L’association Juxtapoz jette l’éponge et ne souhaite plus investir le Couvent Levat
Juxtapoz est installé dans le couvent Levat depuis 2017. (Photo : Violette Artaud)
C’est un communiqué publié sur les réseaux sociaux en forme de page qui se tourne. Juxtapoz, la structure culturelle qui occupe actuellement le Couvent Levat, annonce qu’elle ne répondra pas au futur appel à manifestation d’intérêt (AMI) que la Ville prévoit de lancer pour la gestion et l’occupation de cet écrin de nature de la Belle de Mai.
“Depuis près de dix ans, notre association fait l’objet de pressions, de critiques et de désaccords concernant le projet que nous menons au couvent, écrivent Karine Terlizzi, la directrice, et son équipe. Il est regrettable que le communiqué du C.H.O.3 publié le 31 juillet s’appuie sur cette erreur pour remettre en cause dix années de travail, en relayant une vision tronquée du projet.” Le communiqué de l’association de riverains cité évoque en effet “les arguments réactionnaires sur le racisme anti-blanc”, tenus par cette dernière dans l’un de nos articles et précise : “nous appelons les collectifs antiracistes, décoloniaux, queers et féministes à ne pas participer aux programmations de Juxtapoz”.
Dans cet article, Karine Terlizzi tenait les propos suivants : “On ne va pas s’excuser d’être des blancs. On embauche sur des compétences, pas au faciès. Si on nous attaque sur ça, c’est du racisme.” Dans son post, la directrice de Juxtapoz dit regretter avoir tenu ces propos. “Ces propos minimisent les réalités du racisme et appartiennent à des discours que je regrette. Ces mots ne reflètent ni mes convictions ni les valeurs que porte Juxtapoz et je présente mes sincères excuses à toutes les personnes qui ont été heurtées”.

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