Procès McDonald’s : le tribunal devra statuer sans avoir entendu les repreneurs
Ce lundi, le tribunal de grande instance examinait le recours du comité d'entreprise de six restaurants McDonald's contre le projet de cession. Cruciale pour l'avancée du dossier, l'audience a vu l'avocat de l'actuel franchisé défendre le sérieux des repreneurs, qui étaient absents.
"On est content de voir tous ces soutiens." Devant le tribunal de grande instance de Marseille, nombre d'associations, syndicats et représentants politiques étaient présents ce lundi pour assister au "procès McDo". De quoi rassurer les dizaines de salariés des six fast-food des Bouches-du-Rhône concernés par le projet de reprise qu'ils jugent être "un plan de licenciement déguisé". Dans la petite salle d'audience, il y avait trop de monde pour que chacun puisse y trouver une place. Les futurs repreneurs, non convoqués par la justice, faisaient eux figure de grands absents.
Il y a un mois, ce même tribunal avait accepté de suspendre la vente, le temps de trancher les questions soulevées par le comité d'entreprise et les salariés. Si les plaidoiries ont largement porté sur la forme du dossier, une grande partie de l'audience a été consacrée au fond de cette affaire. Ralph Blindauer, avocat des salariés, a dénoncé un projet de cession "qui n'est autre qu'un moyen de se débarrasser d'un restaurant fer de lance de la contestation . . .
Vous avez déjà vu un fantôme reprendre une entreprise, vous ? Ou est-ce la blancheur du linceul qui est bien commode pour jeter un voile pudique sur ce qui se trame derrière?
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