Une étude documente la “violence ordinaire” de la pollution industrielle autour de Fos

Décryptage
le 9 Juin 2022
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Dans une nouvelle publication parue ce jeudi, les chercheuses du projet Fos-Epseal décrivent le rapport à la pollution des habitants de la zone industrielle de Fos. Après avoir mis en évidence la prévalence de certaines maladies, elles décrivent le "mépris social" vécu par les riverains et travailleurs de la zone.

Une fumée noire au-dessus de l'usine ArcelorMittal de Fos-sur-Mer. (Photo : VA)

Une fumée noire au-dessus de l'usine ArcelorMittal de Fos-sur-Mer. (Photo : VA)

Elles ont déjà fait parler d’elles en 2017 avec un premier rapport. Les chercheuses de l’équipe universitaire Fos-Epseal, jetaient alors un pavé dans l’étang de Berre : à Fos et Port-Saint-Louis, les habitants sont deux fois plus touchés par le cancer, le diabète ou encore l’asthme, alertaient Johanna Lees et Yolaine Ferrier. Sous la direction […]

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Commentaires

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  1. Richard Mouren Richard Mouren

    S’il y avait une réelle volonté politique (au sens noble du terme) de connaître l’exact état sanitaire de la zone et son historique, l’Assurance Maladie a tous les éléments chiffrés (récoltés depuis des années et des années) qui permettraient à l’Agence Régionale de Santé de faire vraiment (et aisément) son boulot. Tous les médecins locaux qui ont essayé d’avoir une idée plus globale de la situation locale se sont heurtés à une fin de non-recevoir de l’Assurance Maladie.

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  2. julijo julijo

    je suis dans la région depuis une cinquantaine d’années, plus jeune, mes plages préférées dès le printemps, étaient fos, ou le jaï sur l’étang…et je me souviens que déjà, certains jours, pas forcément jour de mistral, les odeurs dans l’atmosphère étaient intenables à fos.
    je crois que le volonté politique est plutôt surtout de ne rien faire.
    depuis des années la pollution est d’importance, connue, ciblée, et depuis des années les industriels sont capables de la diminuer, mais les coûts seraient d’inportance alors tout le monde, la sécu, l’ars, les politiques, passe à autre chose.
    les habitants de ces endroits crèvent en silence, ça ne dérange personne.
    il y a réellement volonté de nuire.
    merci aux chercheuses de fos-epseal, de produire le enième rapport. ces rapports deviendront sûrement de plus en plus significatifs.

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  3. Piou Piou

    J’ai vraiment du mal à saisir comment une étude “d’épidémiologie populaire” soit une méthode valide scientifiquement……
    Est-ce qu’une étude a été faite selon la même méthode, sur un autre territoire, pour pouvoir comparer ?

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    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que DES études ont été menées au fil des ans, en d’autres parties du monde, avant que la ‘méthode’ ait ‘droit de cité’ à l’échelon universitaire. Après, si l’ARS est opposée à la méthodologie et conteste les conclusions de l’étude, il lui est facile de répondre en fournissant les ‘faits chiffrés’ qui démentent cette ‘sensation’ de malaise.

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  4. AlabArque AlabArque

    Comme le remarque très justement Richard Mouren, il suffirait que l’ARS fasse tourner un outil statistique ‘de base’ pour établir que ‘NON, les prescriptions médicales démontrent bien que l’asthme n’est pas plus fréquent dans ce secteur que dans (par exemple) celui de la Sainte-Baume’ – et que ‘les maladies auto-immunes ne sont PAS plus fréquentes que n’importe où’, et que (etc). Les chiffres SONT effectivement recueillis, pourquoi ne pas les communiquer et en faire état ? serait-ce parce que les ‘données chiffrées’ ne contredisent pas les conclusions de l’enquête ‘épidémiologie populaire’ ? c’est ça qui serait fâcheux …

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  5. Olivier Devaud Olivier Devaud

    “L’épidémiologie populaire” n’est pas une méthode scientifique reconnue car emprunte de nombreux biais (biais de sélection car seules les personnes volontaires répondent, effet nocebo, …).
    Elle est en effet née aux États-Unis d’une initiative de citoyens vivant autour d’un site contaminé et cherchant à expliquer l’origine de leucémies infantiles.
    Dès qu’on cherche à démontrer le lien de causalité entre deux faits, il faut impérativement utiliser une méthode rigoureuse en se basant sur des données indiscutables.
    L’épidémiologie populaire tient plus de l’activisme que de la science.
    Je vous encourage la lecture de cet article qui donne quelques notions sur cette “méthode” :
    https://www.dicopart.fr/fr/dico/epidemiologie-populaire

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    • catherine catherine

      Certes… Il n’empêche que les données scientifiques et statistiques relatives aux maladies et aux morts liées à la pollution des industries autour de l’étang de Berre restent cachées, secrètes, éparpillées… voir le très pertinent documentaire diffusé en 2019 sur France3 dans la collection Infrarouge « Fos, les révoltés de la pollution ». En 2018, une plainte collective au pénal a été déposée pour mise en danger de la vie d’autrui…

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  6. Emmanuelle Emmanuelle

    Rien de neuf sous le soleil. Scientifique or not scientifique… Ça fait bien marrer ce débat ! Je fais toutes les semaines la route Istres-Port Saint Louis, pas besoin d’avoir inventé la machine à courber les bananes pour comprendre que services de l’Etat, autorités sanitaires et élus locaux bien pourris n’en ont rien à f…. A part empocher le fric.

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