Mais quand j’ai vu Lionel Royer-Perreaut le 11 mars, nous nous sommes serré la main, bêtement, sans vraiment se poser la question. Il n’y a jamais eu de pandémie comme ça en France, on ne sait pas bien comment réagir. Tout le monde a fait des conneries c’est sûr », constate-t-il. « Il y a eu probablement des comportements imprudents », a lui aussi relevé le directeur de l’agence régionale de santé Philippe de Mester dans une interview accordée à La Provence.

Pour beaucoup, le sentiment d’avoir été envoyé au casse-pipe prédomine : « Si le gouvernement savait des choses, je ne comprends pas que les choses n’aient pas été arrêtées », s’agace Catherine Valès. « On est presque tous positifs, témoigne une autre membre de l’équipe de campagne aujourd’hui hospitalisée à l’IHU. Ils le disent ici, ils s’attendent à avoir un pic dû au maintien des élections. Je suis remontée contre le gouvernement, le président et tous les irresponsables dont des élus LR comme Larcher [le président du Sénat, ndlr] qui ont décidé de les maintenir. » La colère se mêle à un sentiment de culpabilité : « Je suis comme Agnès Buzyn [l’ex ministre de la santé, ndlr], je n’en dors plus la nuit. Le dimanche matin du premier tour, on s’est tous appelé, on trouvait irresponsable d’ouvrir les bureaux de vote mais on l’a fait. »

« On s’en veut »

Chez les vassalistes, le sentiment est largement partagé : « On s’en veut de pas avoir bougé plus, Martine [Vassal, ndlr] la première, témoigne un candidat haut placé sur les listes. On n’aurait jamais dû voter. Dimanche soir, on était certes déçus de nos résultats [Martine Vassal est arrivée 2e à l’échelle de la ville, ndlr] mais c’était déjà plus notre priorité ». Pour un autre candidat, issu de la société civile, le sentiment va même plus loin : « C’est à vous dégoûter de la politique ! », affirme-t-il, pas décidé à participer activement à la campagne de second tour si elle a lieu en juin.

Partout, en premier lieu, le regard se tourne vers les 4000 présidents, assesseurs et délégués dépêchés par les listes pour tenir les bureaux de vote qui ont passé la journée sans que toutes les garanties sanitaires ne leur soient fournies. « Nous avions un pot de gel pour les assesseurs et rien pour le public, témoigne Rémi Dumas, assesseur pour le Printemps marseillais dans le bureau de vote de l’école Jean-Fiolle (6e). Même le président du bureau n’était pas vraiment au courant des mesures à respecter. Il y avait beaucoup de monde à l’ouverture et ces questions-là sont vite passées à la trappe. Dans la journée, des candidats sont passés dans le bureau et les distances de sécurité n’étaient pas forcément respectées ».

Comme les autres, la liste Debout Marseille (soutenue par Europe écologie-les Verts) a envoyé des assesseurs dimanche dernier : « Jusqu’à samedi minuit, après l’annonce du stade 3, on a espéré que le scrutin soit repoussé, mais après il fallait y aller. J’ai envoyé un message aux délégués et assesseurs en leur précisant les mesures annoncées et en leur disant que si elles n’étaient pas respectées, il fallait rentrer chez eux. Après chacun a fait ce qu’il a voulu », explique Hervé Menchon. Avec ses colistiers, il a lancé un appel pour que « toutes les personnes mobilisées pour le scrutin du 15 mars soient testées dans les plus brefs délais. Le fichier des assesseurs et délégués du service des élections de la Ville de Marseille doit être utilisé à ses fins », expose au nom du collectif Hervé Menchon. Une demande restée lettre morte pour l’heure.

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Commentaires

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  1. patrick patrick

    tiens, on les teste eux ?

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  2. Tarama Tarama

    Et aucun n’envisage de « faire de la politique » sans rouler des pelles à ses électeurs ni serrer des paluches…

    C’est amusant aussi comme les regrets concernant la tenue des élections semblent inversement proportionnels au score réalisé par chaque camp..

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  3. Marieke Marieke

    Le point positif est que les défenseurs du projet d’hôpital privé a but lucratif de saint Barnabé eprouvent l’utilité de l’hôpital public. Puissent ils par la suite défendre le service public hospitalier !

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  4. ChantalJ2018 ChantalJ2018

    D’après ce que j’ai compris, l’ensemble des partis était pour le maintien des élections.
    Ce dimanche, j’ai trouvé plus sécure par rapport à la transmission de virus de me rendre dans un bureau de vote que d’aller faire des courses alimentaires ! Des consignes avaient été données : distance sociale, apporter son bulletin de vote et son stylo.

    Nous sommes aussi, individuellement, responsable de notre propre sécurité.

