Affaire Maria : sept ans après les faits, des policiers placés en garde à vue
Maria, le 4 novembre 2019, à Marseille. © Samuel Saada
Les faits remontent à 2018. La jeune femme âgée de 19 ans a subi, en marge d’une manifestation des gilets jaunes à laquelle elle ne participait pas, une violente agression de la part de policiers. Sept ans plus tard, plusieurs fonctionnaires de police ont été placés en garde à vue dans ce dossier désormais connu comme l’affaire Maria*. Comme le révèle La Provence, un certain nombre de policiers ont été convoqués par la justice, ce mercredi 1er octobre. Leurs auditions se poursuivent encore ce jeudi pour certains d’entre eux sous le régime de la garde à vue. Un nouveau rebondissement qui survient après deux non-lieux et la réouverture du dossier, grâce à l’acharnement de l’avocat de la jeune fille.

Maria à terre, entourée de policiers, aux alentours de 18 h 40, le 8 décembre 2018. (Document Mediapart)
Pour rappel, la jeune femme se trouvait à proximité du Vieux-Port après avoir quitté l’enseigne de prêt-à-porter pour laquelle elle travaillait. À proximité de la rue Saint-Ferréol, elle s’est retrouvée au milieu d’affrontements entre forces de l’ordre et gilets jaunes. Elle a alors reçu une balle de flash-ball qui l’a mise à terre puis s’est fait rouer de coups par un groupe de policiers, lui occasionnant un important traumatisme crânien. Depuis lors, l’IGPN, la police des polices, n’a eu de cesse de tenter d’enterrer l’affaire.
*En 2023, la jeune femme a dévoilé lors d’une longue interview son vrai prénom, Angelina.
Source : La Provence
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Dans la vidéo #Casse-toi du 18 septembre devenue virale de la jeune femme qui tombe à terre poussée par un policier boulevard de Dunkerque, l’un des deux regarde la caméra de l’AFP et on comprend en une fraction de seconde qu’elle a probablement échappé à pire du fait de la présence du journaliste. Je crois que ce regard m’a encore plus terrifiée que la vidéo.
https://www.youtube.com/shorts/3WtxPkbfpkU
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Bravo à ceux qui ne renoncent pas à la justice : c’est dans notre intérêt à tous, une vraie raison d’Etat
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7 ans….
Vont-ils avouer ?
Vont-ils reconnaître leur faute ? Faire profil bas, s’excuser, auprès de cette jeune femme ?
Vont-ils être poursuivis et condamnés ?
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Le problème majeur qu’on a dans notre pays, dont la police est l’une des plus meurtrières d’Europe, c’est que sa violence est légitimée et couverte sans limite par ceux qui devraient faire régner un minimum de déontologie professionnelle. Entre les ministres successifs de l’Intérieur qui ferment les yeux, et disent sans rire “qu’il n’y a pas de violences policières”, et l’IGPN qui cherche plus à détruire les preuves qu’à poursuivre les brebis galeuses, on n’a qu’une certitude : il faut se méfier de la police.
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J’étais très mal à l’aise d’expliquer cela à mes enfants adolescents. J’aurais préféré leur donner confiance dans nos institutions, et dans la police républicaine. J’ai grandi sans ce risque, jamais je n’aurais imaginé que mes enfants ou moi puissions un jour craindre la police.
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7 ans pour ouvrir une procédure ! Ça laisse le temps de faire disparaître les preuves . Et comment se souvenir précisément des faits…
Une façon d’enterrer un dossier gênant pour la police.
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A-t-on oublié l’affaire de Madame Zineb Redouane, qui, si je m’en souviens bien, s’était produite à la même époque, sinon le même jour. ? Madame Redouane était une octogénaire, qui était morte des suites de ses blessures à la face, causées par une grenade lacrymogène, tirée par un fonctionnaire de police, alors que l’intéressée fermait les volets de son appartement situé au quatrième étage d’un immeuble implanté dans une rue adjacente à la Canebière. Au demeurant son dossier avait été dépaysé à Lyon et l,’IGP N avait rencontré les plus grandes difficultés à déterminer l’arme qui était à l’origine du tir fatal.
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