Une école privée de Saint-Marguerite prend ses aises avec le code de l’urbanisme

Enquête
le 3 Oct 2018
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Installée depuis 2012 dans une ancienne bastide de Sainte-Marguerite, l'école Bnei Azar multiplie les travaux en infraction avec le code de l'urbanisme. Dernière entorse : la construction d'un bâtiment de deux étages en lieu et place d'un préau. Après plusieurs procès-verbaux, le propriétaire de l'école devra répondre de ces infractions devant le tribunal.

Au premier plan, "le préau" de l'école Bnei Azar.
Au premier plan, "le préau" de l'école Bnei Azar.

Au premier plan, "le préau" de l'école Bnei Azar.

Depuis sa fenêtre de l'Armandière, Robert Brun a une vue imprenable sur l'école Bnei Azar qui occupe le site d'une ancienne bastide au nom voisin d'Armande. L'établissement confessionnel juif déjà présent boulevard Michelet s'est installé là en 2012 en transformant l'ancienne villa cossue en établissement scolaire. Et depuis l'école, ou plutôt la SCI l'Armande, propriétaire du terrain, multiplie les infractions au code de l'urbanisme. La dernière en date trône sous les yeux de Robert Brun. Sur le permis de construire affiché, il s'agit d'un "préau". Les guillemets sont de rigueur car, outre un toit à deux pentes, garni de tuiles romaines, l'édifice comprend quatre murs, deux étages, et ce qui s'apparente à un escalier de secours à l'arrière.

"Préau" à étages

"Cela a commencé en 2015 par une excavation de plusieurs mètres qui a nécessité l'abattage d'arbres dont certains étaient de fort beaux spécimens, explique le riverain. Ils ont ensuite fait monter des murs bien au-delà de ce que prévoyait le permis de construire". Furieux de voir que ce "préau" nécessitait des travaux d'une telle ampleur, Robert Brun a pris des photos quotidiennes pour alerter par mail les services d'urbanisme et l'adjointe en charge de cette délégation, Laure-Agnès Caradec.

Cette dernière était loin de découvrir l'affaire. En effet, ses services connaissent fort bien le lieu puisqu'ils viennent y dresser des procès-verbaux depuis cinq ans. À chaque fois, les infractions constatées donnent lieu à des transmissions au procureur de la République. La dernière visite date du 11 juillet. L'agent du service d'urbanisme y est venu constater que les travaux avaient continué alors qu'ils sont frappés d'un arrêté interruptif depuis 2015. Date à laquelle les services de l'urbanisme ont découvert l'édification d'un bâtiment de plusieurs niveaux en lieu et place du préau prévu.

Longue suite d'infractions

Depuis 2012, l'installation de cette école n'est qu'une longue suite d'infractions. Le terrain est le domaine d'une ancienne bastide, propriété de longues années de la famille De Leusse. Ses héritiers ont scindé en deux la propriété familiale et l'on vendue à des promoteurs qui y ont édifié la copropriété où vivent Robert Brun et certains descendants de la famille. L'autre partie où est sise la bastide est restée . . .

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Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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18 commentaires


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  1. PromeneurIndigné

    Alexandre est un prénom qui devient difficile à porter

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  2. Manipulite

    Une justice bien léthargique…

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  3. Electeur du 8e ©

    Les magouilles immobilières à Marseille, y en Ammar !

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  4. Germanicus33

    Quelle arrogance. Les règles de l’urbanisme sont les mêmes pour tous. Ils doivent démolir et replanter !

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  5. Regard Neutre

    des constructions sans permis, »Tout le monde » le fait à Marseille, pourquoi ne le feraient-il pas aussi… Le temps est un allié de la prescription et e l…

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  6. Regard Neutre

    Des constructions sans permis, ”Tout le monde” le fait à Marseille,—dixit une élue marseillaise— pourquoi ne le feraient-ils pas aussi… Le temps est un allié de la prescription et de la régularisation.

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  7. LaPlaine _

    Je suis partagé entre le rire sarcastique et le dégoût profond, je crois que je vais choisir le moins douloureux. Quels bonheur ces commentaires, heureusement qu’ils existent la vie est moins pénible. Madame Caradec que d’aucuns présentent comme un esprit éclairé montre bien là toutes les limites de son « investissement ».

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  8. Tarama

    Comment, alors que les faits sont connus et constatés officiellement depuis plus de 4 ans, la justice peut-elle rester inactive face à ça ?…

    Par ailleurs, les établissements de ces personnes, visiblement complètement parano, se transforme en camps retranchés (et ce au détriment des règles d’urbanisme également).

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  9. Voyageur

    « photos quotidiennes pour alerter par mail les services d’urbanisme et l’adjointe en charge de cette délégation, Laure-Agnès Caradec. »
    Et la construction se poursuit.
    C’est qu’il ne faudrait pas contrarier des électeurs potentiels.

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  10. barbapapa

    Ah dur l’accord du participe passé au présent féminin pluriel !
    Son fils Alexandre est décrit comme maître d’ouvrage sur l’ensemble des documents d’urbanisme que nous avons pu consultées.

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    • Electeur du 8e ©

      Ca fait mal aux yeux. Prochain recrutement de Marsactu : un correcteur 😉

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    • LN

      Ah ! On voit les puristes, j’adore. Bon ben moi je veux bien poser candidature, je suis dingue du Becherel et du Bled !

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    • Electeur du 8e ©

      J’insiste. Sérieusement, Benoît Gilles, mieux vaudrait écrire « que nous avons pu consultER »…

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    • Electeur du 8e ©

      Et, pour @LN : on écrit « Bescherelle » 😉

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    • LN

      Oh la bourde…. L’erreur….. La honte….
      Total discrédit.

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  11. Dark Vador

    Voilà des gens qui se mettent volontairement hors la loi et qui pensent se dédouaner en se plaignant des agissements d’un « riverain bien connu »… Celui-ci doit avoir beaucoup d’entregent et d’influence… Benoît, menez l’enquête!

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  12. Zumbi

    « L’EDUSCOL a fait réaliser un diagnostic particulier des lieux »… voilà un propos qui me laisse rêveur. Eduscol jusqu’à nouvel ordre est connu comme un portail d’informations de l’Éducation Nationale ce que savent les professionnels.
    Mais on peut bien avoir un rapport fantaisiste à ce qu’on écrit lorsqu’on a un rapport si fantaisiste à loi : l’école s’estime dans son bon droit en ayant construit un édifice sans permis que – ô scandale – la Mairie n’a pas régularisé après coup ! Doit-on comprendre que ce sont les pratiques courantes de MM. Ammar ? En tout cas dans ce domaine comme dans d’autres l' »antiterrorisme » est un bon prétexte pour déroger à la légalité.
    Au fait, puisque votre ancien article rejoint la réalité actuelle la plus sinistre, comment s’est terminée l’affaire de leur taudis au rendement de 8% https://marsactu.fr/les-freres-ammar-jouent-au-bonneteau-avec-un-taudis-de-belsunce/

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