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  5. Gentiane Gentiane

    Quel manque de courage et d’honnêteté intellectuelle! Nous savions tous dès la 1ere semaine de mars que le Codiv 19 était là et que nous avions à prendre des précautions , les gestes barrières étaient déjà recommandés!
    Tous ceux qui ont fait campagne en ne respectant pas ces gestes citoyens ont mis en danger leur santé et celle des autres.
    De plus, pour la tenue des élections, pour ma part je n’avais aucune confiance en la capacité de la Ville d’équiper et d’aménager les bureaux de vote en toute sécurité.
    C’est bien facile à présent de s’abriter sur une décision nationale de maintien des élections! (même si pour ma part j’étais pour une annulation).
    Les moments de campagne restaient bien à la main (si je puis dire..) des candidats.

    Voilà venus pour cette équipe le temps de la maladie et de l’échec aux élections (pour le moment) . Souhaitons leur un prompt rétablissement . Le temps peut-être des remords, des regrets et de la prise de conscience de l’immense responsabilité qu’on a quand on exerce des fonctions publiques , car ces candidats pour la plupart sont avant tous quand même à la tête du Département, de la Ville et de la Metropole …

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  6. louis roissard louis roissard

    Des irresponsables aux responsabilités ! Par habitude, crédulité, manque d’imagination on laisse ces gens prendre le contrôle de nos existences et décider de notre avenir. Pour cela on leur livre notre « carte bleue » dont ils usent et abusent allègrement jusqu’à croire que c’est la leur. Quand allons-nous renverser la table et demander à ce que le pouvoir s’organise autrement , réellement avec nous et non de façon supposée « représentative » ?

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  7. Make OM Great Again Make OM Great Again

    MARSACTU, peut-être faudrait-il suivre le dépôt des listes pour le 2nd, reporté au 31 mars je crois. J’aurai suggéré aux partis, en guise de protestation, et dans un contexte d’urgence sanitaire, de ne pas se rendre en Préfecture. D’abord, pour ne pas contaminer d’autres personnes (fonctionnaires etc.). Ensuite, parce qu’il me plairait de voir LR et LREM faire de la désobéissance civile. Bon courage à tous.

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  8. Minh Derien Minh Derien

    « CELA RÉSULTE PLUTÔT D’UN ACCÈS PRIVILÉGIÉ À L’INFORMATION QUE D’UN PASSE-DROIT. Avec l’IHU, Marseille possède le principal centre français de dépistage du Covid-19, à rebours des consignes gouvernementales intimant aux personnes présentant des symptômes supportables de rester à domicile, sans certitude donc d’avoir contracté la maladie. De peur d’être débordé – ce qui a tout de même fini par arriver – l’IHU n’a pas voulu en faire une large publicité mais, pendant une semaine, les personnes se présentant spontanément ont été testées. »
    C’est peut-être cela le plus intéressant de l’article… C’est ainsi qu’il faut interpréter aussi le « PAS DE PASSE-DROIT » pour les ministres (et pour les parlementaires) pour les contrôles dont ils ont bénéficié très tôt, dès les tout premiers symptômes, « EN TOUTE TRANSPARENCE » …
    Il en va ainsi du droit à la santé, de la possibilité de mettre ses enfants dans les bonnes filières scolaires et dans les bons établissements, ou de payer le minimum d’impôts, grâce à « l’optimisation fiscale ».
    Plus besoin de demander à un « ami bien placé » de passer le bon coup de fil. Il suffit de bien exploiter son « ACCÈS PRIVILÉGIÉ À L’INFORMATION » pour bénéficier d’un service, d’une prestation, OUVERTS À TOUS , mais dont si peu connaissent la possibilité… Et on ne s’échange les bons tuyaux qu’entre gens du même monde.

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    • Tarama Tarama

      De l’importance du service public…

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    • MarsKaa MarsKaa

      C est tout à fait cela…
      Et là où ces elu.es devraient informer la population, leurs administrés, ils cherchent d abord les bons tuyaux pour eux, puis diffusent dans des cercles restreints…où ils s échangent bons tuyaux et loyaux services. Avec capacité à privatiser si besoin des servives publics.
      Et après, grand blabla et ecran de fumée.
      La politique Marseillaise dans toute sa laideur.

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    • corsaire vert corsaire vert

      c’est bien cela le passe droit , avoué sans état d’âme tellement c’est devenu une institution :
      « Franchement, si ça avait été trop long, j’étais prêt à passer un coup de fil. Mais là, j’en ai pas eu besoin « 

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  9. barbapapa barbapapa

    Est-ce que certain.e.s ont continué à faire campagne alors qu’il avaient eu une petite fièvre, un gratouillis dans la gorge ?

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    • Tarama Tarama

      Oui, mais c’est de notre faute. Parce qu’on voulait absolument les élire !..

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  10. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Tous ces électeurs de droite qui ne sont pas aller voter POUR Martine Vassal au 1er tour de peur d être contaminés vont ils aller voter CONTRE elle au second tour pour sanctionner le risque qu’elle leur a fait courir et les embrassant comme du bon pain ?

