À Marseille, les négociations pour le second tour des municipales ne font que démarrer

Décryptage
le 25 Mai 2020
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Le deuxième tour des municipales est prévu au 28 juin, et les candidats disposent encore d'une semaine pour bâtir des alliances. Alors que le jeu semble très ouvert, Marsactu fait le point, secteur par secteur.

Après plus de deux mois d'interruption, la campagne reprend. (Image LC)

Après plus de deux mois d'interruption, la campagne reprend. (Image LC)

L'enjeu

Alors que le dépôt des listes pour le second tour est fixé au 2 juin, les équipes des différents candidats se sont remises au travail pour négocier les alliances et soutiens.

Le contexte

Plus de deux mois après le premier tour, Michèle Rubirola (Printemps marseillais) et Martine Vassal (LR), arrivées en tête, vont devoir trouver des alliés pour prendre la Ville.

“Seuls, on ne peut rien faire”. La rengaine est la même pour toutes les listes. Plus de deux mois après un premier tour marqué par une abstention record, les esprits ont beau avoir eu le temps de prendre du recul, le constat reste le même quand on se penche sur les résultats sortis des urnes le 15 mars dernier. Sauf regain de la participation qui bousculerait les rapports de forces, aucun camp ne peut espérer emporter la Ville sans former d’alliance, qu’elles se concrétisent au deuxième, ou au troisième tour, c’est à dire dans l’hémicycle le jour où les conseillers municipaux élus choisiront le maire (notre tuto “comment élit-on le maire de Marseille ?” est ici). À une semaine du dépôt des listes, mardi 2 juin, rien ne semble pourtant fixé dans les discussions. Là où, d’ordinaire, les équipes auraient eu moins de 48 heures pour ficeler des listes, ces négociations en période troublée reprennent à pas feutrés depuis l’annonce vendredi 22 mai de la tenue du second tour le 28 juin.

Arrivé en tête, le Printemps marseillais pourra compter sur le ralliement de la tête de liste écologiste, Sébastien Barles. Mais, dans plusieurs secteurs, cela pourrait ne pas être suffisant pour l’emporter, même si la liste de Michèle Rubirola n’envisage pas officiellement d’autres alliances. Lundi soir, les représentants des deux listes se rencontraient pour démarrer le méticuleux travail de fusion. Plusieurs candidats du Printemps marseillais n’ont pas répondu à nos questions avant ce rendez-vous.

Cinquièmes à l’échelle de la ville, les alliés écologistes ne sont pas en mesure d’imposer beaucoup de conditions à leur partenaire. Ils espèrent tout de même pouvoir obtenir le maintien d’une de leurs têtes de liste. Au centre des discussions entre forces de gauche figure également la possibilité d’une ouverture des négociations avec Samia Ghali, ce à quoi certains Verts sont favorables.

Les réunions se multiplient aussi dans l’équipe d’Yvon Berland. Le candidat soutenu par LREM maintient qu’il “parle avec tout le monde” et son entourage insiste sur le fait qu’une alliance avec Martine Vassal, la candidate LR arrivée deuxième, n’a rien d’une évidence. Composée de Pascal Chamassian [leur tête de liste dans les 11e et 12e arrondissements], du député Saïd Ahamada, du vieux routier de la politique marseillaise Christophe Madrolle, du directeur de campagne William Elman  et du référent départemental Bertrand Mas-Fraissinet, la petite équipe chargée de ces négociations ne comprend que des membres avec un passé à gauche. La position des listes soutenues par le parti présidentiel devrait être connu d’ici le milieu de semaine, avec le risque de faire imploser le fragile alliage, entre ceux qui penchent vers la droite et ceux qui rêvent de la gauche.

De son côté, Bruno Gilles maintient son refus de laisser la Ville à Martine Vassal, malgré l’appel du président de région Renaud Muselier à une large union pour faire barrage à “la gauche et l’extrême gauche”. Le sénateur se prend à rêver d’un troisième pôle où pourraient se côtoyer son équipe, celle d’Yvon Berland, de Samia Ghali mais aussi des écologistes. Si ces derniers assurent ne pas être intéressés, dans les autres camps, l’hypothèse trouve des oreilles attentives.  En dehors de ces tensions de l’entre-deux tours, le Rassemblement national de Stéphane Ravier, qui n’a pas d’alliés extérieurs, devra convaincre ses électeurs de venir aux urnes qu’ils avaient boudées lors du premier tour, alors que le pays se préparait au confinement.

1/7 : Le Printemps marseillais en pole position

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Dans l’hypercentre comme dans les quartiers plus bourgeois, la candidate du Printemps marseillais a raflé la mise au soir du premier tour, distançant très largement la maire sortante LR Sabine Bernasconi. L’écologiste Sébastien Barles a tout juste obtenu assez de voix pour se maintenir, tandis que le candidat LREM, Arnaud Devigne, ne franchit pas ce cap des 10%, contrairement à la candidate RN Clémence Parodi.

