Fralib : L’État réclame une nouvelle négociation

Bref
le 31 Août 2012
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Après environ 3 heures de réunion, la délégation des salariés de Fralib est sortie de l'Elysée. Elle a obtenu qu'une nouvelle table ronde soit organisée en préfecture des Bouches-du-Rhône alors qu'Unilever estimait qu'il n'y avait plus lieu à concertation le 29 juin dernier. La multinationale a indiqué dans un communiqué qu'elle ne participerait à "aucune réunion sur un projet impliquant la marque Éléphant ou des volumes en sous-traitance". Elle se dit en revanche prête à discuter du plan de revitalisation qui doit in fine être validé par le préfet.

Reçus par deux conseillers de François Hollande et Boris Vallaud, conseiller auprès du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, ils ont "le sentiment d'avoir été entendus et écoutés", explique Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise. Premier point : "Nous avons eu la confirmation que Michel Sapin (ministre du travail, ndlr) allait enquêter sur la lettre d'observation de la Direccte que l'ancien ministre du travail avait bloqué".

Mais l'un des sujets les plus importants pour les salariés, en lutte depuis maintenant 704 jours, reste la cessation de la marque Éléphant. Selon l'avocate des "Conti" dans une interview accordée aux Échos, "Une convention de revitalisation est un contrat négocié. Si l'entreprise ne le signe pas, elle s'expose à des sanctions financières. Les représentants de l'Etat peuvent donc y loger tout ce qu'ils estiment indispensable à la revitalisation du territoire. Il ne s'agit pas que d'argent, mais de tout ce qui peut favoriser l'emploi : machines, locaux, sous-traitance, voire une marque si elle est partie intégrante des actifs de production." Et c'est en ce sens que les salariés reçus cet après-midi  ont abordé cet épineux sujet. "Nous leur avons expliqué qu'ils avaient cette possibilité. Les conseillers nous ont répondu que pour l'instant, ils n'avaient pas les possibilités juridiques d'obliger Unilever à céder la marque et qu'ils allaient se renseigner. On leur a répondu que s'ils avaient l'intention de légiférer, c'était le moment ou jamais !"

Les projets de reprise des salariés ont, selon Cazorla, également été abordés, notamment l'un d'entre eux avec une entreprise spécialisée dans la production de thés et d'épices qui pourrait devenir partenaire. "Pour les machines, nous avons eu la confirmation pendant la réunion qu'elles resteront sur place".

Actualisé à 20 h avec le communiqué d'Unilever.

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