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  11. Brigitte13 Brigitte13

    Bonjour,
    J’ai certainement raté l’intervention du Maire de Marseille : soutien, conseil…

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  12. MarsKaa MarsKaa

    Oui Brigitte, moi aussi… mais où sont ils donc ces responsables en charge de la ville ? Quel message ont il adressé à la population Marseillaise ? Que font ils concrètement pour la protéger ?
    On va les garder combien de temps encore ?

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    • Zumbi Zumbi

      Je préfère encore qu’ils se taisent !

      J’imagine le message de Gaudin : « soyez disciplinés comme mon lieutenant Moraine et mon héritière Vassal qui se faisaient photographier bras dessus bras dessous avec la présidente de leur bureau de vote au 1er tour, 4 jours après l’injonction à respecter la distanciation sociale ». Ça c’est l’exemple de la propagande délibérée du risque de contamination !

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  13. Jean Peuplus Jean Peuplus

    Il est à espérer que pour l’ensemble des élus cette épidémie éclairera désormais leurs choix politiques . Qu’ils sauront s’entourer à tous les niveaux non plus de courtisans asservis mais de personnes compétentes capables d’analyser des situations non pas en fonction du prisme électoraliste mais de l’intérêt général. Qu’ils auront enfin compris que tous les crédits consacrés à des campagnes de communication, de subventions aux copains… ne servent à rien quand on doit aller à l’hôpital, quand les soignants faute de crédits n’ont pas les équipements minimum pour sauver des vies.

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    • LN LN

      Impossible. Aucun espoir avec eux. Il faut pour cela changer complètement, en profondeur, de paradigme. Cela va t’il être possible après le coronavirus ?

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      En tout cas, on assiste à des conversions soudaines, certainement inspirées par le Très-Haut : même Valérie Boyer s’interroge sur « les carences de l’Etat », que son propre parti cherche pourtant à réduire au minimum possible, l’initiative privée et le marché étant censés s’occuper plus efficacement que lui de l’intérêt général. C’est dommage qu’il faille une crise tragique pour que l’idéologie laisse la place à la réflexion… : https://twitter.com/valerieboyer13/status/1242416938397155332

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  14. Brallaisse Brallaisse

    J’ai bien peur que vos espoirs ou espérances ne soient déçus. La photographie présentée par 8e est absolument typique du comportement de ces gens là . Un smartphone , il faut que je sois sur la photo absolument. Cela ne frise même pas le ridicule , cela est ridicule. Cela me fait penser d’ailleurs concernant la troisième personne présente sur le dit document , à la scène du poisson dans le »Temps des secrets » (si ma mémoire est bonne) où Joseph se moque d’un collègue instituteur qui se fait photographier avec une prise, le marseillais est facilement content , une photo avec Moraine& Vassal et il est ravi ., il en faut peu finalement .
    La question du choix politique des élus marseillais se résume à une formule  » Ma gueule avant tout ». La formule est brute de coffrage mais réaliste. Leur problème est uniquement au niveau de leur pitance y compris pour leurs courtisans. Le but être élu pour manger , profiter et faire profiter en comblant leur ego qui ne relève même plus de la psychologie à ce stade là mais de la psychiatrie. Alors ils vont nous sortir l’argument qu’ils croient imparable, » je me sacrifie pour Marseille ». Tu parles Charles.
    J’ai acheté dernièrement un bouquin  » Marseille pour les nuls » , histoire de voir la vision de notre ville que peut avoir un « estranger » au travers de cet ouvrage de vulgarisation. A l’article Gaudin., je vous passe la carrière , il est caractérisé par les mots suivants :
     » Chaleureux, au verbe marseillais sonore et volubile, mais aussi fin manœuvrier ».
    Voilà résumé la personne qui gère une ville de 800 à 900 000 habitants.
    Les héritiers sont les mêmes mais en couleur , car au début de la carrière de Gaudin la télé était en noir et blanc , c’est dire. Alors quand je regarde cette photo citée plus haut avec un Moraine , pâle imitation du ravi de la crèche et Vassal dont les dents entament littéralement le parquet , pâle imitation de Dracula , je me dis que nous ne sommes pas sortis de l’auberge.
    Le drame, c’est qu’un ouvrage appelé » Marseille des nuls » n’est même pas nécessaire il suffit de lire les faits et agissements de nos élites locales dans Marsactu pour avoir tout compris. Cela est très drôle quelquefois , mais la plus part du temps à » pleure ».

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  15. Brallaisse Brallaisse

    Des candidats LR à Marseille portent plainte contre le gouvernement concernant la tenue des municipales ayant selon eux mis en danger la vie d’autrui.
    Pouvons nous porter plainte éventuellement contre certaines candidates LR qui auraient pu emboucanner certains électeurs par leurs bises répétées lors de la campagne et plus particulièrement le jour du vote ?

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