Nyssen : « Si on faisait un jardin à la Corderie, ce serait dommageable pour le lieu »

Dommageable
Bref
Jean-Marie Leforestier
11 Sep 2017 5

Vue générale de la carrière grecque archaïque. En arrière plan, un tronçon du rempart du XVIIe siècle. Denis Gliksman, Inrap

En déplacement à Arles qu’elle connaît bien pour promouvoir l’éducation artistique et culturelle, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a été rattrapé par une autre actualité des Bouches-du-Rhône : le site antique de la Corderie. « Les archéologues vous diront que si jamais on faisait un jardin là, ce serait dommageable, même pour ce lieu puisqu’il s’effriterait », a-t-elle déclaré dans un point presse suivi notamment par France bleu. Ce faisant, elle reste sur sa position de ne classer qu’environ 600 mètres carrés du site sur lequel doit s’élever un immeuble d’habitation construit par Vinci.

« Ce ne sont pas des vestiges, c’est un lieu, une trace. Il faut qu’elle soit appréhendée et vécue. L’État a apporté une contribution importante à mettre en évidence cela parce que pendant des années personne n’avait idée de cela », a-t-elle poursuivi, saluant l’Inrap, service de recherches archéologiques de l’État « complètement indépendant du privé ». Les partisans d’un classement total du site de la Corderie pointent la présence de Vinci parmi les mécènes de l’Inrap.

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Source : France bleu

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  1. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    Je ne suis pas archéologue et donc pas du tout spécialiste de la conservation des lieux antiques. Mais en prenant madame NYSSEN au pied de la lettre , il faut donc recouvrir le Jardin des Vestiges très rapidement et mettre des habitations dessus, dès fois que cela s’use . Pour le reste des sites antiques Marseillais ils ont été soit détruits soit recouverts .Au moins nous sommes tranquilles.
    Ce qui est quand même curieux c’est qu’à Rome les gens passent leur temps à fouiller, restaurer et conserver. Mais comme disait l’autre: « Ils sont fous ces Romains ».

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    • CabriCabri

      L’archéologue municipal a indiqué lors des journées de l’archéolgie, désirer couvrir en partie les remparts du Jardin des Vestiges….  » pour les protéger !

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  2. BerezinaTTBerezinaTT

    Le plus drôle, c’est que le projet de Vinci prévoit justement de faire un petit jardin à ciel ouvert autour des 635m2 classés, qui eux aussi resteraient exposés aux intempéries. C’est d’ailleurs l’un des arguments des partisans de la préservation des vestiges. La Ministre dévoilerait-elle enfin son opposition au projet immobilier ?

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  3. leravidemiloleravidemilo

    Ce serait bien dommage que la crédibilité de Mm Nyssen s’effrite, mais elle s’y emploi remarquablement, et à un rythme bien plus soutenue que les gouttes de pluie (de plus en plus rares) sur les grès de la carrière. La plaisanterie des 635m2 « sauvegardés », du changement climatique dans le jardin vinci ( comme celle de l’inrap totalement indépendante du privé) commence à trop durer. Il est temps que les citoyens « recouvrent » vinci, afin que les historiens du 3è millénaire puisse étudier l’entourloupe avec la plus grande précision. Si c’est « vinci/acte sud même combat », c’est décidé, à défaut de recouvrir vinci, je change de librairie (j’y était encore ce jour même, et j’envoie la note au ministère; remboursez!).

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  4. leravidemiloleravidemilo

    « Ce ne sont pas des vestiges, c’est un lieu, une trace. Il faut qu’elle soit appréhendée et vécue…. ». Ma parole! elle parle déjà le Macron! z’ont dû tous se fader le bréviaire en amont… Les Marseillais seront toutefois reconnaissants à leur ministre d’un tel effort de pédagogie pour leur faire comprendre que l’on parle principalement d’un « lieu ». C’est à croire que seul vinci l’avait capté jusqu’ici! Mais malgré un tel prof, il finiront bien par trouver ce qu’il faut appréhender, dans cette histoire.

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