Pour sauver l’étang de Berre, l’Europe suggère d’irriguer le privé

Décryptage
le 18 Juil 2024
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Ce mardi, un comité stratégique de sauvegarde de l'étang de Berre a réuni en préfecture les acteurs locaux concernés par le sujet. Une réunion qui a tourné autour de la question de la dérivation de l'eau douce déversée par EDF. Et du financement de cette solution au coût astronomique.

Plage de Saint-Chamas, au bord de l'étang de Berre. (Photo : CV)
Plage de Saint-Chamas, au bord de l'étang de Berre. (Photo : CV)

Plage de Saint-Chamas, au bord de l'étang de Berre. (Photo : CV)

Il faut sauver l'étang de Berre. Le constat est unanime depuis plusieurs décennies. L'origine principale des dégâts subis par cet écosystème est également connue de tous. Pour que le vivant reprenne ses droits dans la plus grande lagune d'Europe, la centrale EDF hydroélectrique de Saint-Chamas doit arrêter d'y rejeter de l'eau douce de la Durance. Ou au moins, réduire ces rejets. Outre la réouverture du tunnel du Rove, qui permettrait de relier l'étang à la mer et lui offrirait ainsi une légère respiration (lire encadré au bas de l'article), la solution de la dérivation du canal EDF hors de l'étang revient une nouvelle fois sur la table. Reste à savoir vers où, et surtout, comment financer ces travaux pharaoniques, estimés entre un et deux milliards d'euros.

Ce mardi 16 juillet, un comité stratégique a réuni une cinquantaine d'acteurs locaux en préfecture pour évoquer le sujet. Étaient présents autour de la table les représentants de l'État, des collectivités locales, des communes du pourtour de l'étang, du Gipreb (le syndicat mixte pour la réhabilitation de l'étang de Berre), des associations de défense de l'environnement, du Grand port maritime de Marseille, de la Chambre . . .

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Violette Artaud

Commentaires

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4 commentaires


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  1. barbapapa

    Il faut écouter Stéphane Coppey, c’est le sage de l’histoire !
    Autre intervenant dans l’Etang, sans subventions, Pascal Bazile et ses projets Zorro et autres de réimplantations d’algues et huitres plates. Et ça marche !
    https://souslasurfacedeletang.home.blog/

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    • Richard Mouren

      Merci de rappeler Zorro, ce projet remarquable d’expérimentations de réimplantation de flore sous-marine. LE PROBLÈME PRIMORDIAL pour la survie biologique de la mer de Berre est la centrale de St Chamas et ses rejets massifs d’eau douce (mise en service en 1966). Dès que le projet en a été divulgué au mitan des Trente Glorieuses, une opposition farouche s’est constituée de riverains, de pêcheurs, de plaisanciers et de ce que l’on appelait pas encore des écologistes mais des utopistes emmerdeurs (il a fallu attendre 1974 « le fada » René Dumont et son verre d’eau). Opposition balayée d’un revers de main par la morgue gaullienne. Pour éviter un manque à gagner pour EDF en cas d’arrêt de la centrale qui fonctionne déjà saisonnièrement au ralenti, des sommes gigantesques devront être engagées par la collectivité. Bel exemple de socialisation des risques et de privatisation des gains.

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    • Marc13016

      Il semble que ce manque à gagner, en cas d’arrêt ou de ralentissement de la centrale, est raisonnable : elle produit 200 Millions de kilowatt-heure par an, ai-je lu. à 0,02€ le Kilowatt-heure (prix de vente confortable), ça nous fait 4 M€ par an, si je calcule bien.
      Pas de quoi mettre EDF en faillite. (d’autant qu’il faut comparer au coût induit par la pollution actuelle de l’étang).
      Donc : stoppons ou limitons la centrale, et laissons l’eau suivre son cours dans la Durance. Les agriculteurs seront sûrement ravi de pouvoir puiser cette eau pour faire pousser leurs melons et leurs cerises vers cavaillon, quand il fera 50° l’été …

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  2. Bernard Honorat

    Tout l’est des BdR manque d’eau pourquoi ne pas réinjecter cette eau dans le canal de Provence et raccorder plus de communes. Les vallées de l’huveaune et de l’arc manquent d’eau. Pourquoi ne pas remplir les nappes phréatiques avec cette eau?

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