Un centre pour suivre les radicalisés hors de prison à Marseille

Suivi
Bref
Rémi Baldy
5 Avr 2019 0

L’adresse précise reste secrète. Un appartement situé dans le 6e arrondissement de Marseille abrite un centre dédié au suivi de condamnés pour “association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste” effectuant leur peine en milieu ouvert, raconte France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur. “Cela va d’une personne ayant mis un message sur Twitter ou commenté un attentat à des gens rentrés de Syrie ou ayant des velléités de départ”, précise l’administration pénitentiaire. Elle porte ce dispositif baptisé programme d’accueil individualisé et de réaffiliation sociale (Pairs) avec l’association Artemis, membre du Groupe SOS.

Une dizaine de personnes, qui portent un bracelet électronique ou sont assignées à résidence, sont suivies dans ce centre. Elles rencontrent chaque semaine des éducateurs, des psychologues et des conseillers pénitentiaires. “Pour le moment, nous ne tirons encore aucun bilan. Le but est d’annihiler les passages à l’acte”, précise l’administration pénitentiaire à France 3. Dans un article du Monde de février, la directrice du centre évoque un “travail lent” d’un an en moyenne. Le profil des bénéficiaires du dispositif y est aussi détaillé : un groupe âgé de 22 à 35 ans composé de quatre femmes, dont une “revenante” de la zone irako-syrienne.

L’opération a débuté à Marseille en octobre, après un premier essai Paris. Des centres devraient ouvrir à Lyon et Lille. Fin mars, Guy Teissier (LR) a interpellé à l’Assemblée nationale la garde des Sceaux pour dénoncer une “ouverture en catimini” de ce centre sans que Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, ni Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, ne soient au courant. Les centres faisaient pourtant partie du plan de lutte contre la radicalisation annoncé par le Premier ministre. S’il y a trop de médiatisation, nous ne pouvons plus bosser. Et ça peut également créer une psychose dans la population”, explique pour sa part l’administration pénitentiaire.

Source : France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur

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