Portrait politique de Marseille en cinq cartes

Décryptage
le 17 Mar 2026
16

Marsactu dessine les forces et faiblesses des quatre candidats qualifiés, dont l'ancrage territorial est très variable. Sans oublier la première préférence des électeurs marseillais : l'abstention.

Portrait politique de Marseille en cinq cartes
Portrait politique de Marseille en cinq cartes

Portrait politique de Marseille en cinq cartes

Plus ou moins 100 000 bulletins. C’est la moisson, conséquente, revendiquée par les deux candidats en tête du premier tour des municipales à Marseille, Benoît Payan (divers gauche) et Franck Allisio (RN). Mais ce dépouillement, commenté, disséqué dans toutes ses composantes, a tendance à faire oublier un fait massif : le premier choix des 555 000 électeurs marseillais a été de ne pas aller voter. Les seuls bulletins blancs et nuls représentent 2,3 % des inscrits, davantage que le cinquième candidat, Erwan Davoux. Ce résultat n’est pas une anomalie ici comme ailleurs : sans revenir sur le précédent scrutin municipal, marqué par la pandémie de covid-19, les municipales 2014 avaient laissé de côté une proportion similaire d’électeurs. Et la remobilisation des ...
VOUS VOULEZ LIRE LA SUITE ?

Commentaires

Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres


ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. tanina ouadi tanina ouadi

    Bonjour merci pour l’article. Serait il possible de corriger les chiffres sur les carte. Pour plusieurs la dernière tranche n’est pas cohérentes avec les précédentes. >20% quand sur la tranche précédente on est a 40ou 45% déjà. Merci

    Signaler
    • Julien Vinzent Julien Vinzent

      Bonjour, c’est fait merci pour votre vigilance !

      Signaler
  2. mehdi mehdi

    Le fond noir empêche de lire les légendes et rend donc illisible des données qui ont l’air intéressantes. Dommage!

    Signaler
    • mehdi mehdi

      En fait c’était mon navigateur. Super travail!

      Signaler
    • Julien Vinzent Julien Vinzent

      Merci !

      Signaler
  3. Pascal L Pascal L

    On remarque avec ces cartes que M. Delogu fait des gros scores là où on vote très peu.
    Et c’est là que se trouve les grands ensembles. Il a donc relativement échoué à conquérir les classes dites “moyennes”.

    Signaler
  4. Pitxitxi Pitxitxi

    Merci pour les données ! Quelques remarques au passage :
    – Allisio qui tape plus de 40% dans le bureau de l’école Denise Toros-Marter, c’est quand même d’une ironie cruelle
    – Les îles du Frioul qui offrent un plébiscite à Allisio, c’est quoi leur problème là-bas ?
    – Si on recoupe la carte de l’abstention à celle du vote RN, on voit qu’ils ont largement fait le plein dans leur secteur. Ça laisse de l’espoir d’aller chercher des abstentionnistes dans les bureaux de vote désertés et d’empêcher le pire d’arriver…

    Signaler
    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Au Frioul, c’est sans doute l’angoisse de voir débarquer les bateaux de migrants dont CNews montre des images 🤪

      Signaler
    • Enzo Branca Enzo Branca

      sur le Frioul, on peut noter la progression importante du RN : 7,69 (2008), 22,83 (2014), 16,28 (2020), 52,44 (2026).
      En revanche, en agrégant avec la droite, on descends légèrement depuis 2014 : 35,38 (2008), 59,78 (2014), 55,81 (2020), 64,63 (2026).
      (Attention pourcentages du RN sur les votants et non les exprimés)

      Signaler
  5. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Le bureau de vote 834, “Prado-Plage”, où Franck Allisio a récolté 57,4 % des voix après que Zemmour y ait fait un carton en 2022, m’évoque la géographie du vote pour Sarah Knafo (alias Knafacho) à Paris. Dans le 16e arrondissement parisien, celle-ci obtient 22,5 % des voix.

    Qu’on arrête de dire que le vote d’extrême-droite est celui des oubliés, des pauvres et de ceux qui se sentent menacés de déclassement. C’est en réalité le choix d’une bourgeoisie conservatrice qui préfère Hitler au Front populaire. Elle n’a pas peur du déclassement, mais de la devise de la République : elle lui préfère la devise pétainiste.

