Bras armé de la politique immobilière de la Ville, la Sogima a des crampes sociales
Gestionnaire de près de 7000 logements et 100 000 m² de bureaux, la Sogima prépare un plan de départs volontaires touchant un quart des effectifs. Les syndicats dénoncent la responsabilité des actionnaires, dont la Ville de Marseille, qui a touché 150 millions d'euros en dix ans en lui vendant du patrimoine.
Rassemblement du personnel devant le siège de la Sogima, place du 4 septembre.
Douche froide à la Sogima, société d'économie mixte de la Ville de Marseille. Lundi, la direction a présenté au comité d'entreprise un plan de 40 suppressions de postes, un quart des effectifs, dans le cadre d'un plan de départ volontaire, justifiée par la situation économique de l'entreprise. "Cela fait des années que l'on entend dire que l'on perd beaucoup d'argent, mais on ne s'attendait pas à une telle saignée", s'étonne Jérôme Aubert, délégué CGT, au sortir d'une assemblée générale ce jeudi. Un appel à la grève est lancé ce vendredi. "Nous allons demander à être reçus par la direction. La Ville, ce sera peut-être la prochaine étape", ajoute-t-il.
Le cadre de ces déclarations, la façade flambant neuve du siège de la Sogima, qu'elle a elle-même bâti, contraste avec l'état de la société. En 2014, le patron de l'époque Pierre Ciccotto et le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin inauguraient l'opération Tasso, à deux pas de la place du 4 septembre. Pensée en étroite collaboration avec la Ville de Marseille, le programme mêlait un stade, 400 places de parking, un supermarché, des logements, une micro-crèche et 2400 m² de bureaux, où la Sogima s'est installée.
Silence de la mairie
Actionnaire à 44 % de la Sogima aux côtés d'Habitat en région services (HRS, groupe Banque populaire-Caisse d'épargne), la collectivité se refuse pourtant à tout commentaire. Selon nos informations les cinq élus représentants la ville de Marseille au conseil de surveillance - dont trois de la majorité municipale - n'ont pas tiqué lors de la présentation du plan, mardi. Pendant ce temps, deux membres, le président d'honneur Jean Fonkenell et l . . .
Un vrai cas d’école :
– Gestion contrainte par les choix politiques de la ville.
– Mélange des genre (Promoteur Immobilier / Logeur social)
– Siège flambant neuf malgré les difficultés économiques.
– Jetons de présence bien gratifié.
– Externalisation des services par effet de mode.
– Des représentants du personnel poussé vers la sortie.
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Bien sûr, modèle de gestion à la mode : privatisation des services, suppressions d’emplois, dépenses pharaoniques et parachutes dorés pour les les rats qui quittent le navire !
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