La Ville de Marseille régularise les travaux sans permis de son adjoint au patrimoine

Actualité
le 10 Juil 2018
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L'adjoint au patrimoine André Malrait a entrepris des travaux d'agrandissement de sa villa des hauts de Breteuil alors que sa demande de permis était toujours en cours d'instruction. Si celle-ci a finalement été rejetée, la Ville lui en a accordée une nouvelle, en bonne et due forme.

« Vous pensez que je suis le seul à Marseille ? Vous pensez que cela méritait deux pages dans les journaux ? C’est uniquement pour faire chier. Mais, de toute façon, continuez, écrivez ce que vous voulez, vous écrivez que du mal. » Avec un geste de colère, André Malrait met ainsi fin à la conversation avec les journalistes de La Marseillaise et de Marsactu qui l’interrogeaient conjointement à la sortie du dernier conseil municipal, le 25 juin dernier. L’élu au patrimoine cesse là ses justifications, mais pas les travaux sur sa propriété.

Confirmant les témoignages de riverains des hauts de la rue Breteuil et les constatations de La Marseillaise, Marsactu a pu admirer (de l’extérieur) la finition des enduits. La bâtisse n’attend plus que les peintures extérieures. Si les travaux ont ainsi connu une brusque accélération, après des mois de chantier sans permis valide (lire notre article), c’est que l’élu a reçu une bonne nouvelle de la part des services de sa collègue Laure-Agnès Caradec. Depuis la semaine dernière, il bénéficie d’un permis en bonne et due forme.

Instruction rapide

« Le premier permis est resté sans suite, indique l’élue à l’urbanisme à Marsactu. Un second permis a été instruit et délivré conformément aux règles d’urbanisme la semaine dernière. » Cela recoupe en partie les indications données par courrier, à Jean-Philippe Bianchi, un riverain, particulièrement excédé par ce qu’il considère être un passe-droit.

Les services d’urbanisme faisaient état d’un rejet du permis « en date du 9 juin 2018 », soit quelques jours après la parution des articles de presse puis d’un nouveau permis déposé « et actuellement en cours ». Un cours qu’il fallait donc lire comme celui de la validité et non pas de l’instruction. Laquelle a pris moins d’un mois entre le rejet du premier permis et la validation du second.

Ce dernier n’a pas donné lieu à l’affichage obligatoire auquel doit se soumettre les propriétaires qui réalisent les travaux et quoi qu’en pense André Malrait lui-même. Ni côté Breteuil, ni dans la petite impasse qui enserre l’îlot, ni du côté boulevard Gaston-Crémieux où donne sa résidence.

L’absence d’affichage figurait sur la liste des infractions constatées par les services de l’urbanisme et qui, selon l’élue, font l’objet d’un procès-verbal en cours d’instruction « avant transmission au parquet ». Pour l’heure, il est difficile de savoir ce que ce dernier fera du dossier Malrait.

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