Les Docks village toujours en difficultés

Désert
Bref
le 17 Fév 2020
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Avec une clientèle qui n’a pas atteint les niveaux attendus, les commerçants des Docks village plient bagages, rapporte La Provence. « Nous sommes confrontés à une accélération inquiétante » des fermetures, constate sévèrement Yves Botton, le nouveau président de l’association des commerçants. « Les 80 boutiques qui devaient s’installer sur le site, n’ont jamais dépassé le nombre de 63. Elles ne sont plus qu’une trentaine aujourd’hui ». Constructa, le gestionnaire des Docks se veut plus rassurant et relève une augmentation de la fréquentation de 3% par rapport à 2018.

Relire notre article sur les inquiétudes des commerçants des Docks

L’association des commerçants et Constructa se renvoient la responsabilité. Yves Botton appelle le gérant à écouter les suggestions de son association, notamment concernant le réaménagement, et à ne pas « bloquer indéfiniment l’attribution de cellules commerciales. » Sandra Chalinet, directrice de portefeuille du groupe Constructa rétorque que les loyers pratiqués « sont ceux du marché (…). Les professionnels doivent donc, eux aussi, se remettre en cause. » Pour mettre fin au pessimisme ambiant, Constructa annoncera en avril l’identité d’un mystérieux futur locataire de 7500 mètres carrés de bureaux au sein du bâtiment.

Source : La Provence

Commentaires

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  1. patrick patrick

    c’est étonnant, il y a tellement d’argent à marseille on se demande pourquoi les clients ne se lâchent pas plus en fringues et autres produits inutiles

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  2. Regard Neutre Regard Neutre

    Les bate

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  3. Regard Neutre Regard Neutre

    Les bateaux passent et les commerçants sont aux abois…

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Les Gaudin, Vassal, Parakian, Biaggi, et autres Vlasto devraient méditer cette phrase tirée des Illusions Perdues de mon très cher Balzac: »A force de parler, un homme finit par croire à ce qu’il dit. »
    Voilà où nous en sommes à Marseille.

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  5. pierre-yves pierre-yves

    Et si la problématique c’était un problème de positionnement ? l’aménagement a été réalisé dans une optique de centre commercial, les boutiques retenus aux départs (hors restauration liée aux bureaux aux dessus) étaient spécifiques, indépendants, moyen haut de gamme sans locomotives, aujourd’hui on y retrouve quelques boutiques temporaires, des survivants et beaucoup de boutiques vides remplacées parfois par des salles de classe pour une école lié à l’immobilier.
    Les options possibles :
    – délégué la gestion a des pro de l’immobilier commercial (Hamerson, Westfiel, Klépierre) dans une optique de relance du centre commercial traditionnel
    – réduire la voilure et y mettre des bureaux et autres coworking sur la moitié nord en gardant la restauration en lien avec les bureaux.
    – chercher une vraie locomotive commerciale ou muséale pour attirer du monde dans le lieu.

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    • Forza Forza

      Je pense que question pro Sandra Chalinet (ex. Hammerson) connaît parfaitement son sujet. Le problème c’est qu’effectivement le positionnement était basé sur la méthode Coué et avec des points d’équilibre qui se sont révélés intenables, comme beaucoup de réalisations de cette majorité à Marseille. Bref… réfléchissez avant de voter, sinon on est repartis pour six ans de fuite en avant et de bâtiments abandonnés :p (la cata des catas étant pour moi le centre commercial du Prado).

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    • pierre-yves pierre-yves

      Il y a évidemment une explication structurelle : une augmentation démentielle des projets commerciaux sur Marseille. On aimerait vraiment lire l’étude brandie par la ville pour justifier tous ces projets :).
      A entendre les commerçants des Docks, la gestion au quotidien des Docks est chaotique également et il ne suffit pas d’une personne compétente pour redresser la situation. Je pense vraiment qu’il faut dans l’optique de développer les Docks en Centre commercial une vraie foncière capable de faire le dos ronds pendants des années si nécessaire et ayant des compétences multiples et spécialisées.
      C’est le propriétaire qui a les cartes en main : la foncière Hamundi mais pour l’instant on ne perçoit pas son intérêt à mettre la main dans le cambouis.

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Marseille ville pauvre, et puis l’élite marseillaise ne fréquente pas cette zone.
    Marseille sur équipée en centres commerciaux.
    Marseille avec une trop forte concentration (centre Bourse, Docks, Terrasses du Port, République ce qu’il en reste, Centre Ville ce qu’il en subsiste ) de boutiques
    Marseille dotée de projections totalement fantaisistes de la part des responsables.
    Marseille vivant sur le mirage des croisières.
    Musée : oui pourquoi pas ? . Nous pourrions faire une exposition de tous les projets fumeux de la Mairie depuis 25 années , mais je doute que la surface existante soit suffisante.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      ll y a quelques années, à l’époque du Marsactu « gratuit », j’avais émis des doutes sur la profusion de projets de centres commerciaux portés par l’équipe Gaudin, en rappelant qu’une rupture était en train de se produire avec la croissance rapide des ventes sur internet. Un commentateur visiblement enchanté de la politique nullicipale m’avait répondu avec cet argument choc : « le commerce attire le commerce ». On ne peut que saluer sa clairvoyance.

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  7. Forza Forza

    Les loyers sont peut-être ceux du marché mais pas ceux d’ici…
    Sans même parler des fameux « commerces en bas d’immeubles » du quartier qui sont également tous vides depuis des années car loyers inabordables pour les commerçants de proximité dont les habitants auraient pourtant besoin. On en vient à se demander si les prix de ces locaux ne sont pas volontairement stratosphériques afin de ne pas « cannibaliser » les autres commerces vides du quartier dans les Docks et autres.

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  8. Haçaira Haçaira

    Est-ce que tous ces crétins ont entendu parler de DÉCROISSANCE ?

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  9. barbapapa barbapapa

    Il faut arrêter de planer et de fumer la moquette, comme dit Monsieur Gaudin « Marseille est une ville pauvre », donc dans ces jolis murs, on peut mettre des pizzérias, des baraques à panisses et à chichis, des kébabs, un vide grenier, des chambres universitaires, des marchands d’éponges comme à Noailles, un bureau de police municipale, une urgence médicale, un garage à vélos, une boulangerie, une poste, 2 bars, etc. et ça va grouiller de monde, de marseillais ravis, et de croisiéristes fuyant les terrasses du port

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    • Zumbi Zumbi

      Pour relancer une campagne qui ne démarre pas, Gaussin-Vadal ont eu une brillante idée ; on va troller Marsactu !
      Avec tout le mépris du « comme à Noailles » dont le centre de commerce international et bariolé existait bien avant eux (voir le resto de couscous créé… en 1921 !). Et il n’y a pas là de « jolis murs » mais des maisons qui s’effondrent « quand il pleut ». En attendant ils préfèrent des « jolis murs » vides ou garnis de réparateurs de téléphones et de marchands de burgers comme rue de la République, mais aussi à Baille, rue de Rome, rue Saint Fé. Beau bilan de décennies de ce qu’ils appellent « attractivité ».

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