Royer-Perreaut veut un audit de la Soleam, épinglée par la chambre régionale des comptes
Lionel Royer-Perreaut, en conférence de presse en 2021. Photo : DR
« La Soleam n’est pas la rue d’Aubagne, la rue d’Aubagne n’est pas la Soleam ». Après la présentation du rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la société publique locale d’aménagement qu’il préside depuis quelques mois, Lionel Royer-Perreaut monte en défense. Il décrit son institution comme « trop souvent attaquée, avec une violence que je ne mesurais pas », dit-il. Ces critiques qu’il estime injustes ne sont pas celles de la CRC mais plutôt celles qu’on a pu entendre lors des manifestations pour le logement ou contre l’aménagement de la Plaine. Au contraire, il veut faire des recommandations des magistrats financiers le guide d’une nouvelle gouvernance, aussi appuyée par un audit. « Il doit nous permettre de dégager des enjeux économiques, organisationnels, de commande publique et d’audit interne, mais aussi de diversification, insiste-t-il. J’en attends les conclusions d’ici à l’été ».
Avant cela, Lionel Royer-Perreaut se propose de clore les projets qui s’étirent depuis parfois plusieurs décennies comme celle de la zone d’aménagement du Rouet (8e), de la traverse Mardirossian (15e) ou de la Valentine (11e).
Interrogé sur le risque de doublon avec la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) qui doit prendre en charge la rénovation d’une grande part du centre-ville où la Soleam mène déjà un programme – non sans difficultés -, il se veut rassurant. « La Soleam ne se résume pas à cette opération. D’ailleurs des opérations nouvelles avec Roquefort-La Bédoule et Salon. Avec la SPLA-IN, nous devons trouver un point d’équilibre et pourquoi pas être mandataire sur certaines opérations ».
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