En pole position, Sophie Camard devrait accueillir sur ses listes des écologistes, s’assurant un score très confortable. En face, Sabine Bernasconi n’a que peu d’espoirs d’emporter le soutien de la liste LREM du 1/7, plutôt opposée à une alliance avec la liste de Martine Vassal. Représentante départementale de l’UDI et seconde sur cette liste, Anne Claudius-Petit est en faveur d’un accord avec Bruno Gilles, mais aussi avec EELV, à l’échelle de la ville. Le RN étant en position de présenter ses listes au second tour dans ce secteur, c’est donc une triangulaire, très défavorable à la droite qui se jouera.

2/3 : Lisette Narducci espère contrer Benoît Payan

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Sorti en tête au premier tour pour le Printemps marseillais, Benoît Payan n’est pas à l’abri de se faire dépasser par la maire sortante, Lisette Narducci, et la représentante de Martine Vassal, toutes deux dans un mouchoir de poche. Pour le RN, Jeanne Marti peut espérer siéger à nouveau au conseil. En position d’arbitre, Alain Lhote pour la liste Ghali, Maliza Saïd pour liste LREM et Nouriati Djambae pour Debout Marseille ne peuvent pas se maintenir mais sont en position de fusionner avec les listes arrivés en tête. L’addition de ces voix pourrait être décisive.

“Nous avons des discussions avec la tête de liste En marche dans le secteur comme avec celle de la liste soutenue par Samia Ghali, affirme Lisette Narducci. En revanche, je n’envisage absolument pas de discuter avec Solange Biaggi. Je considère qu’elle m’a trompée en 2014 quand nous avons pris la décision collective de fusionner avec sa liste”. Stéphane Soto, numéro 2 sur la liste Biaggi et porte-parole de Martine Vassal, confirme : “Il n’y a pas d’idée de se désister et de fusionner. Il n’y a strictement aucune discussion avec Lisette Narducci, ce n’est pas envisagé.” La tête de liste soutenue par Bruno Gilles croit à ces chances de battre Benoît Payan notamment grâce aux réserves de voix qui lui seraient favorables. Maliza Saïd (LREM) refuse de confirmer la moindre discussion en indiquant que le mandat de négociation a été confié à Yvon Berland.

4/5 : Bruno Gilles peut-il mettre en échec Rubirola ?

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Bruno Gilles en est convaincu, il peut faire sa remontada dans ce secteur. Il profite du mauvais score de Jean-Philippe Agresti, le candidat de Martine Vassal, qui a échoué juste sous les 10 % et ne peut donc se maintenir. Il espère donc un appel de la tête de liste de la présidente du département et de la métropole pour faire barrage à la gauche et au Rassemblement national. “Aujourd’hui, si on veut barrer la route de la mairie centrale à Michèle Rubirola et à ses alliés qui vont jusqu’à la France insoumise, il faut la battre dans le 4/5. Cela les rend hystériques d’être obligés de voter pour Bruno Gilles”, jubile le sénateur.

Dans ce secteur, “l’arc progressiste” qu’il espère semble mal parti. Le candidat de La République en marche sur ce secteur, Mathieu Grapeloup, penche de l’autre côté. “Je n’ai jamais caché mon désir d’aider le Printemps marseillais si nous n’étions pas en position. J’ai toujours l’espoir qu’on puisse se rapprocher d’eux mais c’est assez compliqué de trouver un terrain d’entente car ils ne veulent pas se couper de leur base. J’estime qu’ils sont en train de faire une erreur stratégique”, explique-t-il. “Je suis dans un secteur où je pense que Michèle Rubirola peut avoir besoin de moi”, estime Fabien Pérez, tête de liste pour Debout Marseille, soutenu par Europe écologie-les Verts. Mais le profil de ce dernier, jugé trop Macron-compatible, crispe au sein du Printemps marseillais.

6/8 : Le fief de la droite gaudiniste fragilisé

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C’est dans ce secteur que le choix de LREM pourrait avoir le plus de conséquences. Martine Vassal (LR) y est en effet talonnée par la candidate du Printemps marseillais, Olivia Fortin, tout juste trois points derrière elle. Les autres candidats se partagent le reste des voix plus ou moins à part égales, rendant l’équation difficile.

Si Yvon Berland n’apporte pas pleinement son soutien à la candidate de la droite et maintient sa candidature, il la priverait d’une réserve de voix dont elle aurait bien besoin. Et pour l’heure, le candidat LREM assure que sa décision n’est pas prise. La candidate écologiste Christine Juste, se prépare à se ranger derrière la candidature d’Olivia Fortin, même si tant chez Bruno Gilles que chez LREM, les mains sont tendues vers elle. “Une union tous contre Vassal ça aurait de la gueule”, sourit la candidate, qui reconnaît que le scénario a peu de chances de voir le jour, tant les tensions entre les différents protagonistes ont des intérêts divergents dans les autres secteurs.

Une surprise pourrait en revanche venir de Ludovic Perney, le candidat de Bruno Gilles dans ce secteur étant par ailleurs proche collaborateur de Renaud Muselier et toujours encarté LR. Il pourrait, selon nos informations, être tenté de rentrer dans le rang de son parti et effacer la dissidence dans ce secteur.

9/10 : tentatives d’union face à Royer-Perreaut

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Quatre listes sont en position de se maintenir dans les 9/10 où le maire de secteur LR, Lionel Royer-Perreaut, a été préféré à son ancien mentor, le député Guy Teissier. S’il devance le RN, le conseiller départemental peut craindre une mobilisation des électeurs du parti d’extrême-droite dans ce secteur qui fait figure pour lui de terres de conquête. La gauche tente de son côté de trouver un accord pour y faire le plus d’élus possible, en additionnant les voix du Printemps marseillais emmené par Aïcha Sif et celle de l’écologiste Hervé Menchon, en position de se maintenir. Derrière, lui Nathalie Simon pour la liste de Bruno Gilles et Sophie Goy pour celle d’Yvon Berland sont en position de fusionner.

Pour l’heure, Debout Marseille n’a entamé de négociation qu’avec le seul Printemps marseillais. “Pour le reste, des discussions ont lieu mais ce sont des discussions de courtoisie”, explique Hervé Menchon qui espère voir le dialogue s’élargir à Sophie Goy, issue du camp écologiste et alliée à LREM. La tête de liste de Debout Marseille souhaite un “élargissement des accords possibles en excluant les héritiers du système Gaudin et le RN”. Il pointe notamment des accords de fond possibles avec des membres de la liste de Nathalie Simon, représentante locale de Bruno Gilles. “Mais, pour cela, il faut savoir si on veut gagner la Ville ou seulement peser dans l’opposition”.

11/12 : quadrangulaire à l’horizon

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Les résultats du premier tour sur ce secteur laissent l’opportunité d’une quadrangulaire pour laquelle sont qualifiés Julien Ravier, maire LR sortant et candidat avec Martine Vassal, Franck Allisio pour le Rassemblement national, Yannick Ohanessian pour le Printemps marseillais et Robert Assante, candidat à droite avec Bruno Gilles.

Concernant de possibles alliances des discussions ont été engagées mais pour l’heure aucun consensus ne semble se dégager. “Je ne vois pas poindre un accord quelconque”, commente Robert Assante, qui a déjà gagné ce secteur par le passé avec Jean-Claude Gaudin et assume maintenir sa candidature si les relations avec l’équipe de Martine Vassal n’évoluent pas. Je n’ai aucun contact de la part de Ravier et Boyer et je n’ai rien exprimé non plus de ce côté là”, dit l’adjoint au patrimoine sortant, qui tacle “la psychorigidité autoritaire de Martine Vassal, qui pense qu’elle a déjà gagné.”

Comme sur le reste de la ville, le Printemps marseillais n’envisage qu’un seul partenariat avec Debout Marseille. Jean-Marc Signes, la tête de liste du rassemblement écologiste se dit lui favorable à une union large qui pourrait se faire avec LREM, le Printemps mais aussi Robert Assante, “à condition d’un vrai projet collectif pour un vrai changement de la ville.” Jean-Marc Signes justifie ce positionnement par son inquiétude de voir une quadrangulaire favoriser le RN.

13/14 : Duel ou triangulaire ?

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Dans ce secteur, l’arrivée en première position de Stéphane Ravier (RN) ne faisait aucun doute. Son électorat s’y est d’ailleurs mieux mobilisé qu’ailleurs au premier tour. La deuxième position dans ce contexte était cruciale et David Galtier, le candidat de Martine Vassal, peut légitimement appeler au “front républicain” pour bouter le Rassemblement national hors de la mairie de secteur.

Sur ces terres, le Printemps marseillais doit “rediscuter”, Michèle Rubirola l’a dit, de sa position dans les 13e et 14e arrondissements. Celui-ci maintiendra-t-il son retrait comme il l’avait annoncé ? En interne, plusieurs voix s’élèvent pour finalement se maintenir au second tour en tentant de convaincre les autres candidats de gauche de les soutenir ou de les rejoindre.

En face, Stéphane Ravier préférerait une triangulaire. “Mais même en duel, je ne partirais pas battu. Pour que Galtier [le candidat LR, ndlr] l’emporte, cela demanderait une mobilisation de la gauche et un report parfait. Je ne sais pas s’ils seront motivés pour faire gagner Vassal. J’ai de mon côté un électorat qui existe mais qui ne s’est pas déplacé le 15 mars. Il a voté pour Jordan Bardella aux européennes, pour Marine Le Pen en 2017″, analyse le sénateur. Il faudra notamment, glisse-t-il, que celui-ci soit “rassuré sur les conditions sanitaires”.

15/16 : Beaucoup d’inconnues face au RN

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La sénatrice divers gauche Samia Ghali semble bien placée pour conserver la mairie de secteur qu’elle a remporté lors des deux dernières élections. Mais derrière elle, le RN ne comptabilise que 465 voix de retard et le Printemps marseillais 847.

Face au risque d’une victoire du parti d’extrême-droite, le candidat de Martine Vassal, le comédien Moussaa Maskri a décidé de se retirer pour le second tour. “Faire barrage l’extrême droite doit demeurer une priorité absolue pour tous ceux qui s’engagent et sont responsables”, justifiait-il dans un communiqué le 18 mars. Mais ses électeurs le suivront-ils ?

Si, dans un premier temps, la candidate écologiste, Chahidati Solihi avait déclaré son soutien à Samia Ghali, le Printemps marseillais et Debout Marseille devraient poursuivre la discussion ces jours-ci. Un rapprochement entre Printemps marseillais et l’ancienne socialiste Samia Ghali paraît improbable. “Je n’ai pas discuté avec Samia Ghali depuis le premier tour”, confiait Michèle Rubirola la semaine dernière. Jean-Marc Coppola, tête de liste du Printemps sur le secteur renvoie la balle à la sénatrice :“Elle n’a montré aucun signe de rapprochement avec la gauche et les écologistes. Voilà, la messe est dite”, tranche-t-il. Contacté, l’entourage de Samia Ghali n’a pas donné suite à nos demandes. Quant aux possibles alliances ou appel au vote de la part d’En Marche, “rien n’est décidé à ce jour”, fait savoir la tête de liste du secteur et député Saïd Ahamada.

Actualisation le 26/05/20 à 16h : modification dans le paragraphe concernant le 1/7 à la demande d’Anne Claudius-Petit, qui indique souhaiter un accord avec Bruno Gilles, mais aussi avec EELV.

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Commentaires

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  1. Opiniatre Opiniatre

    Quand on lit cet article, Cette loi PLM est une catastrophe. Elle coupe la ville en 8 scrutins différents où des barons locaux peuvent prospérer et devenir faiseurs de roi. Sociologiquement, elle accentue la fracture Nord/Sud. Il faudra tout faire pour supprimer cette anomalie démocratique qui enfonce Marseille dans ses souçis.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Bien d’accord. Marseille est en effet la juxtaposition de 8 petits fiefs. J’attendais de la majorité parlementaire actuelle qu’elle fasse le nécessaire pour supprimer ce mode d’élection qui, ici en tout cas, a des effets pervers redoutables – puisqu’il suffit d’investir dans la moitié des secteurs pour emporter la mairie, même si l’on a abandonné totalement l’autre moitié. Espoir déçu. Rendez-vous dans six ans.

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  2. Zumbi Zumbi

    Attendre des macronophiles quelque chose qui aille dans le sens de la démocratie, voilà une belle naïveté !
    Toujours plus loin dans la centralisation du pouvoir personnel, une majorité qui obéit aux ordres, et des combines locales associant des bâtonnets, à l’occasion déjà condamnés par divers tribunaux : la Veme République dans toute sa misère, incompréhensible chez tous nos amis vivant dans des démocraties parlementaires.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Il est même permis d’en attendre la contraire…. C’est bien la même 5ème république de l’époque, où un ministre de “décentralisation” Gaston Defferre (ci devant Maire de Marseille) pond cette loi bien étrange de “secteurs/baronnies”, lui permettant d’être réélu Maire tout en étant minoritaire dans “sa” ville, et ce dès l’année suivante. Le tout au service d’un président, mi dieu mi tonton selon ses affidés de l’époque, qui s’était opposé à l’instauration de la 5ème en la décrivant comme “Le coup d’état permanent”, avant que de l’utiliser mieux que tout autre, pour son pouvoir personnel…
      Comme la macronie, ces gens auront beaucoup fait…contre la démocratie, et portent une lourde responsabilité dans l’état actuel du Pays. Vivement la 6ème République, et fissa!

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  3. pierre pierre

    D’accord avec vos analyses! La prise de la Bastille Marseillaise (avec l’accord actif des camarades communistes, même sur le 13/14😉) sera d’autant plus belle et durable au soir du 28 juin, ami-es mobilisé-es avec le Printemps Marseillais!

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