Les professeurs du lycée Marie-Curie à Marseille obtiennent des engagements de la région
Mobilisation des enseignants du lycée Marie-Curie devant le Conseil régional, lundi 12 octobre 2026 (Photo : MF)
Les applaudissements retentissent ce lundi 12 octobre lorsque la délégation de professeurs du lycée Marie-Curie à Marseille (5ᵉ arrondissement) quitte le bâtiment du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, après avoir été reçue par l’exécutif et le rectorat. Présents depuis 10 heures, les enseignants étaient venus manifester devant l’institution dans le cadre du mouvement lycéen, pour réclamer des « travaux d’urgence » dans leur établissement. Une date qui n’a pas été choisie au hasard : une plénière du conseil régional se tient ce lundi pour l’élection du nouveau président.
« Nous avons obtenu des engagements clairs », se félicite Samuel Tracol, membre de la CGT Éduc’action 13. Parmi les annonces : un budget de 55 millions d’euros, qui doit être voté lors de la prochaine commission permanente, le 14 décembre, ainsi qu’une réunion dès la rentrée de novembre pour établir la liste, « très longue », des travaux à mettre en œuvre. Équipement informatique dans les salles de classe, brasseurs d’air, zones d’ombre dans la cour… « Ce sont des choses que nous demandons depuis une dizaine d’années et que les mobilisations ont permis de faire avancer », souligne Samuel Tracol.
De son côté, Marie-Florence Bulteau-Rambaud, vice-présidente en charge de l’éducation, des lycées, de l’orientation et de l’apprentissage à la région, affirme que ce budget était déjà à l’agenda de la prochaine commission permanente. « La situation de Marie-Curie est une des pires de Marseille. Ces revendications sont légitimes », confirme-t-elle. Mais elle reste prudente et renvoie à la réalité du temps administratif : « Ce sera terminé vers 2033. C’est pour cette raison qu’on va faire des travaux provisoires en attendant. »
Cette avancée du côté de la région, en charge des bâtiments, ne met toutefois pas fin aux revendications concernant l’Éducation nationale. « C’est bien d’avoir des bâtiments fonctionnels, mais ça ne sert à rien si on manque d’AED ou de professeurs à l’intérieur, rappelle Samuel Tracol. Nous demandons aussi la même qualité d’écoute pour l’ensemble des autres lycées. » Aujourd’hui, plusieurs lycées comme Diderot, Victor-Hugo et Saint-Exupéry ont été bloqués par des lycéens et des professeurs.

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