    Signaler
    • Thauvinus Thauvinus

      +1

      Signaler
  6. Enzo Branca Enzo Branca

    Merci pour ce superbe travail qui aide à mieux appréhender les résultats et les évolutions de notre ville. Peut-être serait-il utile de préciser au début de l’article que les cartes n’ont pas les mêmes degrés de pourcentages, mais cela se comprends vite s’il on lit… Globalement, les deux listes de gauche et les deux listes de droite ont chacune des cartes similaires, mais la gauche recouvre plutôt l’abstention et la droite l’inverse, et cette dernière prends l’est et le nord, tandis que la gauche recouvre centre et sud. Si cela donne une plus grande superficie pour la droite, qu’en est-il s’il on rapporte au nombre d’habitant-e-s? Peut-être une infographie avec des points par BV permettrait de se rendre mieux compte sans être biaisés par la taille de certains secteurs de BV

    Signaler
    • Julien Vinzent Julien Vinzent

      Bonjour, merci pour votre retour. En effet la taille des bureaux périphériques (notamment en bordure des massifs de l’Etoile et des Calanques) a tendance à distordre la perception par rapport au centre ville dense. L’affichage de valeurs absolues en voix (bulles) aurait cependant le défaut majeur d’être peu lisible en centre-ville (juxtaposition). Une précision importante : le choix a été fait de raisonner en pourcent des exprimés et non des électeurs inscrits. Cette dernière version, en intégrant l’abstention, aurait mieux rendu compte de la réalité des électorats (40 % de 30 % de votants, cela fait 12 % des inscrits, alors que 40 % de 50 % des votants, cela fait 20 % des inscrits, soit +67% de mobilisation électorale). Mais l’appréhension de cette donnée est plus complexe…

      Signaler
  7. Palissade Palissade

    Les Bureaux à la Valentine sont cohérents : 1.7 % pour Delogu, 62 % pour Alisio (record à Marseille pour les 2, (+/-) et effectivement, Prado Plage est très impressionnant avec 57 % Alisio et 1.6 % Delogu) : les riches ou ceux qui pensent l’être (Château Gombert avec 58.8 % pour Alisio) n’ont plus de scrupules à voter “fascistes”.
    Le 1er arr. semble le plus “à gauche” à Marseille.

    Signaler
    • Armand Louis Armand Louis

      Il faut peut-être voir dans les votes RN de ces quartiers ainsi que dans le 11/12eme arr. en général le résultat de la bétonisation mise en place sous Gaudin. On construit, on vend des apparts et maisons à prix d’or en mettant en avant le calme, la tranquillité et la sécurité de ces quartiers. Les habitants un peu aisés éprouvent un fort sentiment d’insécurité alimenté par des faits divers plus ou moins avérés relatés sur les réseaux sociaux. Ils sont donc à la recherche de sécurité et d’ordre,. En d’autres termes, la bétonisation se retourne contre ses artisans LR (Blum, Boyer, Caradec etc.)

      Signaler
    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      @Armand Louis : vous avez raison, c’est tout à fait ça. En tout cas dans les quartiers du 13e arrondissements semi-campagnards à partir de Saint Jérôme, Saint Mitre, Château Gombert, ou dans les anciennes emprises des institutions religieuses (La Rose, Saint Just, etc.), les dernières municipalité Gaudin avait entrepris une reconquête sociologique du secteur à partir de l’octroi de nombreux permis de construire. Ce sont ces habitants qui ont alimenté le vote RH, en sus de celui des noyaux villageois. Je pense que c’est vrai aussi pour le 11 et 12. Dans les noyaux villageois, les générations qui étaient traditionnellement affiliées au socialisme provençal ou Defferriste, au PCF ou au catholicisme Gaudinien, ce sont éteintes. Leurs descendants ou ceux qui ont repris leurs logements sont probablement plus facilement électeurs du RN, aussi bien parce qu’ils sont confrontés aux habitants des cités populaires que parce que les nouveaux programmes construits en accession à la propriété les ont privés de leur idéal de semi-ruralité.

      Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire