Candidats, scrutin et enjeux : tout savoir sur les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône
Ce dimanche 27 septembre se dérouleront les élections sénatoriales 2026. Huit sièges de sénateurs sont à pourvoir dans les Bouches-du-Rhône. Marsactu fait le tour des candidats, du fonctionnement et des enjeux du scrutin.
Le Sénat en 2021. (Photo : TimeTravelRome, flickr)
Neuf listes pour huit sièges. Le dimanche 26 septembre se tiendront les élections sénatoriales des Bouches-du-Rhône. Si ce scrutin suscite moins d'intérêt public que les municipales de mars ou la présidentielle de l'année prochaine, il revêt tout de même un enjeu politique local. Les places sont prisées au palais du Luxembourg, notamment parce qu'elles permettent de peser sur le processus législatif. Mais aussi d'obtenir des moyens politiques importants — l'embauche des collaborateurs, par exemple —, une résonance médiatique nationale — avec des invitations sur les plateaux télévisés de plus grosses chaînes —, et un emplacement au premier rang lors de toutes les cérémonies officielles, toujours appréciées par les élus. En outre, il y a des personnalités de premier plan parmi les candidatures.
Pour rappel, ces élections se font au suffrage indirect : ce ne sont pas les citoyens qui votent, mais un “collège électoral” composé de 3 697 “grands électeurs”. On y retrouve les sénateurs sortants, les députés, les conseillers régionaux et départementaux, mais surtout les délégués désignés par les conseils municipaux. Marsactu vous avait expliqué il y a quelques mois le processus de leur désignation. Le nombre de grands électeurs nécessaires pour garantir un siège de sénateur oscille entre 300 et 350 selon les rapports de force au moment du dépouillement. En 2020, les huit sièges étaient revenus à Valérie Boyer (Les Républicains), Patrick Boré (LR), Stéphane Le Rudulier (LR), Guy Benarroche (Les Écologistes), Jean-Noël Guérini (La Force du 13, divers gauche), Marie-Arlette Carlotti (Parti socialiste), Jérémy Bacchi (Parti communiste français) et Stéphane Ravier (Rassemblement national).
Les sénatoriales devraient opérer une clarification politique six ans plus tard. Confortée par les résultats des élections municipales, la droite locale bénéficie d'un socle important de grands électeurs avec des villes qui comptent beaucoup de votes sur le territoire. Comme Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles ou encore Istres. Mais les multiples candidatures pourraient créer un éclatement des votes et favoriser l . . .
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Ce fromage grouille d’asticots.
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De Gaulle parlait de «repaire de vieux kroumirs racornis» et Lionel Jospin «d’anomalie démocratique». Ce sont deux descriptions complémentaires de ce qu’est le Sénat, imperturbablement à droite depuis la création de la Ve République, à l’exception d’une brève parenthèse. Mais la cantine est bonne, c’est l’essentiel.
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Quand Mr Holande a été élu le Sénat avait une majorité de gauche . Cela a été la seule fois et cela n’a pas duré longtemps. Encore un exploit à mettre au compte de ce président
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Surtout qu’il avait un appareil législatif qui pouvait être totalement acquis au gouvernement. Pour… certes le mariage pour tous, le relèvement des allocations, 60 000 embauches dans l’EN, les emplois aidés et… 50 milliards aux entreprises pour favoriser l’emploi (et ne parlons pas du CICE).
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On ne se lasse pas de citer Jean Claude Gaudin : » Aux sénatoriales les électeurs sont plus menteurs que les candidats »
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…C’était un peu du même de tonneau que la fameuse phrase de Charles Pasqua sur les promesses qui n’engagent que ceux qui les reçoivent……
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Le PS (et donc le Printemps marseillais) ne sont pas de gauche. Les politiques libérales qu’ils ont menées pendant 40 ans en alternance avec la droite et qui ont conduit à la montée du RN et de l’abstention en sont la preuve criante. C’est le PS qui a mis Macron au pouvoir, et l’y maintient malgré toutes les motions de censure déposées par LFI. On n’oublie pas les trahisons. Elles se paieront en 2027.
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On l’espère bien !
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Quand on regarde le matériel électoral envoyé aux grand.e.s électeurs.trices, on constate de bien curieuses choses. Dans le désordre :
– apparemment M. Ciot a beaucoup d’argent à investir dans sa campagne : il a envoyé un véritable magazine de 8 pages sur papier glacé en couleurs, plus une longue lettre recto-verso à l’adresse chaque grand.e électeur.trice de Marseille. Détail : lui qui fut élu sous l’étiquette PS, dans un petit paragraphe de sa lettre il indique qu’il « rejoindra un groupe parlementaire » mais ne dit pas lequel. Votez pour moi, je vous dirai plus tard ma couleur politique ?
– ce n’est pas plus clair chez LR : M. Gérard Larcher, président du Sénat et membre éminent du Conseil National de LR, soutient (photo à l’appui) la liste « de la droite et du centre » (tendance Muselier-Vassal-Isnard-Cristiani chez les locaux », mais
– M. Retaillau, M. Bellamy et quelques autres, tout aussi dirigeants de ce même parti LR soutiennent la liste Devesa-Chauvin (désolé, les autes noms sont écrits en caractères illisibles)
– autre candidat, mais sans aucun soutien officiel de poids lourds, M. Granier qui fut aussi élu sous l’étiquette LR.
– ce n’est pas plus clair à l’extrême-droite : Marie-Pierre Callet, toujours vice-présidente du Conseil Départemental du 13 dans l’équipe Vassal, est candidate avec une grosse photo où elle est encadrée par Marine Le Pen et Jordan Bardella, dont aux dernières nouvelles l’unité est sérieusement lézardée. J’allais oublier : elle aussi fut élue
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… élue avec l’étiquette LR, mais là c’est « vous pouvez compter sur les élus du RN, etc. » ; dira-t-on que la situation est plus claire ?
– elle semblerait l’être au vu du prospectus électoral de M. Ravier dont la photo occupe les 2/3 du recto de la profession de foi, pour qu’on ne s’y trompe pas il y a une autre photo de lui au verso… mais aussi un petit encart avec photo de Marion Maréchal. Tiens donc, on nous disait récemment que Marion Le Pen-Maréchal se rapprochait politiquement de sa tante et que ça mettait en pétard les soutiens de M. Bardella.
– bon, on a encore la candidature de Mme Jouve, que certains s’obstinent à classer divers gauche alors que sa profession de voie est du style « ni gauche ni droite au contraire » (mais que la dernière fois qu’elle a donné un signe lisible, c’était en soutenant une candidate à la primaire LR en 2016) — son slogan n’est plus « la force du 13 » qui était celui de son parrain Guérini, mais « le 13 en tête »;
– la liste de la gauche officielle présente tous les colistiers avec des photos de la même taille, ça change un peu, et on se situe un peu puisqu’il y a « gauche, écologistes et citoyens » dans l’en-tête (seules les listes Muselier et Boyer affichent « droite » ou « droite et centre », les autres ne siègeraient nulle part, semble-t-il, sur les bancs du Sénat). Les enjeux du programme sont répartis sous les photos des uns et des autres.
Cela dit il y a quelques jours M. Koukas, représentant officiel du PCF à Arles, a envoyé publié sur Facebook une charge au vitriol contre cette liste trop marseillaise à son goût. Quand l’unité de la gauche bute sur l’esprit de clocher…
– enfin la liste LFI propose une photo d’un meeting national de M. Mélenchon, une liste très discrète de candidats locaux et une page très colorée (charte graphique des campagnes nationales précédentes) d’axes programmatiques. Pas sûr que le Sénat intéresse cette formation.
Bon, il fallait s’informer ailleurs pour tâcher d’y comprendre quelque chose.
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MERCI pour ces éclaircissements = explicitations bienvenues
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